d Des unions mutualistes de groupe dĂ©finies au prĂ©sent article, des sociĂ©tĂ©s de groupe d'assurance mutuelle dĂ©finies Ă  l'article L. 322-1-3 du code des assurances, ou des sociĂ©tĂ©s de groupe assurantiel de protection sociale dĂ©finies Ă  l'article L. 931-2-2 du code de la sĂ©curitĂ© sociale ; L’assurance dommage-ouvrage DO est souvent prĂ©sentĂ©e comme une assurance de prĂ©-financement. SchĂ©matiquement, l’assureur DO indemnise le maĂźtre d’ouvrage puis se retourne ensuite contre les locateurs d’ouvrage responsables et leurs assureurs respectifs. L’objectif est d’offrir au maĂźtre d’ouvrage une indemnisation plus rapide avec des dĂ©lais encadrĂ©s J60, J90
. La subrogation est donc un Ă©lĂ©ment clĂ© dans le systĂšme de l’assurance dommage ouvrage et c’est ainsi que l’alinĂ©a 1er de l’article L. 121-12 du Code des assurances Ă©nonce que L’assureur qui a payĂ© l’indemnitĂ© d’assurance est subrogĂ©, jusqu’à concurrence de cette indemnitĂ©, dans les droits et actions de l’assurĂ© contre les tiers qui, par leur fait, ont causĂ© le dommage ayant donnĂ© lieu Ă  la responsabilitĂ© de l’assureur . Par l’effet de la subrogation, l’assureur DO se retrouve Ă  la place du maĂźtre d’ouvrage, avec les mĂȘmes droits
 et les mĂȘmes limites, puisque le subrogĂ© ne peut avoir plus de droits que le subrogeant. Ainsi, l’assureur DO pourra se voir opposer par les locateurs d’ouvrage et leurs assureurs la prescription dĂ©cennale. Il est donc tributaire de la situation dans laquelle le maĂźtre d’ouvrage le placera, raison pour laquelle il est important que le maĂźtre d’ouvrage ne compromette pas les chances de recours de l’assureur DO. L’alinĂ©a 2 de l’article L. 121-12 du Code des assurances prĂ©cise que L’assureur peut ĂȘtre dĂ©chargĂ©, en tout ou en partie, de sa responsabilitĂ© envers l’assurĂ©, quand la subrogation ne peut plus, par le fait de l’assurĂ©, s’opĂ©rer en faveur de l’assureur » Il s’agit de l’exception de subrogation. Par ailleurs, en parfaite transparence, l’annexe II, B, 4° Ă  l’article A. 243-1 du Code des assurances clauses-types indique L’assureur est tenu de notifier Ă  l’assurĂ©, pour l’information de celui-ci, la position dĂ©finitive que, sur le vu du rapport complĂ©mentaire, il estime devoir prendre en ce qui concerne l’exercice du droit de subrogation ouvert Ă  son profit par l’article L. 121-12 . S’est donc posĂ©e la question de savoir si le dĂ©faut d’indication par l’assureur, dans son courrier de refus de garantie, des dispositions Ă  l’exercice de son recours subrogatoire prive ensuite l’assureur DO de la possibilitĂ© d’invoquer l’exception de subrogation. En l’espĂšce, sur le strict plan factuel, il convient de retenir que Madame D. a fait construire une maison individuelle et a souscrit dans ce cadre une assurance DO auprĂšs de la MAF L’entreprise chargĂ©e des travaux ne les ayant pas achevĂ©s, une rĂ©ception tacite est intervenue le 8 FĂ©vrier 2004 Par un courrier en date du 26 DĂ©cembre 2011, Madame D. a dĂ©clarĂ© Ă  la MAF, assureur DO, un sinistre concernant des infiltrations d’eau au rez-de-jardin et au rez-de-chaussĂ©e de l’habitation Cette dĂ©claration a Ă©tĂ© complĂ©tĂ©e par des prĂ©cisions le 10 Janvier 2012 La MAF a notifiĂ© un refus de garantie par lettres des 12 Mars 2012 et 17 Juillet 2012 aprĂšs avoir, par assignation en rĂ©fĂ©rĂ© du 11 mars 2014, sollicitĂ© l’organisation d’une expertise, Mme D. a assignĂ© la MAF en indemnisation de prĂ©judices matĂ©riels et d’un trouble de jouissance. Devant la Cour d’appel de PARIS, la MAF a reprochĂ© Ă  Madame D. de l’avoir assignĂ©e le 11 mars 2014 alors que la garantie dĂ©cennale Ă©tait expirĂ©e depuis le 8 fĂ©vrier prĂ©cĂ©dent, ce qui l’aurait ainsi empĂȘchĂ©e ensuite d’exercer ses recours subrogatoires Ă  l’encontre des locateurs d’ouvrage et de leurs assureurs tels que prĂ©vus par l’article L. 121-12 du code des assurances, pour invoquer l’exception de subrogation. Par un arrĂȘt en date du 14 FĂ©vrier 2018, la Cour d’appel de PARIS a rejetĂ© ce moyen Ă  double titre. D’une part, elle a estimĂ© que il incombait Ă  la MAF en sa qualitĂ© d’assureur dommages-ouvrage et par application de l’article A 243-1 du code des assurances en son annexe II, B, 4° relatives aux clauses types applicables aux contrats d’assurance de dommages-ouvrage de notifier Ă  l’assurĂ© pour l’information de celui-ci la position dĂ©finitive que, sur le vu du rapport complĂ©mentaire, il estime devoir prendre en ce qui concerne l’exercice du droit de subrogation ouvert Ă  son profit par l’article L. 121-12 ». ni dans sa lettre du 12 mars 2012 ni dans celle du 17 juillet 2012 oĂč elle a refusĂ© sa garantie, la MAF n’a Ă©voquĂ© les dispositions de l’article L. 121-12 du code des assurances de sorte qu’en violation de ses obligations prĂ©vues par ce texte, elle n’a jamais attirĂ© l’attention de son assurĂ© sur son recours subrogatoire et ne saurait dĂšs lors lui reprocher de l’avoir empĂȘchĂ© de l’exercer. dans ces conditions, la MAF ne rapportant pas la preuve de la faute commise par Mme D. gĂ©nĂ©ratrice de son prĂ©judice, le jugement est confirmĂ© en ce qu’il a rejetĂ© l’exception de subrogation qu’elle soulĂšve et d’autre part, a considĂ©rĂ© que Compte tenu de la date de dĂ©livrance de l’assignation en rĂ©fĂ©rĂ© au-delĂ  de la garantie dĂ©cennale, la MAF s’est trouvĂ©e dans l’impossibilitĂ© d’interrompre le dĂ©lai de prescription Ă  l’égard des locateurs d’ouvrage ou leurs assureurs et d’exercer utilement ses recours Ă  leur encontre. Toutefois, le simple fait pour Mme D. d’assigner l’assureur dommages-ouvrage au-delĂ  du dĂ©lai de 10 ans, mais bien dans le dĂ©lai de deux ans prĂ©vu Ă  l’article 114-1 du code des assurance le privant de toute action rĂ©cursoire contre le locateur d’ouvrage et/ou l’assureur de responsabilitĂ©, ne suffit pas Ă  caractĂ©riser la faute de cette derniĂšre, et ce mĂȘme si elle disposait du temps nĂ©cessaire pour le faire dans ce dĂ©lai. A l’appui de son pourvoi, la MAF a notamment fait valoir que l’assureur dommages-ouvrage qui dĂ©nie sa garantie n’a pas vocation Ă  ĂȘtre subrogĂ© dans les droits du maĂźtre d’ouvrage, et n’est donc pas tenu de rappeler Ă  l’assurĂ©, quand il lui notifie son refus de garantie, la position qu’il prend en ce qui concerne l’exercice du droit de subrogation. Par son arrĂȘt publiĂ© du 11 Juillet 2019 Civ. 3Ăšme, 11 Juillet 2019, 11 juillet 2019, pourvoi n°18-17433, la Cour de cassation va suivre le moyen du pourvoi et cassĂ© l’arrĂȘt de la Cour d’appel de PARIS sous le visa de l’article L. 121-12 du code des assurances et de l’annexe II B 4° Ă  l’article A. 243-1 du mĂȘme code, en retenant que l’assureur dommages-ouvrage qui dĂ©nie sa garantie n’est pas tenu de rappeler Ă  l’assurĂ©, quand il lui notifie son refus de garantie, la position qu’il prend en ce qui concerne l’exercice du droit de subrogation . La Cour d’appel de PARIS avait donc ajoutĂ© une obligation Ă  celles incombant dĂ©jĂ  aux assureurs DO. Cet arrĂȘt rappelle la nĂ©cessitĂ© pour le maĂźtre d’ouvrage de faire preuve de diligences suffisantes pour prĂ©server les intĂ©rĂȘts de l’assureur DO, faute de quoi il risque d’ĂȘtre privĂ© de toute garantie. La Cour de cassation avait dĂ©jĂ  rappelĂ© par un arrĂȘt du 8 FĂ©vrier 2018 Civ. 3Ăšme, 8 FĂ©vrier 2018, pourvoi n° 17-10010 que ce n’est pas parce que l’assurĂ© dispose d’un dĂ©lai de 2 ans pour dĂ©clarer un sinistre Ă  compter de sa manifestation, qu’il ne doit pas veiller Ă  faire preuve de diligences pour prĂ©server le recours subrogatoire de l’assureur DO, avant de valider l’arrĂȘt de la Cour d’appel rejetant les demandes de l’assurĂ© Mais attendu qu’ayant retenu exactement que le fait que les sociĂ©tĂ©s Dilisco et NatiocrĂ©dimurs pussent utilement dĂ©clarer un sinistre dans les deux ans de sa rĂ©vĂ©lation ne les dispensait pas de respecter l’obligation de diligence que sanctionne l’article L. 121-12 du code des assurances et souverainement qu’elles avaient, par leur retard apportĂ© dans leurs dĂ©clarations de sinistre, interdit Ă  l’assureur dommages-ouvrage d’exercer un recours Ă  l’encontre des constructeurs et de leurs assureurs, toute action Ă  leur encontre Ă©tant forclose faute de dĂ©nonciation des dĂ©sordres dans le dĂ©lai dĂ©cennal, la cour d’appel, qui n’était pas tenue de suivre les parties dans le dĂ©tail de leur argumentation, a dĂ©duit Ă  bon droit de ces seuls motifs que les demandes des sociĂ©tĂ©s Dilisco et NatiocrĂ©dimurs devaient ĂȘtre rejetĂ©es » L’assureur DO doit cependant rester vigilant dans l’instruction de son dossier car faute de respecter le dĂ©lai de 60 jours Ă©dictĂ© par l’article L. 242-1 du Code des assurances, il sera privĂ© du droit Ă  invoquer l’exception de subrogation Civ. 1Ăšre, 10 DĂ©cembre 2002, pourvoi n° 00-11125.
ArticleL121-12 du Code des assurances - L'assureur qui a payĂ© l'indemnitĂ© d'assurance est subrogĂ©, jusqu'Ă  concurrence de cette indemnitĂ©, dans les droits et actions de l'assurĂ© contre les tiers qui, par leur fait, ont causĂ© le dommage ayant donnĂ© lieu Ă  la responsabilitĂ© de l'assureur. L'assureur peut ĂȘtre

La dĂ©cision de la semaineLA SUBROGATION LÉGALE N'EXCLUT PAS LA CONVENTION La subrogation lĂ©gale de l'assureur contre le tiers responsable, instituĂ©e par l'article L. 121-12 du code des assurances et qui n'est pas impĂ©rative, n'exclut pas l'Ă©ventualitĂ© d'une subrogation faitsLe 29 juin 1987, une sociĂ©tĂ© civile immobiliĂšre donne Ă  bail des locaux commerciaux Ă  un couple qui s'engage Ă  garantir le paiement des loyers et charges impayĂ©s en cas de cession du bail Ă  un tiers. Les Ă©poux cĂšdent leurs fonds de commerce Ă  un autre couple, qui lui-mĂȘme le revend ensuite Ă  une personne qui ne respecte pas les obligations contractuelles de la location. Le bail est rĂ©siliĂ©. Le second couple est condamnĂ© Ă  supporter la dette locative solidairement avec le dernier locataire. Celui-ci est mis en liquidation judiciaire. Un assureur indemnise le bailleur en vertu d'une police garantissant les impayĂ©s locatifs. SubrogĂ© dans les droits du bailleur, il assigne le second couple en paiement des sommes qu'il a dĂ©cisionLa cour d'appel de Caen dĂ©boute l'assureur. Elle relĂšve que la seule subrogation lĂ©gale dont l'assureur bĂ©nĂ©ficie est celle de l'article L. 121-12 du code des assurances, Ă  l'exclusion de celle prĂ©vue Ă  l'article 1251 du code civil. Cette subrogation est limitĂ©e Ă  son recours Ă  l'encontre du tiers qui, par son fait, a causĂ© le dommage ayant donnĂ© lieu Ă  la responsabilitĂ© de l'assureur. En l'espĂšce, le tiers responsable du sinistre est le locataire dĂ©faillant. Les cautions ne sont pas responsables de cet Ă©tat de fait. Elles ne peuvent donc ĂȘtre poursuivies sur le fondement de la subrogation lĂ©gale. L'arrĂȘt est cassĂ© sur pourvoi de l'assureur pour violation de l'article 1251 du code civil par refus d'application. L'assureur ayant acquittĂ© la dette de loyers Ă©tait nĂ©cessairement subrogĂ© dans les droits du bailleur contre le locataire et ses garants solidaires.Cass., 1re ch. civile, 29 avril 2003, n° 545 F-D ; Mutuelles du Mans assurances contre Chesnel.> CommentaireEn application de l'article 1251 du code civil qui dispose que " celui qui, tenu pour d'autres au paiement de la dette, l'a acquittĂ©e est subrogĂ© dans tous les droits et actions du crĂ©ancier ". L'assureur ayant acquittĂ© la dette de loyers Ă©tait donc nĂ©cessairement subrogĂ© dans les droits du propriĂ©taire contre le locataire et ses garants, qui s'Ă©taient engagĂ©s solidairement au paiement des loyers. L'assureur ne pouvait pas bĂ©nĂ©ficier de la subrogation lĂ©gale rĂ©sultant de l'article L. 121-12 du code des assurances. Il pouvait en revanche invoquer les dispositions de l'article 1251 pour obtenir la subrogation. Le texte du code des assurances n'est pas d'ordre public. La subrogation de l'assureur peut rĂ©sulter d'une convention et d'amĂ©nagements DE PRÊTE-NOMLes faitsEn 1996, une sociĂ©tĂ© commande un lot de chaussures dont l'acheminement a Ă©tĂ© confiĂ© Ă  un commissionnaire de transport. Au lieu de destination, le 24 janvier 1997, il est constatĂ© des manquants. IndemnisĂ©e par son assureur, sous rĂ©serve de la franchise contractuelle, la sociĂ©tĂ© subroge son courtier dans tous ses droits et actions, l'autorisant notamment Ă  percevoir en ses lieu et place le montant de la franchise restĂ©e Ă  sa charge. La sociĂ©tĂ© assigne le 21 novembre 1997 le commissionnaire de transport. Le courtier intervient volontairement Ă  l'instance le 10 juillet dĂ©cisionLa cour d'appel de Rennes dĂ©clare la sociĂ©tĂ© et son courtier irrecevables en leurs demandes. L'assurĂ© qui, aprĂšs avoir Ă©tĂ© indemnisĂ©, a subrogĂ© son assureur dans ses droits, n'a plus qualitĂ© pour agir contre le responsable et ne peut, sauf convention expresse ou tacite l'y habilitant, agir pour son assureur en justice. Pour dĂ©clarer irrecevable la demande de l'assurĂ© en paiement du montant de la franchise, elle Ă©nonce que si celle-ci n'a pu faire l'objet de la subrogation consentie, du moins l'assurĂ© a-t-il renoncĂ© Ă  la percevoir au profit de son courtier, de sorte qu'il n'avait plus aucun intĂ©rĂȘt Ă  agir au titre du sinistre. Le pourvoi en cassation du courtier est rejetĂ© dans sa premiĂšre branche concernant l'action de l'assurĂ© relative au remboursement de l'indemnitĂ© par le tiers responsable. La cour d'appel l'a, Ă  bon droit, dĂ©clarĂ©e irrecevable puisqu'elle a constatĂ© souverainement qu'il n'existait aucun Ă©lĂ©ment permettant de soutenir que l'assurĂ© Ă©tait intervenu comme prĂȘte-nom du courtier, de sorte qu'il n'avait pu agir en ses lieu et place. En revanche, la seconde branche de son pourvoi relative Ă  l'action en recouvrement de la franchise est accueillie par la Cour de cassation. Elle estime qu'il y a eu dĂ©naturation de l'acte de subrogation stipulant que le subrogeant donnait tous pouvoirs Ă  son courtier pour engager et poursuivre toute action rĂ©cursoire aux fins d'obtenir en ses lieu et place l'indemnisation des chefs de prĂ©judice qui n'ont pas Ă©tĂ© rĂ©parĂ©s par l'assureur, notamment le montant de la franchise restĂ©e Ă  sa charge.Cass., 1re ch. civile, 4 fĂ©vrier 2003, n° 171 FS-P + B ; Besse et Eram contre Scac et autres.> COMMENTAIREL'assurĂ© qui subroge son assureur dans ses droits et actions Ă  la suite du paiement d'une indemnitĂ© rĂ©parant le dommage qu'il a subi perd tout droit Ă  agir contre le responsable. Seul l'assureur peut exercer ce recours, Ă  moins qu'il l'habilite Ă  agir en ses lieu et place pour son compte. Par ailleurs, l'assurĂ© peut donner mission Ă  un courtier ou Ă  son assureur d'effectuer le recouvrement de la franchise restĂ©e Ă  sa charge sous rĂ©serve qu'il la lui reverse. Le fait qu'il ait subrogĂ© l'assureur pour qu'il exerce un recours en remboursement de l'indemnitĂ© versĂ©e ne permet pas de conclure qu'il a renoncĂ© Ă  la percevoir et qu'il avait perdu tout intĂ©rĂȘt Ă  RÉTROACTIVE DE LA LOI " ÉVIN "Les faitsUn salariĂ© est entrĂ© le 22 juin 1982 au service d'une sociĂ©tĂ© comme responsable des affaires juridiques et du personnel. En juillet 1989, il est en arrĂȘt de travail, lequel est dĂ©clarĂ© le 6 septembre 1989 Ă  une institution de prĂ©voyance auprĂšs de laquelle l'employeur a souscrit un contrat de prĂ©voyance au profit de son personnel. AprĂšs un dĂ©lai de carence de trois mois prĂ©vu au contrat, l'assureur a pris en charge l'arrĂȘt de travail du salariĂ© jusqu'Ă  sa mise en retraite pour raison de santĂ© intervenue le 1er septembre 1991. Le contrat de l'institution de prĂ©voyance est rĂ©siliĂ© Ă  effet du 31 dĂ©cembre 1989 et remplacĂ© le 1er janvier 1990 par un contrat souscrit auprĂšs d'une autre compagnie. Le 1er septembre 1991, le salariĂ© est classĂ© par la SĂ©curitĂ© sociale en invaliditĂ© de premiĂšre catĂ©gorie. Il a Ă©tĂ© examinĂ© par un mĂ©decin expert de l'institution qui lui a allouĂ© une rente Ă  partir du 1er septembre 1991 calculĂ©e sur un taux d'invaliditĂ© fixĂ© Ă  50/60. Le salariĂ© s'estime lĂ©sĂ© par le calcul erronĂ© de la rente par rapport aux clauses du contrat. De son cĂŽtĂ©, l'institution fait valoir qu'elle n'avait aucune obligation de prendre en charge l'invaliditĂ© comme elle l'a fait, celle-ci Ă©tant survenue aprĂšs la rĂ©siliation du dĂ©cisionLa cour d'appel de Paris relĂšve qu'il n'est pas contestĂ© que le contrat a Ă©tĂ© rĂ©siliĂ© avant la date d'entrĂ©e en application de la loi du 31 dĂ©cembre 1989, dite loi " Évin ". Mais dĂšs lors que l'assureur s'est volontairement soumis Ă  cette loi, qui ne s'appliquait pas, il ne peut en Ă©carter certaines dispositions. Sur le fondement de cette loi et de l'article 1134 du code civil, les prestations liĂ©es Ă  la rĂ©alisation d'un sinistre survenu pendant la pĂ©riode de validitĂ© d'une police d'assurance de groupe ne peuvent ĂȘtre remises en cause par la rĂ©siliation ultĂ©rieure de cette police. La rente invaliditĂ© versĂ©e par l'assureur Ă  l'assurĂ© constitue une prestation diffĂ©rĂ©e de la garantie incapacitĂ© de travail mise en oeuvre pendant la pĂ©riode d'effet du contrat. Le classement en invaliditĂ© ne constitue pas un sinistre distinct mais n'est que la consĂ©quence de la maladie de l'assurĂ© survenue alors que le contrat Ă©tait en cours. La cour d'appel dĂ©cide que la garantie invaliditĂ© telle que prĂ©vue au contrat de l'institution de prĂ©voyance est acquise au salariĂ©. Celle-ci doit verser Ă  l'assurĂ© les prestations invaliditĂ© telles que prĂ©vues par la police, compte tenu notamment de l'indexation de la rente.Paris, 7e ch. section A, 3 dĂ©cembre 2002, RG 2001/8439 ; Just contre ECS, GMC services et IPGM.> COMMENTAIREL'assureur s'est soumis volontairement Ă  la loi " Évin " sur la prĂ©voyance complĂ©mentaire en rĂ©glant un sinistre conformĂ©ment Ă  ce texte. Il avait maintenu le service des indemnitĂ©s journaliĂšres au titre de la maladie au-delĂ  de la rĂ©siliation de son contrat. Par suite, il refuse d'appliquer la loi Ă  l'invaliditĂ© rĂ©sultant de cette maladie, invoquant alors la rĂ©siliation et refusant de tenir compte des clauses de sa police pour effectuer le calcul de la rente. Il se fait rappeler Ă  l'ordre par la cour d'appel qui le condamne Ă  garantir l'invaliditĂ© selon les termes de son contrat pourtant faitsLe souscripteur d'un contrat multirisque garantissant un bĂątiment Ă  usage commercial dĂ©clare un sinistre consĂ©cutif Ă  des actes de vandalisme constatĂ©s le 19 mai 1995. L'assureur dĂ©nie sa garantie en invoquant l'existence de sinistres antĂ©rieurs non portĂ©s Ă  sa dĂ©cisionLa cour d'appel de Bourges dĂ©boute l'assurĂ© de sa demande. Elle considĂšre que la dĂ©claration, le 15 juin 1995 du sinistre du 19 mai 1995 n'Ă©tait certes pas tardive, mais retient que le dĂ©faut de dĂ©claration des sinistres survenus entre 1989 et 1995 avait rendu impossible, pour l'assureur, la vĂ©rification de la consistance des dommages constituant le sinistre dĂ©couvert le 19 mai 1995, seul couvert par la garantie. Cassation sur pourvoi de l'assurĂ©. La dĂ©chĂ©ance de garantie encourue pour des sinistres antĂ©rieurs est sans incidence sur le principe de l'obligation Ă  garantie du sinistre dĂ©clarĂ© le 15 juin 1995.Cass., 1re ch. civile, 13 mai 2003, n° 614 F-D ; Rocher contre Suisse assurance.> COMMENTAIRELa dĂ©chĂ©ance encourue pour retard ou absence de dĂ©claration de sinistre n'a d'effet qu'Ă  l'Ă©gard dudit sinistre, qui n'est alors pas couvert par la garantie. Elle ne remet d'ailleurs pas en cause l'existence ou la validitĂ© du contrat d'assurance et elle ne peut ĂȘtre invoquĂ©e lors d'un autre sinistre que celui qu'elle PAYEURSLes faitsLa victime d'un accident de la circulation assigne en rĂ©paration de son prĂ©judice le responsable et son assureur. La caisse rĂ©gionale des artisans et l'assurance vieillesse des artisans Ava ont Ă©tĂ© appelĂ©es Ă  la dĂ©cisionL'auteur du dommage et son assureur sont condamnĂ©s Ă  indemniser la victime. La cour d'appel de Besançon Ă©value le prĂ©judice total soumis Ă  recours, dont elle dĂ©duit les prestations de la caisse maladie et les arrĂ©rages de la pension invaliditĂ© versĂ©s Ă  l'Ava. Elle relĂšve que le capital reprĂ©sentatif de la rente de l'Ava n'est pas encore actualisĂ©. Eu Ă©gard aux dispositifs spĂ©cifiques de l'article 20 de l'arrĂȘtĂ© du 30 juillet 1987, il n'y a pas lieu de l'imputer sur l'indemnitĂ© revenant Ă  la victime. La somme Ă©ventuellement versĂ©e par cet organisme est Ă©gale Ă  la diffĂ©rence entre la pension contractuellement due et la rente, Ă©valuĂ©e selon un barĂšme spĂ©cifique, correspondant aux sommes allouĂ©es par le juge en rĂ©paration de l'incapacitĂ© permanente partielle consĂ©cutive Ă  l'accident. Rejet du pourvoi de l'assureur qui estime que le capital aurait dĂ» ĂȘtre fixĂ©. La cour d'appel a exactement dĂ©duit de ses constatations qu'il n'y avait pas lieu de procĂ©der Ă  cette Ă©valuation.Cass., 2e ch. civile, 7 mai 2003, n° 590 FS-D ; Mouhot et ACM contre de Moura et autres.> COMMENTAIREL'assureur de l'auteur du dommage a critiquĂ© cette solution, prĂ©tendant que l'indemnitĂ© n'a pas Ă©tĂ© calculĂ©e conformĂ©ment aux dispositions de l'article R. 211-40 du code des assurances. Il soutient que le capital reprĂ©sentatif de la rente aurait dĂ» ĂȘtre dĂ©terminĂ© et imputĂ© sur l'indemnitĂ© servant d'assiette au recours des tiers payeurs. Mais la cour de cassation admet que le rĂ©gime rĂ©glementaire applicable Ă  l'Ava justifie une impossibilitĂ© de capitaliser sa crĂ©ance future, du fait que la rente n'est pas attribuĂ©e dĂ©finitivement. L'assureur est exposĂ© Ă  des recours LÉGITIMELes faitsAprĂšs avoir effectuĂ© plusieurs placements auprĂšs d'un assureur par l'intermĂ©diaire d'un inspecteur salariĂ© et en prĂ©sence d'un agent de la compagnie, un couple remet Ă  cet inspecteur, pour la souscription d'un placement libre Ă©pargne, une somme de 69 000 €. UltĂ©rieurement, le couple ne parvient pas Ă  en obtenir le remboursement, l'inspecteur ayant dĂ©tournĂ© les fonds. La compagnie prĂ©tend qu'il avait agi en dehors de ses fonctions. Le couple assigne cette derniĂšre en paiement du dĂ©cisionLa cour d'appel d'Agen condamne la compagnie Ă  payer cette somme, avec intĂ©rĂȘts au taux lĂ©gal. L'inspecteur avait pour attribution de dĂ©marcher la clientĂšle Ă  domicile, de conclure des contrats et de percevoir les fonds Ă  charge de les remettre Ă  la compagnie. Les Ă©poux n'avaient aucune compĂ©tence en matiĂšre de capitalisation. Les documents Ă  l'en-tĂȘte de la compagnie affichaient des taux Ă©levĂ©s. Le couple avait Ă©mis des chĂšques au nom de l'inspecteur auquel Ă©tait accolĂ© celui de la compagnie. Les Ă©poux avaient reçu les intĂ©rĂȘts affĂ©rents aux premiers placements. La cour d'appel en dĂ©duit qu'ils avaient pu se convaincre que l'inspecteur, en possession de formulaires de la compagnie, avait agi dans l'exercice de ses fonctions. La Cour de cassation, rejetant le pourvoi de la compagnie, note que la cour d'appel a caractĂ©risĂ© la croyance lĂ©gitime du couple. La compagnie est condamnĂ©e Ă  lui verser des dommages-intĂ©rĂȘts pour avoir, dans un premier temps, acceptĂ© d'assumer ses responsabilitĂ©s dĂ©coulant des actes de son salariĂ© et, ensuite, refusĂ© de prendre en charge le rĂšglement, pour les avoir amenĂ©s Ă  multiplier les correspondances et dĂ©marches puis Ă  intenter une action en justice.Cass., 1re ch. civile, 13 mai 2003, n° 625 F-D ; Axa assurances vie contre Powroznik.> COMMENTAIREL'inspecteur avait promis aux souscripteurs un intĂ©rĂȘt garanti de 17,1 %, net d'impĂŽt. MĂȘme si ce dernier est supĂ©rieur au taux d'usure, les juges estiment nĂ©anmoins que leur croyance Ă©tait lĂ©gitime. L'inspecteur salariĂ© disposait des documents de la compagnie. En outre, les souscripteurs Ă©taient totalement bĂ©otiens en matiĂšre de capitalisation. Ils pouvaient lĂ©gitimement croire que l'inspecteur agissait dans le cadre de ses fonctions. La compagnie est responsable des fautes commises par ses salariĂ©s.

Gratuit: Retrouvez l'intégralité du Code des assurances ci-dessous : Article L121-11. Entrée en vigueur 2020-12-01. En cas d'aliénation d'un véhicule terrestre à moteur ou de ses remorques ou semi-remorques, et seulement en ce qui concerne le véhicule aliéné, le contrat d'assurance est suspendu de plein droit à partir du lendemain, à zéro heure, du jour de l'aliénation ; il peut
Cass, 3Ăšme civ, 21 mars 2019, n° 17-28021 » Vu l’article 455 du code de procĂ©dure civile ; Attendu que, pour condamner la sociĂ©tĂ© Allianz, in solidum avec d’autres intervenants, Ă  garantir les assureurs dommages-ouvrage des condamnations prononcĂ©es contre eux, Ă  l’exception du doublement des intĂ©rĂȘts moratoires, l’arrĂȘt retient que l’effet interruptif de l’action initiale, ayant abouti Ă  la dĂ©signation d’un expert et jointe Ă  la seconde en extension des mesures d’expertise, lesquelles tendent aux mĂȘmes fins et au mĂȘme but, doit s’étendre Ă  toutes les parties assignĂ©es en extension de ces mĂȘmes opĂ©rations d’expertise ; Qu’en statuant ainsi, sans rĂ©pondre aux conclusions de la sociĂ©tĂ© Allianz qui soutenait que les assureurs n’avaient pas qualitĂ© pour agir Ă  la date de leur assignation en rĂ©fĂ©rĂ© dĂ©livrĂ©e le 17 mars 2003, dĂšs lors qu’ils n’étaient pas, Ă  cette date, subrogĂ©s dans les droits du syndicat des copropriĂ©taires au titre des dĂ©sordres d’étanchĂ©itĂ© des seuils de portes-fenĂȘtres, pas plus qu’ils ne l’étaient lorsque le juge du fond a statuĂ©, la cour d’appel n’a pas satisfait aux exigences du texte susvisĂ© ; Le cabinet ANTARIUS AVOCATS consacre exclusivement ses activitĂ©s au droit immobilier, droit de la construction, droit de l’urbanisme, droit des marchĂ©s publics et droit des assurances, avec une Ă©quipe d’avocats et de juristes expĂ©rimentĂ©s et enthousiastes. Voir tous les articles de Antarius Avocats.
Ilsn’entrent donc pas dans le pĂ©rimĂštre d’application de l’article L121-20-12 du Code de la consommation, qui stipule que "le consommateur dispose d’un
En cas de dĂ©cĂšs de l’assurĂ© ou d’aliĂ©nation de la chose assurĂ©e, l’assurance habitation continue de plein droit au profit de l’hĂ©ritier ou de l’acquĂ©reur, Ă  charge par celui-ci d’exĂ©cuter toutes les obligations dont l’assurĂ© Ă©tait tenu vis-Ă -vis de l’assureur en vertu du contrat. » Les dispositions de l’article L121-10 du Code des assurances posent ainsi une rĂšgle mĂ©connue du grand public qui mĂ©rite d’ĂȘtre portĂ©e Ă  la connaissance de l’acquĂ©reur immobilier en fonction des conditions financiĂšres de l’acquisition 2 scĂ©nari. En effet, lorsque l’acquĂ©reur ne contracte aucun prĂȘt immobilier, il n’a pas Ă  justifier de la souscription d’un tel contrat au jour de la vente. Quelle surprise de se voir imposer le contrat d’assurance habitation de l’ancien propriĂ©taire du bien immobilier! A l’inverse, cette rĂšgle ne jouera pas lorsque une hypothĂšque est constituĂ©e pour garantir le financement du bien acquis car le banquier prĂȘteur de deniers imposera une telle souscription pour accorder son prĂȘt. En consĂ©quence, chers professionnels de l’immobilier notaire, agent immobilier il vous revient dans le premier scĂ©nario de porter Ă  la connaissance de l’acquĂ©reur les rĂšgles de l’article L121-10 prĂ©citĂ© en matiĂšre d’assurance habitation, pour rĂ©pondre Ă  votre obligation de devoir de conseil sauf la prĂ©sence d’une clause relatant que le vendeur rĂ©siliera lui-mĂȘme son contrat d’assurance habitation au jour de la vente. Deux situations sont alors envisageables – le vendeur ne procĂšde pas Ă  la rĂ©siliation l’acquĂ©reur qui souhaite souscrire avec un autre assureur devra donc de rĂ©silier ledit contrat et souscrire un nouveau contrat d’assurance Ă  son nom – le vendeur dĂ©clare dĂ©noncer son contrat d’assurance habitation l’acquĂ©reur devra donc souscrire un tel contrat avant la vente avec une date d’effet diffĂ©rĂ©e au jour du transfert de propriĂ©tĂ©. Pourquoi une telle rĂšgle Il s’agit d’éviter que les biens immobiliers vendus ne soient pas assurĂ©s ne serait-ce qu’un instant de raison. Gardons Ă  l’esprit qu’un bien mĂȘme inanimĂ© peut toujours causer un dommage Ă  un tiers, l’existence d’un contrat d’assurance permet donc de faciliter l’indemnisation d’une victime voir mĂȘme celle du nouveau propriĂ©taire exemple du sinistre survenant peu de temps aprĂšs la vente. N’oubliez pas le jeu concours de l’étĂ© dans la partie Quizz du site
Larticle L. 121-20-4 du code de la consommation est complĂ©tĂ© par un alinĂ©a ainsi rĂ©digĂ© : « Les dispositions des articles L. 121-18 et L. 121-19 sont toutefois applicables aux contrats conclus par voie Ă©lectronique lorsqu'ils ont pour objet la prestation des services mentionnĂ©s au Le Quotidien du 6 janvier 2022 Assurances CrĂ©er un lien vers ce contenu [BrĂšves] Subrogation lĂ©gale de l’assureur prĂ©cisions utiles pour l’application de l’article L. 121-12, alinĂ©a 1er, du Code des assurances. Lire en ligne Copier par Anne-Lise LonnĂ©-ClĂ©ment le 05 Janvier 2022 â–ș Il rĂ©sulte de l'article L. 121-12, alinĂ©a 1er, du Code des assurances, selon lequel l'assureur qui a payĂ© l'indemnitĂ© d'assurance est subrogĂ©, jusqu'Ă  concurrence de cette indemnitĂ©, dans les droits et actions des assurĂ©s contre les tiers qui par leur fait, ont causĂ© le dommage ayant donnĂ© lieu Ă  la responsabilitĂ© de l'assureur, que la subrogation n'a lieu que lorsque l'indemnitĂ© a Ă©tĂ© versĂ©e en application des garanties souscrites ; il n'est en revanche pas distinguĂ© selon que l'assureur a payĂ© l'indemnitĂ© de sa propre initiative, ou qu'il l'a payĂ©e en vertu d'un accord transactionnel ou en exĂ©cution d'une dĂ©cision de justice ;â–ș il rĂ©sulte de ce mĂȘme texte que la subrogation lĂ©gale qu'il institue a lieu dans la mesure de ce qui a Ă©tĂ© payĂ© et dans la limite de la crĂ©ance dĂ©tenue par l'assurĂ© contre le sont les deux enseignements dĂ©livrĂ©s par la deuxiĂšme chambre civile de la Cour de cassation, dans cet arrĂȘt rendu le 16 dĂ©cembre et procĂ©dure. En l’espĂšce, Ă  la suite d'un incendie survenu le 11 juin 2013 ayant endommagĂ© un magasin dont elle Ă©tait propriĂ©taire, une sociĂ©tĂ© a conclu, le 22 juillet 2013, avec son assureur, un protocole d'accord pour l'indemnisation de ce dĂ©saccord Ă©tant toutefois survenu entre les parties concernant les modalitĂ©s d'Ă©valuation de certains dommages, l'assureur a Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  payer un solde d'indemnisation complĂ©mentaire Ă  la a alors assignĂ©, notamment, la sociĂ©tĂ© dont la responsabilitĂ© Ă©tait mise en cause dans le sinistre, afin d'obtenir sa condamnation Ă  lui payer le montant de sommes rĂ©glĂ©es Ă  la sociĂ©tĂ© victime du sinistre, et Ă  le relever et garantir de toute condamnation susceptible d'ĂȘtre prononcĂ©e Ă  son encontre au profit de son faisait grief Ă  l’arrĂȘt rendu par la cour d’appel d’Aix-en-Provence de condamner la sociĂ©tĂ© responsable Ă  lui payer seulement une certaine somme CA Aix-en-Provence, 28 novembre 2019, n° 18/13957 N° Lexbase A5252Z7N. Deux arguments distincts Ă©taient avancĂ©s par l’assureur pour contester les modalitĂ©s d’évaluation de cette somme retenues par la cour. Les deux trouvent Ă©cho auprĂšs de la Haute juridiction, qui censure alors la dĂ©cision. IndiffĂ©rence de la modalitĂ© d’exĂ©cution du rĂšglement de l’indemnitĂ© rĂšglement spontanĂ©, ou non protocole transactionnel ou exĂ©cution d’une dĂ©cision de justice. En premier lieu, pour exclure du recours subrogatoire de l'assureur certaines indemnitĂ©s payĂ©es par l’assureur, la cour d’appel d’Aix-en-Provence Ă©nonçait qu'il ne dĂ©montrait nullement que ces diffĂ©rents rĂšglements Ă©taient intervenus en application des contrats d'assurance souscrits, puisqu'ils l'avaient Ă©tĂ©, soit en vertu d'un protocole d'accord, soit en exĂ©cution de dĂ©cisions de justice, et qu'ainsi il n’était pas fondĂ© Ă  se prĂ©valoir de la subrogation dit, selon les conseillers d’appel, seuls les rĂšglements spontanĂ©s de l’assureur, intervenant en application des contrats d’assurance souscrits, pouvaient donner lieu Ă  un recours tel n’est pas l’avis de la Cour de cassation qui s’en tient Ă  la lettre de l’article L. 121-12, alinĂ©a 1er, du Code des assurances N° Lexbase L0088AAI et Ă  l’adage Ubi lex non distinguit, non distinguere debemus. Selon ce texte, la subrogation n'a lieu que lorsque l'indemnitĂ© a Ă©tĂ© versĂ©e en application des garanties souscrites. Ce principe est acquis et rĂ©guliĂšrement rappelĂ© par la Cour suprĂȘme cf. notamment Cass. civ. 2, 5 juillet 2006, n° F-D N° Lexbase A3738DQI ; Cass. civ. 2, 24 mars 2016, n° F-D N° Lexbase A3669RA7. Autrement dit, le fondement du rĂšglement ne peut ĂȘtre autre que le contrat d’ Ă©tant acquis, peu importe que le rĂšglement intervienne spontanĂ©ment, de sa propre initiative » selon la formule de la Cour suprĂȘme, ou non. La Cour de cassation l’a d’ailleurs indiquĂ© tout rĂ©cemment Ă  propos de l’exĂ©cution d’une dĂ©cision de justice Cass. civ. 3, 17 novembre 2021, n° F-D N° Lexbase A46877CL, retenant que l’exĂ©cution d’une dĂ©cision de justice participe d’un paiement au sens de ces dispositions, quand bien mĂȘme la dĂ©cision n’aurait pas encore Ă©tĂ© purgĂ©e de tous dĂ©lais de recours ; cf. J. Mel, La subrogation lĂ©gale de l’assureur qui a exĂ©cutĂ© une dĂ©cision de justice, Lexbase Droit privĂ©, dĂ©cembre 2021, n° 886 N° Lexbase N9639BYN.La prĂ©cision est reprise dans l’arrĂȘt du 16 dĂ©cembre 2021, et retenue Ă©galement pour le cas d’un rĂšglement intervenant en vertu d’un accord rĂšgle est parfaitement claire la subrogation n'a lieu que lorsque l'indemnitĂ© a Ă©tĂ© versĂ©e en application des garanties souscrites. Il n'est en revanche pas distinguĂ© selon que l'assureur a payĂ© l'indemnitĂ© de sa propre initiative, ou qu'il l'a payĂ©e en vertu d'un accord transactionnel ou en exĂ©cution d'une dĂ©cision de justice ».Double limite de l’assiette du recours subrogatoire. En second lieu, la cour d’appel d’Aix-en-Provence avait affectĂ© le coefficient de partage de responsabilitĂ© 50 % Ă  la somme de 2 610 902 euros versĂ©e par l'assureur Ă  son assurĂ©e, et non Ă  celle correspondant au montant des dommages par elle subis ensuite du sinistre, qui avait Ă©tĂ© fixĂ© Ă  5 056 613 euros. LĂ  encore, les conseillers d’appel ont commis une erreur. La Cour rĂ©gulatrice prĂ©cise qu’il rĂ©sulte de l’article L. 121-12 que la subrogation lĂ©gale qu'il institue a lieu dans la mesure de ce qui a Ă©tĂ© payĂ© et dans la limite de la crĂ©ance dĂ©tenue par l'assurĂ© contre le responsable. © Reproduction interdite, sauf autorisation Ă©crite prĂ©alable newsid479975 Utilisation des cookies sur Lexbase Notre site utilise des cookies Ă  des fins statistiques, communicatives et commerciales. Vous pouvez paramĂ©trer chaque cookie de façon individuelle, accepter l'ensemble des cookies ou n'accepter que les cookies fonctionnels. En savoir plus Parcours utilisateur Lexbase, via la solution Salesforce, utilisĂ©e uniquement pour des besoins internes, peut ĂȘtre amenĂ© Ă  suivre une partie du parcours utilisateur afin d’amĂ©liorer l’expĂ©rience utilisateur et l’éventuelle relation commerciale. Il s’agit d’information uniquement dĂ©diĂ©e Ă  l’usage de Lexbase et elles ne sont communiquĂ©es Ă  aucun tiers, autre que Salesforce qui s’est engagĂ©e Ă  ne pas utiliser lesdites donnĂ©es. DonnĂ©es analytiques Nous attachons la plus grande importance au confort d'utilisation de notre site. Des informations essentielles fournies par Google Tag Manager comme le temps de lecture d'une revue, la facilitĂ© d'accĂšs aux textes de loi ou encore la robustesse de nos readers nous permettent d'amĂ©liorer quotidiennement votre expĂ©rience utilisateur. Ces donnĂ©es sont exclusivement Ă  usage interne. Laloi Chatel prĂ©cise que cette dĂ©marche doit ĂȘtre faite suffisamment tĂŽt pour que le consommateur puisse rĂ©silier le contrat. La loi Chatel est essentiellement invoquĂ©e lors de la rĂ©siliation de contrats de tĂ©lĂ©phonie, d'assurances, d'abonnements divers. Elle interdit aux opĂ©rateurs d'imposer des engagements de plus de 24 mois.
Index clair et pratique Entrée en vigueur 1976-07-21 DerniÚre date de vérification de mise à jour le Vendredi 26 août 2022 Le Code des assurances regroupe les lois relatives au droit des assurances Gratuit Retrouvez l'intégralité du Code des assurances ci-dessous L'assuré ne peut faire aucun délaissement des objets assurés, sauf convention contraire. Citée par Code des assurances - art. L111-2 V Recherche d'un article dans tous les codes Liste des codes et Articles de loi Aucun résultat trouvé Grùce à l'abonnement Juritravail, accédez à tous les documents du site en libre accÚs et à jour des derniÚres réformes Codes Code des assurances Article L121-14
ConformĂ©mentĂ  l’article 12 de l’annexe Ă  l’article A. 121-1 du code des assurances, pourriez-vous je vous prie m’adresser un relevĂ© d’information sous quinze jours ? Je vous remercie par avance et vous prie d’agrĂ©er, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguĂ©es. RĂ©ponse du ministĂšre de la cohĂ©sion des territoires et des relations avec les collectivitĂ©s territoriales L’article L. 121-1 du code des assurances dispose que l’indemnitĂ© due par l’assureur Ă  l’assurĂ© ne peut pas dĂ©passer le montant de la valeur de la chose assurĂ©e au moment du sinistre. » C’est ainsi qu’un assurĂ© assujetti au rĂ©gime de la taxe sur la valeur ajoutĂ©e, et comme tel habilitĂ© Ă  rĂ©cupĂ©rer les sommes qu’il verse Ă  ce titre, ne peut en demander le montant Ă  son assureur » Cour de Cassation, 7 janvier 1997, Or, le fond de compensation pour la taxe sur la valeur ajoutĂ©e FCTVA n’est pas assimilable Ă  un mĂ©canisme fiscal de dĂ©duction de la TVA et ne modifie pas le rĂ©gime fiscal de l’opĂ©ration concernĂ©e. C’est pourquoi le bĂ©nĂ©fice du FCTVA n’a pas d’incidence sur le montant des indemnitĂ©s d’assurance qui peuvent ĂȘtre versĂ©es Ă  une collectivitĂ©. La jurisprudence Conseil d’État, 19 avril 1991, n° 109322 ; Cour administrative d’appel de Bordeaux, 19 juin 2007, n° 05BX02306 a confirmĂ© que le bĂ©nĂ©fice du FCTVA ne saurait faire obstacle Ă  ce que la TVA soit incluse dans le montant des indemnitĂ©s contractuellement dues. DĂšs lors, hormis les cas oĂč le contrat d’assurance le prĂ©voit expressĂ©ment et les cas oĂč le bien concernĂ© est affectĂ© Ă  une activitĂ© conduisant Ă  un assujettissement Ă  la taxe sur la valeur ajoutĂ©e de droit commun, le montant de l’indemnitĂ© n’a pas Ă  ĂȘtre calculĂ© sur la base d’une Ă©valuation hors taxe.

dansun arrĂȘt publiĂ© au bulletin le 16 dĂ©cembre dernier, la cour de cassation rappelle qu’en matiĂšre de subrogation lĂ©gale rĂ©alisĂ©e sur le fondement de l’article l.121-12 du code des assurances, les paiements peuvent ĂȘtre la consĂ©quence de dĂ©cisions de justice ou de protocoles transactionnels, dĂšs lors que l’indemnitĂ© est versĂ©e Ă  l’assurĂ© en

Si l’un de ces contrats a moins de douze mois ou si vous souhaitez rĂ©silier une police d’assurance non concernĂ©e par la loi Hamon une assurance santĂ© par exemple, il est toutefois possible de mettre un terme Ă  votre contrat hors date d’échĂ©ance dans les cas suivants Votre assureur ne respecte pas les dispositions de la loi ChatelVotre assureur vous refuse une rĂ©duction de primeVotre assureur dĂ©cide d’une augmentation de primeVotre situation personnelle comme professionnelle Ă©volueVotre assureur rĂ©silie un des contrats qui vous lie Ă  luiVous avez procĂ©dĂ© Ă  la vente d’un bien couvert Depuis le 1er janvier 2015, vous n’ĂȘtes plus systĂ©matiquement obligĂ© d’attendre la date d’échĂ©ance de la plupart de vos contrats d’assurances pour les interrompre. GrĂące Ă  la loi Hamon, vous pouvez rĂ©silier vos contrats d’assurance auto, moto et habitation Ă  tout moment, sans motif et sans frais, une fois la premiĂšre date d’anniversaire de votre contrat dĂ©passĂ©e. La loi Hamon facilite Ă©galement la rĂ©siliation des contrats d’assurance prĂȘt immobilier avec nĂ©anmoins une diffĂ©rence de taille la rĂ©siliation doit intervenir avant le premier anniversaire. Mais rassurez-vous, passĂ©e cette date, vous pourrez toujours mettre un terme Ă  votre contrat Ă  son Ă©chĂ©ance annuelle, grĂące Ă  l’amendement Bourquin. Enfin, si vous souhaitez rĂ©silier un contrat d’assurance santĂ©, vous devrez Ă©galement attendre sa date d’anniversaire. Sachez toutefois que certains cas spĂ©cifiques vous permettent de rĂ©silier vos polices d’assurances auto, moto, habitation et santĂ© souscrites il y a moins d’un an ;ou vos contrats d’assurances santĂ© et emprunteur de plus d’un an hors dates d’échĂ©ance. Pour cela, il vous suffit de faire valoir l’une des six raisons lĂ©gitimes et de respecter dans tous les cas un dĂ©lai de prĂ©avis variant gĂ©nĂ©ralement de un Ă  trois mois. Ce dĂ©lai de prĂ©avis est obligatoirement prĂ©cisĂ© dans votre contrat. Votre assureur ne respecte pas les dispositions de la loi Chatel Depuis l’entrĂ©e en vigueur de la loi Chatel, votre compagnie d’assurance est tenue de vous informer par courrier de la date limite de rĂ©siliation de votre contrat. Objectif ne plus soumettre les particuliers au principe de la reconduction tacite et automatique de leur contrat. Mais leur laisser au contraire le choix de le rĂ©silier et d’en souscrire un autre moins cher ou plus couvrant s’ils le souhaitent. Si ce courrier ne vous est pas parvenu au minimum 15 jours avant la fin de la pĂ©riode de rĂ©siliation ou aprĂšs cette date, votre assureur doit vous informer que vous disposez de 20 jours supplĂ©mentaires pour mettre un terme Ă  votre contrat si vous le souhaitez. Ce dĂ©lai dĂ©bute Ă  la date d’envoi de l’avis. Si votre compagnie d’assurance ne respecte pas ces dispositions ou que vous n’avez toujours pas reçu de courrier Ă  la date d’anniversaire de votre contrat, vous pourrez alors librement le rĂ©silier Ă  tout moment, et ce, sans risque de subir des pĂ©nalitĂ©s. Il vous suffit pour cela d’envoyer une lettre recommandĂ©e Ă  votre assureur, la rĂ©siliation prenant effet dĂšs le lendemain de la date indiquĂ©e sur le cachet de la Poste. Si vous avez dĂ©jĂ  avancĂ© une partie des cotisations pour la pĂ©riode durant laquelle vous ne serez plus couvert, l’assureur est dans l’obligation de procĂ©der Ă  leur remboursement sous 30 jours. Ce que dit la loi article L 113-12 du Code des Assurances L’assurĂ© a le droit de rĂ©silier le contrat Ă  l’expiration d’un dĂ©lai d’un an, en envoyant une lettre recommandĂ©e Ă  l’assureur au moins deux mois avant la date d’échĂ©ance. [
] Le droit de rĂ©silier le contrat tous les ans doit ĂȘtre rappelĂ© dans chaque police. Le dĂ©lai de rĂ©siliation court Ă  partir de la date figurant sur le cachet de la Poste. » Votre assureur vous refuse une rĂ©duction de prime En assurance, le montant de vos cotisations est calculĂ© en fonction du risque de sinistre potentiel. Plus ce risque est important, plus la prime sera Ă©levĂ©e. Or, il peut arriver que depuis votre souscription, certains facteurs de risques aient diminuĂ©. C’est par exemple le cas en assurance auto si vous aviez indiquĂ© que vous parcouriez plus de 20 000 kms par an alors que vous en faites finalement moins de 5000 ; ou si vous aviez ajoutĂ© un conducteur secondaire mais que vous ĂȘtes dĂ©sormais seul Ă  prendre le volant. DĂšs que vous en informez votre assureur, celui-ci doit vous proposer une baisse de prime. S’il refuse, vous pouvez mettre un terme Ă  votre contrat en lui adressant une lettre recommandĂ©e avec accusĂ© de rĂ©ception on parle ici d’une dĂ©nonciation de contrat ». Dans ce cas, la rĂ©siliation prend effet 30 jours aprĂšs l’envoi de votre courrier. Votre compagnie devra lĂ  encore vous rembourser en cas d’éventuelles primes perçues pour la pĂ©riode durant laquelle vous ne serez plus couvert. Ce que dit la loi article L 113-12 – alinĂ©a 4 du Code des Assurances L’assurĂ© a droit en cas de diminution du risque en cours de contrat Ă  une diminution du montant de la prime. Si l’assureur n’y consent pas, l’assurĂ© peut dĂ©noncer le contrat. La rĂ©siliation prend alors effet trente jours aprĂšs la dĂ©nonciation. L’assureur doit alors rembourser Ă  l’assurĂ© la portion de prime ou cotisation affĂ©rente Ă  la pĂ©riode pendant laquelle le risque n’a pas couru. » Votre assureur dĂ©cide d’une augmentation de prime Dans ce cas, les possibilitĂ©s de rĂ©siliation sont tĂ©nues puisqu’elles dĂ©pendent de chaque compagnie. En effet, le Code des Assurances reste muet sur ce sujet. Vous devez vous reporter au chapitre RĂ©siliation » de votre contrat pour voir s’il prĂ©cise votre droit de rĂ©siliation en cas d’augmentation du montant de la prime. Dans certains contrats, vous trouverez mĂȘme un pourcentage d’augmentation Ă  partir duquel vous pouvez exiger une rĂ©siliation. Toutefois, notez qu’une augmentation de la prime rĂ©sultant de l’application d’un malus n’ouvre pas le droit Ă  rĂ©siliation en assurance auto. Vous souhaitez changer d’assurance ? Nous mettons Ă  votre disposition des offres parmi les plus compĂ©titives du marchĂ© tout en Ă©tant en accord avec vos besoins actuels. Comparez les offres Marre de payer trop cher ? Assurer son logement Ă  moindre coĂ»t, c’est possible en comparant les devis. JeChange travaille avec plusieurs assureurs partenaires et vous aide Ă  trouver la meilleure offre pour protĂ©ger votre logement. A la clĂ© de grosses Ă©conomies ! Je compare Votre situation personnelle ou professionnelle Ă©volue Certains Ă©vĂ©nements personnels comme professionnels peuvent constituer des motifs de rĂ©siliation de votre contrat d’assurance tels que un changement de domicile ;une Ă©volution de votre situation matrimoniale ;une Ă©volution de votre rĂ©gime matrimonial ;un changement de profession ;une prise de retraite professionnelle ;une cessation dĂ©finitive d’activitĂ© professionnelle. Sachez que dans tous les cas, vous devez mentionner un tel changement de situation Ă  votre compagnie d’assurance lorsqu’il survient. Bon Ă  savoirSi vous venez d’ĂȘtre embauchĂ© dans une sociĂ©tĂ© qui vous impose de souscrire son contrat d’assurance santĂ© collectif mutuelle d’entreprise obligatoire », vous pouvez rĂ©silier votre mutuelle santĂ© individuelle. L’envoi de la lettre de rĂ©siliation ne pourra en revanche se faire qu’une fois que vous aurez adhĂ©rĂ© Ă  votre nouveau assurĂ© ayant mis fin Ă  la location de son logement peut Ă©galement rĂ©silier son contrat d’assurance habitation selon la mĂȘme procĂ©dure envoi de courrier recommandĂ© avec accusĂ© de rĂ©ception.Le contrat touchera alors Ă  son terme 10 jours aprĂšs l’envoi de sa demande. En revanche, si vous dĂ©sirez l’invoquer comme motif de rĂ©siliation, il convient de rester prudent. Cet argument n’est en effet recevable que si l’évĂ©nement a une incidence sur le risque garanti. Autrement dit, le motif invoquĂ© doit directement amplifier ou rĂ©duire le risque assurĂ© par votre contrat. La maniĂšre la plus simple de vĂ©rifier si cet Ă©vĂ©nement a une incidence sur le risque garanti est de demander un devis Ă  votre assureur pour une couverture assortie de garanties et franchises similaires Ă  votre contrat en cours mais en tenant compte de votre nouvelle situation. Ce que dit la loi article L 113-16 du Code des Assurances En cas de survenance d’un des Ă©vĂ©nements suivants changement de domicile ; changement de situation matrimoniale ; changement de rĂ©gime matrimonial ; changement de profession ; retraite professionnelle ou cessation dĂ©finitive d’activitĂ© professionnelle, le contrat d’assurance peut ĂȘtre rĂ©siliĂ© par chacune des parties lorsqu’il a pour objet la garantie de risques en relation directe avec la situation antĂ©rieure et qui ne se retrouvent pas dans la situation nouvelle. » Votre assureur rĂ©silie l’un des contrats qui vous lie Ă  lui suite Ă  un sinistre Suite Ă  un sinistre, votre assureur peut dĂ©cider unilatĂ©ralement de rĂ©silier le contrat en question. Si vous avez opĂ©rĂ© le regroupement de plusieurs contrats d’assurance chez ce mĂȘme assureur, vous pouvez librement les rĂ©silier dans leur ensemble. Il vous suffit pour cela d’envoyer une lettre recommandĂ©e avec accusĂ© de rĂ©ception dans un dĂ©lai maximum d’un mois suivant la notification de rĂ©siliation que vous avez reçu. Tous vos autres contrats prendront alors fin un mois aprĂšs l’envoi de votre lettre, le cachet de la Poste faisant foi. Ce que dit la loi articles A 211-1-1-2 et R 113-10 du Code des Assurances [
] Les polices doivent reconnaĂźtre Ă  l’assurĂ© le droit, dans le dĂ©lai d’un mois de la notification de la rĂ©siliation de la police sinistrĂ©e, de rĂ©silier les autres contrats d’assurance qu’il peut avoir souscrits Ă  l’assureur, la rĂ©siliation prenant effet un mois Ă  dater de la notification Ă  l’assureur. » Vous avez procĂ©dĂ© Ă  la vente d’un bien couvert Si vous vendez un bien pour lequel vous ĂȘtes assurĂ© voiture, bien immobilier
, vous pouvez rĂ©silier le contrat d’assurance qui le couvrait en cas de vente de votre bien immobilier, vous devez en informer votre compagnie d’assurance par courrier recommandĂ© et lui demander de rĂ©silier le contrat ou de le transfĂ©rer Ă  l’acquĂ©reur. En cas de rĂ©siliation, votre contrat sera interrompu sous 10 jours Ă  rĂ©ception de votre courrier ;en cas de vente de votre vĂ©hicule, votre assurance sera automatiquement suspendue le lendemain Ă  minuit. Mais pour interrompre le contrat, vous devez en informer votre assureur dĂšs que possible par courrier recommandĂ© avec accusĂ© de rĂ©ception. Votre contrat prendra alors fin sous 10 jours. Si vous n’effectuez pas ces dĂ©marches, il ne sera interrompu que dans un dĂ©lai de six mois Ă  compter de la vente. Ce que dit la loi article L 121-11 du Code des Assurances [
] Le contrat d’assurance est suspendu de plein droit Ă  partir du lendemain, Ă  zĂ©ro heure, du jour de l’aliĂ©nation ; il peut ĂȘtre rĂ©siliĂ©, moyennant prĂ©avis de dix jours, par chacune des parties. À dĂ©faut de remise en vigueur du contrat par accord des parties ou de rĂ©siliation par l’une d’elles, la rĂ©siliation intervient de plein droit Ă  l’expiration d’un dĂ©lai de six mois Ă  compter de l’aliĂ©nation. » Marre de payer trop cher ? Assurer son logement Ă  moindre coĂ»t, c’est possible en comparant les devis. JeChange travaille avec plusieurs assureurs partenaires et vous aide Ă  trouver la meilleure offre pour protĂ©ger votre logement. A la clĂ© de grosses Ă©conomies ! Je compare
Article127-7 du Code des Assurances: le secret professionnel dans le cadre d’un contrat de protection juridique. « Les personnes qui ont Ă  connaĂźtre des informations donnĂ©es par l’assurĂ© pour les besoins de sa cause, dans le cadre d’un contrat d’assurance de protection juridique, sont tenues au secret professionnel, dans les conditions et sous les peines fixĂ©es par l’article
Les restaurateurs ont eu l’occasion de s’intĂ©resser Ă  la gestion de leur contrat d’assurance avec l’affaire largement commentĂ©e dans la presse d’un restaurant parisien face Ă  AXA. Cela aura eu au moins le mĂ©rite de faire prendre conscience aux assurĂ©s que leur contrat reste essentiellement un contrat d’adhĂ©sion avec leur compagnie d’assurances. La discussion des clauses est importante pour couvrir un risque. Pour ĂȘtre indemnisable, il faut au moins que le risque pertes d’exploitation soit prĂ©vu au contrat sans lien avec un dommage matĂ©riel prĂ©existant et non exclu spĂ©cifiquement par une autre disposition sans exclusion expresse de l’épidĂ©mie. Le tribunal de commerce de Paris a rendu, le 22 mai 20201, une dĂ©cision aux termes de laquelle l’assureur AXA doit dĂ©dommager un restaurateur dont le contrat d’assurance prĂ©voyait une indemnisation en cas de fermeture administrative. Celle-ci est gĂ©nĂ©rale, en lien avec la pandĂ©mie du Covid-19 et l’urgence sanitaire dĂ©crĂ©tĂ©e par les pouvoirs publics. La dĂ©cision a Ă©tĂ© rendue en rĂ©fĂ©rĂ© et AXA a dĂ©cidĂ© de faire appel. Cette dĂ©cision de justice mĂ©rite un examen plus approfondi que celui fait par les mĂ©dias pour savoir si les restaurateurs ayant un contrat du mĂȘme type peuvent invoquer le motif de la perte d’exploitation avec un espoir de succĂšs. I – Le pĂ©rimĂštre de la dĂ©cision judiciaire L’ordonnance du tribunal est nĂ©e dans un contexte Ă©conomique difficile amenant la colĂšre des entrepreneurs A face Ă  un assureur qui veut aller de l’avant B Ă©tant donnĂ© son propre risque. A – Le motif de la colĂšre On connaĂźt l’empressement des compagnies d’assurances Ă  rĂ©clamer les primes dues par leurs clients et la lenteur avec laquelle elles indemnisent et chicanent sur les clauses du contrat. On comprend donc la colĂšre de l’assurĂ© qui signe une clause spĂ©ciale relative Ă  la perte d’exploitation pour fermeture administrative et Ă  qui la compagnie explique que l’hypothĂšse prĂ©vue au contrat n’est pas exactement celle de la situation oĂč il se trouve. Le dĂ©lĂ©guĂ© Ă  la communication d’AXA dĂ©veloppe l’idĂ©e selon laquelle une indemnisation ruinerait la compagnie2. Cet argument est particuliĂšrement choquant avec les profits rĂ©els ou supposĂ©s que les assurĂ©s imaginent. Cette erreur de communication traduit la mĂ©sestime dans laquelle les compagnies d’assurances tiennent leurs clients qui savent pourtant au moins trois choses. D’abord, si une compagnie continue d’exister, c’est que les indemnisations qu’elle rĂ©alise sont par dĂ©finition infĂ©rieures au montant des primes reçues. On note avec intĂ©rĂȘt cette remarque des sĂ©nateurs Ă  propos du dĂ©pĂŽt d’une proposition de loi3 Les rĂ©serves des compagnies d’assurances, dĂ©passant largement le ratio de solvabilitĂ© auxquelles elles sont tenues, leur ouvrent mĂȘme une “marge de solidaritĂ©â€ supplĂ©mentaire Ă  l’égard des assurĂ©s qui leur permet d’aller au-delĂ  d’une contribution calculĂ©e sur la base des seules dĂ©penses non engagĂ©es du fait de la baisse actuelle de sinistralitĂ© ». Ensuite, les primes reçues gĂ©nĂšrent des produits financiers en termes de placements avec intĂ©rĂȘts et enfin, le mĂ©canisme de la rĂ©assurance4 dommage leur Ă©pargne bien des infortunes. Ce mĂ©canisme de la rĂ©assurance connaĂźt pourtant sa limite avec les risques majeurs Ă  grande Ă©chelle dĂ©terminant des coĂ»ts Ă©normes pour l’ensemble du systĂšme assurantiel. Outre les catastrophes naturelles de grande ampleur ou les actes terroristes d’envergure, les pandĂ©mies sont particuliĂšrement redoutĂ©es. Nul doute que le lobby de l’assurance va se mettre en campagne pour dĂ©montrer que la jurisprudence parisienne porte gravement atteinte Ă  la solvabilitĂ© de toute une pyramide assurantielle et qu’il existe plus de risque Ă©conomique gĂ©nĂ©ral Ă  la faire prospĂ©rer qu’à la limiter. Un auteur5 remarque fort justement que le lobby de l’assurance se mobilise pour tenter de prendre en charge seulement une partie forfaitaire rĂ©duite de l’indemnisation tout en laissant Ă  l’État le soin de rĂ©gler le solde de la facture. B – Une dĂ©cision d’attente La dĂ©cision du tribunal de commerce de Paris est une dĂ©cision en rĂ©fĂ©rĂ©. Elle s’inscrit donc dans un contexte d’urgence oĂč il n’est pas contestable que la dĂ©cision des pouvoirs publics quant Ă  l’arrĂȘt de l’activitĂ© du restaurant depuis la mi-mars 2020 l’amĂšne inĂ©luctablement Ă  la faillite. Une intervention rapide du juge est donc nĂ©cessaire sous peine de dommages irrĂ©versibles ou graves, lorsqu’une partie est exposĂ©e Ă  un prĂ©judice imminent, qui pourrait ĂȘtre irrĂ©parable »6. À noter toutefois que les mesures gouvernementales prises pour les entreprises ont pour vocation de diminuer le prĂ©judice avec la mise en Ɠuvre des dispositifs de chĂŽmage partiel, le prĂȘt aidĂ© et le non-paiement de charges sociales et fiscales. La possibilitĂ© pour les restaurants de faire de la vente Ă  emporter constitue aussi une attĂ©nuation du dommage qui joue en faveur de la thĂšse des assureurs. À tout cela s’ajoutent encore la remise possible d’impĂŽts directs, le rééchelonnement des crĂ©dits bancaires et le report des loyers7. Le juge du rĂ©fĂ©rĂ© est souvent compris dans l’inconscient collectif comme le juge de l’évidence qui se doit de se prononcer sans attendre qu’un dĂ©bat contradictoire plus chronophage ne s’installe selon la procĂ©dure ordinaire. L’évidence permettrait l’urgence en quelque sorte et la tentation devient alors grande d’accroĂźtre le domaine de compĂ©tence du juge des rĂ©fĂ©rĂ©s. AXA a d’ailleurs relevĂ© que le juge du rĂ©fĂ©rĂ© n’est pas le juge de l’interprĂ©tation du contrat d’assurance. Il faut se mĂ©fier de cette idĂ©e commune, car le juge du rĂ©fĂ©rĂ© est un juge du provisoire dont les dĂ©cisions sont dĂ©pourvues d’autoritĂ© de la chose jugĂ©e au principal8. Dans une affaire de mĂȘme type que celle de Paris et jugĂ©e Ă  Lyon9, le juge s’est dĂ©clarĂ© incompĂ©tent pour traiter du dossier au fond. L’argumentation suivie montre surtout une certaine prudence du juge tout en s’abritant derriĂšre la passerelle que l’article 873-1 du Code de procĂ©dure civile CPC permet en renvoyant l’affaire. Au cas particulier, un contrat d’assurance pertes d’exploitation » pour fermeture administrative liĂ©e Ă  une Ă©pidĂ©mie10 contenait une clause restrictive. Celle-ci Ă©tait ainsi rĂ©digĂ©e les pertes d’exploitation, lorsque, Ă  la date de la dĂ©cision de fermeture, au moins un autre Ă©tablissement, quelle que soit sa nature et son activitĂ©, fait l’objet, sur le mĂȘme territoire dĂ©partemental, que celui de l’établissement assurĂ©, d’une mesure administrative, pour une cause identique ». Le demandeur entendait faire valoir une application concomitante des articles 117011 du Code civil et 873, alinĂ©a 2, du CPC en considĂ©rant que, la clause d’exclusion Ă©tant rĂ©putĂ©e non Ă©crite car abusive, l’obligation de rĂšglement est non sĂ©rieusement contestable. Le juge estime Attendu cependant que l’exclusion n’étant pas totale et illimitĂ©e, il convient d’analyser si l’essentiel de l’obligation a Ă©tĂ© retirĂ© ; que ce pouvoir n’appartient pas au juge des rĂ©fĂ©rĂ©s mais au juge du fond ». La garantie pertes d’exploitation » peut couvrir les effets du confinement de l’activitĂ© Ă©conomique en tant qu’il y a dĂ©fense d’accueil au public et activitĂ© rĂ©duite due aux mesures de confinement mais l’assurĂ© doit aussi vĂ©rifier que la garantie ne fait pas l’objet d’une exclusion formelle et limitĂ©e. En effet, l’article L. 113-1, alinĂ©a 1er, du Code des assurances dispose que les pertes et les dommages occasionnĂ©s par des cas fortuits ou causĂ©s par la faute de l’assurĂ© sont Ă  la charge de l’assureur, sauf exclusion formelle et limitĂ©e contenue dans la police ». Pour la Cour de cassation, une exclusion n’est ni formelle ni limitĂ©e lorsqu’elle doit ĂȘtre interprĂ©tĂ©e12. Le tribunal de commerce de Paris ordonne donc Ă  l’assureur de verser Ă  titre de provision » 45 000 € au plaignant et 5 000 € pour compenser les frais d’avocat engagĂ©s par la sociĂ©tĂ© dans le cadre de la procĂ©dure. Les magistrats ont aussi nommĂ© un expert judiciaire pour Ă©valuer le montant des dommages constituĂ©s. L’objet de l’assurance pertes d’exploitation est de replacer l’assurĂ© dans la situation financiĂšre qui aurait Ă©tĂ© la sienne en l’absence de sinistre. L’indemnisation est ainsi soumise au principe indemnitaire dĂ©fini par l’article L. 121-1 du Code des assurances elle ne peut ĂȘtre une cause d’enrichissement. L’indemnitĂ© versĂ©e correspondra Ă  la marge13 effectivement perdue et aux frais rĂ©ellement supportĂ©s, mĂȘme si ces montants sont infĂ©rieurs aux capitaux ayant servi d’assiette au calcul de la prime. Alliance / AdobeStock II – La dĂ©cision elle-mĂȘme Les conditions gĂ©nĂ©rales dans lesquelles sont indemnisĂ©es les pertes d’exploitation A ont Ă©tĂ© apprĂ©hendĂ©es par le tribunal de commerce de Paris dans l’affaire Rostang B. Peut-on considĂ©rer qu’à circonstances exceptionnelles liĂ©es Ă  l’épidĂ©mie, le tribunal a rendu une dĂ©cision exceptionnelle dont, faut-il le souligner, l’impact va au-delĂ  du cas d’espĂšce pour influencer la dĂ©cision politique en contraignant le secteur de l’assurance Ă  s’engager dans une cause Ă©conomique d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral ? A – Le sujet sensible des pertes d’exploitation Au cas particulier de l’affaire Rostang, la perte d’exploitation invoquĂ©e tenait uniquement aux consĂ©quences de la fermeture administrative des restaurants dĂ©terminant un manque Ă  gagner en termes de chiffre d’affaires et donc de marge brute. Il est Ă  noter qu’en raison de l’épidĂ©mie, une perte d’exploitation a pu survenir dans certaines entreprises en raison de la disparition du chef d’entreprise ou de son invaliditĂ©. Une instruction administrative de la DGFiP14 renseigne sur le rĂ©gime de l’assurance homme clĂ© » en ce domaine. Cette assurance, qui peut ĂȘtre assimilĂ©e Ă  une assurance perte d’exploitation, ne profite pas directement Ă  la famille du dirigeant mais peut permettre Ă  l’entreprise de faire face aux difficultĂ©s consĂ©cutives Ă  sa disparition ou Ă  son incapacitĂ©. La gravitĂ© de l’épidĂ©mie et l’hypothĂšse d’une deuxiĂšme vague qu’évoque le corps mĂ©dical peuvent donner Ă  rĂ©flĂ©chir sur la souscription de ce type de contrat. Un autre cas de figure rĂ©side dans l’assurance contre les pertes financiĂšres subies du fait de la grĂšve, par le biais de l’assurance perte d’exploitation. Comme la grĂšve, l’épidĂ©mie est un Ă©vĂšnement externe15 Ă  la volontĂ© de l’entrepreneur et s’impose Ă  lui. Certains contrats mentionnent la grĂšve dans la garantie, au mĂȘme titre que d’autres Ă©vĂ©nements, alors que d’autres prĂ©voient expressĂ©ment ce type d’évĂšnements. Dans l’affaire Rostang, c’est une extension spĂ©cifique au contrat qui peut laisser Ă  penser que l’épidĂ©mie dĂ©terminant une perte de chiffre d’affaires Ă  la suite d’une dĂ©cision administrative est couverte par l’assurance. L’ambiguĂŻtĂ© soulevĂ©e par AXA tient au fait qu’elle entendait dĂ©cision administrative individuelle » imposĂ©e au seul restaurant Le Flaubert, alors que la rĂ©daction du contrat laisse place Ă  une interprĂ©tation extensive visant une dĂ©cision administrative collective » imposĂ©e de maniĂšre gĂ©nĂ©rale par les pouvoirs publics. Une autre difficultĂ© soulevĂ©e par le tribunal, qui y rĂ©pond par anticipation, tient au fait que s’il n’y a pas d’interdiction de principe Ă  l’assurance perte d’exploitation pour coronavirus, la compagnie d’assurances, qui entend l’exclure des garanties, doit le prĂ©ciser16. La cause d’indemnisation liĂ©e Ă  l’épidĂ©mie relĂšve d’une nature particuliĂšre, certes due Ă  son caractĂšre inattendu et son ampleur, mais aussi au fait que l’assureur, comme son client, sont plutĂŽt habituĂ©s Ă  des dommages matĂ©riels incendie, dĂ©gĂąts des eaux, bris de machines par ex. ou liĂ©s aux risques crĂ©dit des clients17. Les dommages immatĂ©riels sont suivis la plupart du temps comme des pertes d’exploitation lorsque des machines ou des bĂątiments ont Ă©tĂ© endommagĂ©s. L’entreprise se met alors Ă  l’abri en souscrivant une garantie complĂ©mentaire des pertes occasionnĂ©es par la destruction des bĂątiments, des stocks ou des machines. Or dans l’affaire Rostang, la perte est une perte de clientĂšle, c’est-Ă -dire apprĂ©ciable non pas en termes de coĂ»ts mais de revenus et de nature incorporelle. Cette perte s’apprĂ©cie non pas en rĂ©sultante d’un dommage18 incendie par ex. mais d’un manque Ă  gagner. Cependant, il s’agit toujours de rĂ©pondre au problĂšme de l’entreprise confrontĂ©e au principe comptable de continuitĂ© d’exploitation. La dĂ©cision administrative de fermeture des restaurants est un alĂ©a comme les autres sur lequel repose l’assurance qu’AXA semble difficilement accepter car il n’entrait pas dans ses calculs de probabilitĂ©s, autre grand principe de l’assurance. Reste Ă  savoir si l’arrĂȘtĂ© du 14 mars 2020 constitue une dĂ©cision de nature administrative, Ă©lĂ©ment contestĂ© par AXA qui indique que le restaurant n’était pas contraint par cet arrĂȘtĂ©. Bien Ă©videmment, l’arrĂȘtĂ© est une dĂ©cision administrative par nature quand elle est prise par le ministre et l’interdiction de recevoir du public est une fermeture administrative. B – L’indemnisation dans l’affaire Rostang Le tribunal de commerce Ă©carte l’argumentation d’AXA qui repose sur l’idĂ©e que l’extension de garantie visait Ă  couvrir le cas oĂč le restaurant aurait Ă©tĂ© contraint de fermer pour n’avoir pas respectĂ© la rĂ©glementation hygiĂšne et sĂ©curitĂ©. Cette dĂ©cision individuelle traduit un lien personnel entre l’assureur et son client alors que le confinement imposĂ© est une mesure impersonnelle et gĂ©nĂ©rale. AXA soutient d’ailleurs que le restaurant pouvait maintenir une activitĂ© de livraison de plats ou Ă  emporter. Certes, le restaurateur Ă©tait dans cette possibilitĂ© mais Ă©videmment le manque Ă  gagner entre restauration sur place et Ă  emporter est prĂ©gnant. Aux dĂ©bats est surtout produite une attestation de l’expert-comptable Ă©tablissant le dĂ©ficit de trĂ©sorerie de Rostang. AXA soutient l’argument que le contrat d’assurance lui est inopposable car l’épidĂ©mie n’a Ă©tĂ© anticipĂ©e par personne. L’argument Ă©conomique vise Ă  persuader le juge que faute de prĂ©vision dans le calcul des cotisations, l’indemnisation des pertes d’exploitation subies par les entreprises depuis le dĂ©but de la crise mettrait le secteur en difficultĂ©. Les magistrats rĂ©pondent par une fin de non-recevoir. AXA France IARD explique le caractĂšre inassurable du risque pandĂ©mique tant [sur le] plan Ă©conomique que juridique. Ce dĂ©bat, pour intĂ©ressant qu’il puisse ĂȘtre et sur lequel les avis divergent, ne nous concerne pas », peut-on lire dans la dĂ©cision. Il incombait [donc] Ă  AXA d’exclure conventionnellement ce risque. Or ce risque pandĂ©mique n’est pas exclu du contrat signĂ© entre les parties ». Autrement dit, si un secteur Ă©conomique doit prĂ©voir les Ă©vĂšnements pour assurer sa gestion, le secteur de l’assurance est bien celui-lĂ . Au demeurant, AXA oublie volontairement de prĂ©ciser que parmi d’autres principes de l’assurance, il y a la compensation des primes et la compensation des risques19, qui est de nature Ă  prĂ©server ses avoirs. Conclusion Les contrats d’assurance des pertes d’exploitation sans dommage du type de celui de Maison Rostang sont assez peu rĂ©pandus mais il appartient Ă  chacun de faire lire son contrat par un conseil de son choix pour Ă©viter un manque Ă  gagner. L’AutoritĂ©20 de contrĂŽle prudentiel et de rĂ©solution sera par ailleurs amenĂ©e Ă  prendre position sur le problĂšme, avant ou aprĂšs l’appel en justice ? Sans attendre, les parlementaires sont Ă  l’origine de propositions de loi. Elles sont favorables aux assurĂ©s. La premiĂšre vise Ă  intĂ©grer dans le Code des assurances le concept d’état de catastrophe sanitaire21, sur le modĂšle de l’état de catastrophe naturelle. La proposition de loi a pour objet de dĂ©finir les risques des catastrophes sanitaires en termes de pertes Ă©conomiques directes ayant eu pour cause dĂ©terminante la prĂ©sence d’agent pathogĂšne indĂ©pendant de toute action humaine dĂ©libĂ©rĂ©e, et pour lequel les mesures habituelles Ă  prendre pour prĂ©venir ces dommages n’ont pu empĂȘcher leur survenance ou n’ont pu ĂȘtre prises ». La seconde vise Ă  crĂ©er un mĂ©canisme d’assurance des pertes d’exploitation liĂ©es Ă  des menaces ou crises sanitaires graves22. La proposition offre l’ajout d’un nouveau chapitre dans le Code des assurances prĂ©voyant le calcul de l’indemnisation et les conditions de fixation de la prime notamment. L’indemnisation correspondrait Ă  la baisse du rĂ©sultat brut d’exploitation due aux mesures prises en raison des menaces et crises sanitaires graves. La baisse serait ainsi estimĂ©e en comparant le rĂ©sultat brut d’exploitation de l’assurĂ© au cours de la pĂ©riode durant laquelle ces mesures ont un impact, et le rĂ©sultat brut d’exploitation moyen au cours de la mĂȘme pĂ©riode sur les trois derniers exercices clos.
ArticleL121-12 du Code de l'action sociale et des famillesfrançais: Les r?gles relatives ? l'action sociale de la mutualit? sociale agricole sont fix?es par les dispositions de l'articl Article L121-12 . 01 75 75 36 00. 01 75 75 36 00. Je suis un professionnel; Je suis un CSE; Je suis un particulier; Nos dossiers Nos modĂšles & smart docs L'incontournable pour mon entreprise Les actualitĂ©s RĂ©silier > Contrat d'assurance RĂ©silier votre contrat d'assurance Vous souhaitez rĂ©silier votre assurance ? Les contrats sont en gĂ©nĂ©ral Ă  reconduction automatique, et vous devrez respecter des rĂ©gles strictes pour bien rĂ©silier. DĂ©couvrez dans ce guide ces informations claires et concises, des liens vers nos guides de rĂ©siliation pour la plupart des types d'assurances, et des outils pratiques modĂšle gratuit de lettre, adresses, service de rĂ©siliation en ligne. Comment rĂ©silier votre contrat d'assurance ? - Le droit de renonciation - RĂ©silier Ă  l'Ă©chĂ©ance du contrat - RĂ©silier aprĂšs 12 mois d'engagement Ă  tout moment loi Hamon - RĂ©silier son contrat avant l'Ă©chĂ©ance pour un motif lĂ©gitime ModĂšles gratuit de lettres Nos guides de rĂ©siliation Service de rĂ©siliation en ligne Liste assureurs et courtiers Questions/RĂ©ponses Comment rĂ©silier votre contrat d'assurance ? Les contrats d'assurances de biens et de personnes auto, habitation, multimedia, santĂ©, prĂ©voyance... comportent en gĂ©nĂ©ral une pĂ©riode d'engagement de 12 mois et sont Ă  reconduction tacite si vous ne faites rien, ils sont renouvelĂ©s automatiquement Ă  leur Ă©chĂ©ance. Plusieurs cas de figure peuvent se prĂ©senter suivant votre situation. Tout d'abord vous pourrez dans certains cas exercer votre droit de renonciation pour annuler votre contrat et ĂȘtre remboursĂ©. Dans le cas gĂ©nĂ©ral vous ne pourrez ensuite rĂ©silier qu'Ă  l'Ă©chĂ©ance de votre contrat. Dans des situations particuliĂšres dĂ©mĂ©nagement, vente de votre vĂ©hicule pour une assurance auto, changement de situation... vous pourrez parfois rĂ©silier votre contrat sans attendre cette Ă©chĂ©ance. Une fois votre pĂ©riode d'engagement de 12 mois terminĂ©e, vous pourrez invoquer la Loi Hamon pour rĂ©silier certains contrats d'assurance auto, habitation, complĂ©mentaire santĂ©, affinitaire. ConformĂ©ment Ă  l'article L113-12 du code des assurances votre lettre devra ĂȘtre envoyĂ©e en courrier recommandĂ©. Le droit de renonciation ou droit de rĂ©tractation Droit de renonciation suite Ă  un dĂ©marchage ConformĂ©ment Ă  l'article L112-9 du code des assurances, si vous avez souscrit votre contrat suite Ă  un dĂ©marchage Ă  domicile ou Ă  votre lieu de travail, vous disposez d'un dĂ©lai 14 jours calendaires Ă  partir de la date de souscription pour l'annuler. Droit de renonciation suite Ă  une souscription Ă  distance internet, fax, tĂ©lĂ©phone ConformĂ©ment Ă  l'article L112-2-1 du code des assurances vous bĂ©nĂ©ficiez Ă©galement d'un droit de renonciation pour une souscription effectuĂ©e Ă  distance. Cependant ce dernier article ne s'applique pas aux assurances autos vous ne pouvez donc pas annuler une assurance auto souscrite par internet en gĂ©nĂ©ral, sauf si vous avez Ă©tĂ© dĂ©marchĂ© avant, via une newsletter commerciale ou un appel tĂ©lĂ©phonique par exemple. Cas particulier des assurances vie, assurances dĂ©cĂšs, assurance emprunteur et assurances obsĂšques ConformĂ©ment Ă  l'article L132-5-1 du code des assurances, vous pouvez renoncer Ă  un contrat d'assurance vie, une assurance dĂ©cĂšs, une assurance emprunteur et certaines assurances obsĂšques dans un dĂ©lai de 30 jours suivant la souscription. Ce droit de renonciation est valable quelque soit le canal de distribution. Exemples Le droit de renonciation s'applique dans les cas ci-dessous - souscription d'un contrat d'assurance habitation, de santĂ©, de prĂ©voyance par internet - souscription suite au passage d'un vendeur chez vous, ou Ă  votre travail - souscription suite Ă  un appel tĂ©lĂ©phonique - souscription suite Ă  la rĂ©ception d'un email commercial Le droit de renonciation ne s'applique pas dans les cas suivants - souscription en agence sauf assurance vie ou assurance capital dĂ©cĂšs - souscription d'un contrat pour un professionnel ou une sociĂ©tĂ© - vous avez dĂ©jĂ  sollicitĂ© une garantie du contrat - souscription d'une assurance auto par internet de votre propre initiative - souscription assurance voyage ou bagage pour une durĂ©e infĂ©rieure Ă  1 mois Comment exercer son droit de renonciation Si le dernier jour tombe un week-end, le dĂ©lai est prolongĂ© au lundi suivant. S'il tombe un jour fĂ©riĂ©, il est prolongĂ© au jour d'aprĂšs. Votre renonciation devra ĂȘtre effectuĂ©e par courrier recommandĂ© avec accusĂ© de rĂ©ception, et c'est la preuve de dĂ©pĂŽt, attestant de la date d'envoi, qui fait foi pour le respect du dĂ©lai. L'assureur dispose de 30 jours, Ă  compter de la rĂ©ception de votre lettre recommandĂ©e papier ou Ă©lectronique, pour vous rembourser. RĂ©siliation Ă  l'Ă©chĂ©ance du contrat ConformĂ©ment Ă  l'article L113-12 du code des assurances, l'assurĂ© peut rĂ©silier son contrat Ă  chaque Ă©chĂ©ance en respectant un prĂ©avis de 2 mois. Notez que l'Ă©chĂ©ance de votre contrat pourra ĂȘtre la date anniversaire de la souscription du contrat, mais aussi une date fixe dans l'annĂ©e, par exemple le 31 dĂ©cembre ou le 31 mai pour une mutuelle. Vous avez peur d'oublier de rĂ©silier ? ConformĂ©ment Ă  la loi Chatel article L113-15-1 l'assureur est obligĂ© de vous informer de cette possibilitĂ© de rĂ©silier au moins 15 jours avant la date limite de rĂ©siliation. Si vous avez reçu l'avis d'Ă©chĂ©ance en retard, le cachet de la Poste faisant foi, alors vous avez 20 jours pour rĂ©silier votre contrat Ă  son Ă©chĂ©ance. Si vous n'avez pas reçu d'avis d'Ă©chĂ©ance, vous pouvez rĂ©silier alors Ă  tout moment, la date effective de rĂ©siliation de votre contrat d'assurance sera le lendemain de la rĂ©ception de votre lettre. Mr Dupont a souscrit un contrat d'assurance d'habitation le 1er juin 2008. Alors qu'il souhaite rĂ©silier, il oublie d'envoyer une lettre de rĂ©siliation Ă  l'Ă©chĂ©ance en respectant le dĂ©lai de prĂ©avis de 2 mois, soit avant le 1er avril date d'envoi faisant foi. Toutefois Il reçoit le 10 mai 2009 un courrier de son assureur indiquant la prime pour l'annĂ©e Ă  venir. Mr Dupont connait ses droits et est devenu un homme vigilant, il lit donc le courrier avec attention et dĂ©couvre en petit caractĂšre, en bas de la page, une mention indiquant qu'il peut rĂ©silier son contrat dans les 20 jours suivant la date d'expĂ©dition du courrier. Il envoie donc un courrier recommandĂ© le 12 mai voir ici modĂšle de lettre de rĂ©siliation. La rĂ©siliation effective de son contrat sera donc le 1er juin. L'avis d'Ă©chĂ©ance pourra ĂȘtre notifiĂ© en petits caractĂšres, au bas de votre courrier indiquant le montant de la prime pour l'annĂ©e Ă  venir. Il faut ĂȘtre vigilant quand vous recevez un courrier de la part de votre assureur, et conserver prĂ©cieusement le courrier qui vous a Ă©tĂ© envoyĂ©, la date prise en considĂ©ration etant celle du cachet de la poste figurant sur la lettre. Sources - article L113-15-1 du code des assurances - article L221-10-1 du code de la mutualitĂ© - article L932-21-1 du code de la sĂ©curitĂ© sociale RĂ©silier Ă  tout moment aprĂšs le premier anniversaire ConformĂ©ment Ă  la loi Hamon, vous pouvez rĂ©silier certains contrats d'assurance Ă  tout moment 12 mois aprĂšs la premiĂšre souscription. Contrats d'assurances concernĂ©s - Assurances habitation - Assurances auto - complĂ©mentaires santĂ© - assurances affinitaires et notamment les assurances mobiles et multimedia. La rĂ©siliation de votre contrat d'assurance sera effective 1 mois aprĂšs la rĂ©ception de la notification par l'assureur. Pour les assurances obligatoires assurance auto, assurance habitation pour les locataires, c'est le nouvel assureur qui se charge de la rĂ©siliation. Vous pouvez donc, en rĂ©alitĂ©, non pas rĂ©silier mais changer d'assureur Ă  tout moment. A titre d'exemple les contrats ci-dessous n'entrent pas le pĂ©rimĂštre de la loi Hamon - protection juridique - assurances de prĂ©voyance dĂ©cĂšs, dĂ©pendance, obsĂšque, garantie accidents de la vie - assurance voyage - assurance multimedia non affinitaire il peut s'agir par exemple d'une assurance proposĂ©e par votre banque pour couvrir les dommages de vos appareils multimedia. Ce n'est pas une assurance affinitaire car elle n'est pas proposĂ©e en lien avec la vente d'un produit par un distributeur - contrat d'assistance article 113-15-12 du code des assurances loi Hamon RĂ©silier son contrat avant l'Ă©chĂ©ance pour un motif lĂ©gitime ConformĂ©ment Ă  l'article L113-16 du code des assurances, en cas de dĂ©mĂ©nagement, mariage, divorce, changement de profession, retraite, et Ă  condition que ce changement implique une modification du risque garanti Ă  vĂ©rifier avec l'assureur, vous pouvez rĂ©silier votre contrat dans les 3 mois suivant l'Ă©vĂšnement et sans pĂ©nalitĂ©. Il vous faudra fournir Ă  votre assureur les piĂšces justificatives. Le dĂ©lai de rĂ©siliation est de 1 mois aprĂšs rĂ©ception du courrier. Vous serez remboursĂ© au prorata de la cotisation dĂ©jĂ  acquittĂ©e. Perte du bien assurĂ© La perte de l'objet que vous avez assurĂ©, par exemple dans le cadre d'une assurance couvrant un tĂ©lĂ©phone mobile, un appareil multimedia, est un motif de rĂ©siliation lĂ©gitime Ă  condition qu'elle ne soit pas couverte par l'assurance Article L121-9 du code des assurances. En pratique ce motif peut ĂȘtre utilisĂ© surtout pour les assurances mobiles et multimedia, les assurances affinitaires, les assurances de biens et d'Ă©quipement, et les mutuelles animaux en cas de fugue de votre animal par exemple. Si vous l'avez payĂ©e par avance, L'assureur est tenu de vous rembourser la portion de cotisation pour la pĂ©riode ou le risque n'a pas couru, c'est Ă  dire entre le jour de la perte du bien ou de l'animal, et la date d'Ă©chĂ©ance du contrat. Vente, donation, ou destruction d'un vĂ©hicule ou bateau ConformĂ©ment Ă  l'article du Code des Assurances, en cas de vente, donation, ou destruction de votre auto, moto, camion scooter et autres vĂ©hicules, ou bateau, l'assurance est suspendue Ă  minuit. Le dĂ©lai de rĂ©siliation est de 10 jours aprĂšs rĂ©ception de la lettre. Vous serez remboursĂ© au prorata de la cotisation dĂ©jĂ  acquittĂ©e. Vous pouvez consultez notre guide sur la rĂ©siliation d'une assurance auto pour plus de prĂ©cisions et des exemples. Cession du bien assurĂ© sauf vĂ©hicule ou bateau Dans le cas de la vente ou le don cession Ă  titre gratuit d'un bien assurĂ© tĂ©lĂ©phone mobile, ordinateur, animal de compagnie, l'assurance est maintenue et transfĂ©rĂ©e au nouveau propriĂ©taire. Afin de ne plus payer les cotisations Ă  venir ou ĂȘtre remboursĂ©, vous devez prĂ©venir votre assureur dĂšs que possible, en joignant Ă  votre lettre une attestation de cession. Si vous avez dĂ©jĂ  payĂ© la cotisation, vous devez ĂȘtre remboursĂ© pour la pĂ©riode allant de la date de rĂ©ception de votre lettre Ă  la date d'Ă©chĂ©ance du contrat. Article L121-10 du code des assurances "... En cas d'aliĂ©nation de la chose assurĂ©e, celui qui aliĂšne reste tenu vis-Ă -vis de l'assureur au paiement des primes Ă©chues, mais il est libĂ©rĂ©, mĂȘme comme garant des primes Ă  Ă©choir, Ă  partir du moment oĂč il a informĂ© l'assureur de l'aliĂ©nation par lettre..." Augmentation de la cotisation non justifiĂ©e Une augmentation de votre prime d'assurance non justifiĂ©e hors indexation sur indice de rĂ©fĂ©rence, modification du bonus-malus pour une assurance auto/moto, augmentation des taxes pourra ĂȘtre un motif de rĂ©siliation anticipĂ©e de votre contrat. Modification du risque ConformĂ©ment Ă  l'article du code des Assurances, vous pouvez rĂ©silier votre contrat dans les situations ci-dessous Ă  condition que le risque assurĂ© soit modifiĂ© - changement de domicile dĂ©mĂ©nagement - changement de situation matrimoniale PACS, mariage, divorce - changement de rĂ©gime matrimonial sĂ©paration de biens, communautĂ© de biens... - retraite professionnelle - cessation dĂ©finitive des activitĂ©s professionnelles - changement de profession Notez que vous devrez informer votre assureur dans un dĂ©lai de 3 mois suivant l'Ă©vĂšnement. La rĂ©siliation prend effet 1 mois aprĂšs la rĂ©ception de votre lettre recommandĂ©e, l'accusĂ© de rĂ©ception faisant foi. L'assureur devra vous rembourser, si vous les avez payĂ© par avance, les cotisations pour la pĂ©riode courant entre la date effective de rĂ©siliation et la date d'Ă©chĂ©ance initiale. DĂ©cĂšs du titulaire du contrat En cas de dĂ©cĂšs du titulaire du contrat, le contrat est automatiquement transfĂ©rĂ© Ă  ou aux hĂ©ritiers qui peuvent le rĂ©silier Ă  tout moment, ou dĂ©cider de le conserver en accord avec l'assureur. Il faudra joindre par exemple un acte de dĂ©cĂšs Article L121-10 du code des assurances La rĂ©siliation de votre contrat devra ĂȘtre effectuĂ©e par l'assureur Ă  la date d'envoi de votre lettre ou autre notification, le preuve de dĂ©pĂŽt faisant foi. Vous devrez fournir un acte de dĂ©cĂšs. Vous serez remboursĂ© pour la pĂ©riode de cotisation allant de la date effective de rĂ©siliation Ă  la date d'Ă©chĂ©ance initiale du contrat. ModĂšle de lettre de rĂ©siliation de votre contrat d'assurance ExpĂ©diteur Fait Ă  le Adresse Destinataire Adresse SiĂšge Social Contrat NumĂ©ro Type d'assurance Lettre recommandĂ©e avec accusĂ© de rĂ©ception Madame, Monsieur, J'ai l'honneur de vous informer que par la prĂ©sente lettre recommandĂ©e, j'entends faire cesser les effets de la Police d'Assurance dont les rĂ©fĂ©rences sont portĂ©es ci-dessus [choisissez la situation qui vous concerne] - - > A l'Ă©chĂ©ance annuelle de mon contrat, soit le ..../..../.... - - > Ă  compter du ..../..../.... suite Ă  l'absence d'information relative Ă  la date limite d'exercice par l'assurĂ© du droit Ă  renonciation du contrat selon les dispositions du premier alinĂ©a de l'article L'113-15-1 du Code des Assurances. - - > Le ..../..../.... pour vente, donation, destruction de mon vĂ©hicule article du Code des Assurances - - > ConformĂ©ment Ă  la loi Hamon un mois suivant la rĂ©ception de cette notification, ayant souscrit mon contrat il y a plus de 12 mois article 113-15-12 du code des assurances - - > Dans un dĂ©lai de 1 mois, Ă  compter de la prĂ©sente notification en application des dispositions de l'article du code des Assurances, pour le motif suivant - - > changement de domicile * - - > changement de rĂ©gime matrimonial * - - > changement de situation matrimonial * - - > retraite professionnelle * - - > cessation dĂ©finitive des activitĂ©s professionnelles * - - > changement de profession * - - > A dater de ce jour, conformĂ©ment aux dispositions de l'article du Code des Assurances appliquĂ©es Ă  ma qualitĂ© de propriĂ©taire des biens assurĂ©s, rĂ©sultant - - > d'un achat - - > d'une succession - - > Par suite de l'augmentation de votre tarif, dans un dĂ©lai de 30 jours Ă  compter de ce jour, soit le ..../..../.... Je vous remercie de m'adresser dans les plus brefs dĂ©lais un relevĂ© d'informations. Veuillez agrĂ©er l'expression de mes salutations distinguĂ©es. * joindre les justificatifs RĂ©siliation en ligne Nous mettons Ă  votre disposition un service de rĂ©siliation en ligne de votre assurance vous personnalisez votre lettre via un formulaire de rĂ©siliation prĂ©-rempli avec un modĂšle de lettre et l'adresse postale de l'assureur. Votre lettre sera imprimĂ©e dans la journĂ©e, envoyĂ©e par la Poste en courrier recommandĂ© avec accuĂ© de rĂ©ception, et distribuĂ©e dans un dĂ©lai moyen de 72h par la Poste contre signature. Vous pouvez choisir Ă©galement de l'envoyer en LRE lettre recommandĂ©e Ă©lectronique. Assurance Auto / Motos / deux-roues Assurance Camping-Car Assurance Bateau Assurance habitation Assurance mobile Assurance affinitaire Assurance santĂ© Assurance hospitalisation Garantie accidents de la vie Garantie dĂ©pendance / autonomie PrĂ©voyance dĂ©cĂšs PrĂ©voyance obsĂšques Assurance scolaire Assurance emprunteur Assurance loisirs Protection juridique Assurance vie Guides de rĂ©siliation par type d'assurance Consultez nos guides pour plus de prĂ©cisions Assurance Habitation ComplĂ©mentaire SantĂ© assurance hospitalisation Assurance Auto/Moto Assurance Mobile Assurance Vie Assurance voyage Assurance Emprunteur Assurance scolaire Protection juridique Assurance Animaux Assurance deces Assurance obseques Assurance GAV Assurance DĂ©pendance et autonomie Assurance loisirs Assurance affinitaire assurance mobile, multimedia, moyens de paiement.. Extension de garantie Assurance VĂ©lo Assureurs et courtiers + Assurances courtier Adrea Advise / Parachut Aesio Mutuelle AG2R La Mondiale & ViasantĂ© Allianz ex AGF Alptis AMV Apicil Apivia April Asaf & AFPS ATM Assurances Aviva Axa Auxia Banque Populaire BNP Paribas Caisse d'Epargne Carrefour Assurance Cegema CIC Chapka Assurances Cocoon assurances La Banque Postale Le CrĂ©dit Agricole Le CrĂ©dit Mutuel ACM, Suravenir Assurance Direct Assurance DMA Assurances ECA Assurances Electro DĂ©pĂŽt Eovi Mcd Mutuelle Eurodatacar Eurofil FMA Assurances GAN Assurances Garantie PrivĂ©e courtier Generali Groupama GMF Identicar Harmonie Mutuelle Henner Karapass KSM L'EquitĂ© L'Olivier Assurance LCL LMDE Maaf Macif MAE Malakoff Humanis MAE MGS - Mutuelle GĂ©nĂ©rale SantĂ© Maif Mapa Matmut MPG MMA MNT Mutac Mutuelle CCMO Mutuelle de Poitiers Assurances Mutuelle des Motards Mutuelle Saint Christophe Mutuelle Saint Martin NĂ©oliane SantĂ© et PrĂ©voyance groupe Santiane PFG Planet Assurances Pop SantĂ© Ritchaard SantĂ© Assurance Roc Eclerc SociĂ©tĂ© gĂ©nĂ©rale SogĂ©cap, Sogessur Securycar Serenis Assurances SFAM SPB SPVIE Assurances Swiss Life Thelem Assurances + Assurances +Assurances - Service Clients Villa La Vigne Chemin de la Fauceille 66100 Perpignan contact Tel 09 72 16 39 50 Questions/RĂ©ponses Ou ma lettre de rĂ©siliation doit-elle ĂȘtre envoyĂ©e ? ConformĂ©ment Ă  l'article L113-14 du code des assurances votre lettre de rĂ©siliation doit ĂȘtre envoyĂ©e au siĂšge social de l'assureur ou chez son reprĂ©sentant. "Dans tous les cas oĂč l'assurĂ© a la facultĂ© de demander la rĂ©siliation, il peut le faire Ă  son choix, soit par une dĂ©claration faite contre rĂ©cĂ©pissĂ© au siĂšge social ou chez le reprĂ©sentant de l'assureur dans la localitĂ©, soit par acte extrajudiciaire, soit par lettre recommandĂ©e ou par envoi recommandĂ© Ă©lectronique, soit par tout autre moyen indiquĂ© dans la police." Est-la date d'envoi ou la date de rĂ©ception qui compte pour le respect du dĂ©lai de prĂ©avis ? L’article L113-12 prĂ©cise que c’est la date d’envoi qui compte "Toutefois, l'assurĂ© a le droit de rĂ©silier le contrat Ă  l'expiration d'un dĂ©lai d'un an, en adressant une lettre recommandĂ©e ou un envoi recommandĂ© Ă©lectronique Ă  l'assureur au moins deux mois avant la date d'Ă©chĂ©ance de ce contrat. »De plus, cette information est confirmĂ©e par cet article de l'INC. Le 17 dĂ©cembre, ma mĂšre 81 ans a Ă©tĂ© contactĂ©e au tĂ©lĂ©phone par une sociĂ©tĂ©. Elle ne se souvient de pas grand chose Ă  part que cela allait ĂȘtre moins cher. Elle a donnĂ© numĂ©ro Iban numĂ©ro secu, sa mutuelle, son assurance. Elle n’a pas ouvert les 4 sms, elle ne sait pas le faire. Elle n’a pas Pu communiquer les codes pour signatures des contrats. On est le 28 dĂ©cembre et pas de nouvelles. Que faire pour se rĂ©tracter quand on a aucune info ? Bertrand D. le 29 dĂ©cembre 2021 Depuis le 9 avril 2021 LOI n° 2021-402 du 8 avril 2021 un simple accord verbal ne suffit plus pour souscrire une assurance via un dĂ©marchage tĂ©lĂ©phonique. Une signature manuscrite ou Ă©lectronique est obligatoire. Pour votre mĂšre le fait qu’elle n’a pas ouvert les sms et communiquĂ© le code confidentiel qui Ă©tait probablement indiquĂ© implique qu’elle n’a pas signĂ© le contrat par ce moyen. Il faudrait vĂ©rifier Ă©galement avec elle qu’elle n’a pas signĂ© via internet mais c’est peu probable. Il ne sera alors pas nĂ©cessaire de se rĂ©tracter, vu que le contrat n’est pas souscrit. Je vous conseille nĂ©anmoins de surveiller les relevĂ©s bancaire pour identifier tout prĂ©lĂšvement frauduleux et prĂ©venir votre banque si nĂ©cessaire pour un remboursement. Est-ce que je peux, pour rĂ©silier mon assurance, simplement ne plus payer les cotisations en faisant opposition sur les prĂ©lĂšvements ? Nous ne pouvons que vous dĂ©conseiller cet option, car mĂȘme si votre contrat est rĂ©siliĂ© par l'assureur et que vous n'ĂȘtes plus assurĂ©, vous devrez quand mĂȘme payer les cotisations dues pour la nouvelle pĂ©riode. En effet, si vous ne payer pas la cotisation due dans les 10 jours suivant la date d'Ă©chĂ©ance de votre contrat, votre assureur vous enverra une lettre de rappel par courrier recommandĂ© avec accusĂ© de rĂ©ception. Vous avez dĂšs lors 30 jours pour payer, sinon votre contrat sera suspendu. L'assureur peut ensuite rĂ©silier votre contrat 10 jours aprĂšs ces 30 jours, soit 40 jours aprĂšs la date figurant sur l'accusĂ© de rĂ©ception article 113-3 du code des assurances DerniĂšre mise Ă  jour le mardi 14 juin 2022
ï»żBernardBeignier. L'immunitĂ© Ă©dictĂ©e par le troisiĂšme alinĂ©a de l'article L. 121-12 du code des assurances (subrogation de l'assureur) ne bĂ©nĂ©ficie qu'aux personnes visĂ©es au texte : possibilitĂ© d'un recours subrogatoire contre l'assureur de responsabilitĂ© de l'une de ces personnes. Recueil Dalloz, Dalloz, 1994, pp.235.
Article L 113-1 Ă  L 113-17 du code des assurances Chapitre III du code des assurances Les Obligations de l'assureur et de l'assurĂ© Article L113-1 du code des assurances Loi nÂș 81-5 du 7 janvier 1981 art. 28 II Journal Officiel du 8 janvier 1981 rectificatif JORF 8 fĂ©vrier 1981 Les pertes et les dommages occasionnĂ©s par des cas fortuits ou causĂ©s par la faute de l'assurĂ© sont Ă  la charge de l'assureur, sauf exclusion formelle et limitĂ©e contenue dans la police. Toutefois, l'assureur ne rĂ©pond pas, des pertes et dommages provenant d'une faute intentionnelle ou dolosive de l'assurĂ©. Article L113-2 du code des assurances Loi nÂș 89-1014 du 31 dĂ©cembre 1989 art. 10 Journal Officiel du 3 janvier 1990 en vigueur le 1er mai 1990 L'assurĂ© est obligĂ© De payer la prime ou cotisation aux Ă©poques convenues ;De rĂ©pondre exactement aux questions posĂ©es par l'assureur, notamment dans le formulaire de dĂ©claration du risque par lequel l'assureur l'interroge lors de la conclusion du contrat, sur les circonstances qui sont de nature Ă  faire apprĂ©cier par l'assureur les risques qu'il prend en charge ;De dĂ©clarer, en cours de contrat, les circonstances nouvelles qui ont pour consĂ©quence soit d'aggraver les risques, soit d'en crĂ©er de nouveaux et rendent de ce fait inexactes ou caduques les rĂ©ponses faites Ă  l'assureur, notamment dans le formulaire mentionnĂ© au 2Âș ci-dessus. L'assurĂ© doit, par lettre recommandĂ©e, dĂ©clarer ces circonstances Ă  l'assureur dans un dĂ©lai de quinze jours Ă  partir du moment oĂč il en a eu connaissance ;De donner avis Ă  l'assureur, dĂšs qu'il en a eu connaissance et au plus tard dans le dĂ©lai fixĂ© par le contrat, de tout sinistre de nature Ă  entraĂźner la garantie de l'assureur. Ce dĂ©lai ne peut ĂȘtre infĂ©rieur Ă  cinq jours ouvrĂ©s. Ce dĂ©lai minimal est ramenĂ© Ă  deux jours ouvrĂ©s en cas de vol et Ă  vingt-quatre heures en cas de mortalitĂ© du bĂ©tail. Les dĂ©lais ci-dessus peuvent ĂȘtre prolongĂ©s d'un commun accord entre les parties contractantes. Lorsqu'elle est prĂ©vue par une clause du contrat, la dĂ©chĂ©ance pour dĂ©claration tardive au regard des dĂ©lais prĂ©vus au 3Âș et au 4Âș ci-dessus ne peut ĂȘtre opposĂ©e Ă  l'assurĂ© que si l'assureur Ă©tablit que le retard dans la dĂ©claration lui a causĂ© un prĂ©judice. Elle ne peut Ă©galement ĂȘtre opposĂ©e dans tous les cas oĂč le retard est dĂ» Ă  un cas fortuit ou de force majeure. Les dispositions mentionnĂ©es aux 1Âș, 3Âș et 4Âș ci-dessus ne sont pas applicables aux assurances sur la vie. Article L113-3 du code des assurances Loi nÂș 81-5 du 7 janvier 1981 art. 31 Journal Officiel du 8 janvier 1981 rectificatif JORF 8 fĂ©vrier 1981 La prime est payable au domicile de l'assureur ou du mandataire dĂ©signĂ© par lui Ă  cet effet. Toutefois, la prime peut ĂȘtre payable au domicile de l'assurĂ© ou Ă  tout autre lieu convenu dans les cas et conditions limitativement fixĂ©s par dĂ©cret en Conseil d'Etat. A dĂ©faut de paiement d'une prime, ou d'une fraction de prime, dans les dix jours de son Ă©chĂ©ance, et indĂ©pendamment du droit pour l'assureur de poursuivre l'exĂ©cution du contrat en justice, la garantie ne peut ĂȘtre suspendue que trente jours aprĂšs la mise en demeure de l'assurĂ©. Au cas oĂč la prime annuelle a Ă©tĂ© fractionnĂ©e, la suspension de la garantie, intervenue en cas de non-paiement d'une des fractions de prime, produit ses effets jusqu'Ă  l'expiration de la pĂ©riode annuelle considĂ©rĂ©e. La prime ou fraction de prime est portable dans tous les cas, aprĂšs la mise en demeure de l'assurĂ©. L'assureur a le droit de rĂ©silier le contrat dix jours aprĂšs l'expiration du dĂ©lai de trente jours mentionnĂ© au deuxiĂšme alinĂ©a du prĂ©sent article. Le contrat non rĂ©siliĂ© reprend pour l'avenir ses effets, Ă  midi le lendemain du jour oĂč ont Ă©tĂ© payĂ©s Ă  l'assureur ou au mandataire dĂ©signĂ© par lui Ă  cet effet, la prime arriĂ©rĂ©e ou, en cas de fractionnement de la prime annuelle, les fractions de prime ayant fait l'objet de la mise en demeure et celles venues Ă  Ă©chĂ©ance pendant la pĂ©riode de suspension ainsi que, Ă©ventuellement, les frais de poursuites et de recouvrement. Les dispositions des alinĂ©as 2 Ă  4 du prĂ©sent article ne sont pas applicables aux assurances sur la vie. Article L113-4 du code des assurances Loi nÂș 89-1014 du 31 dĂ©cembre 1989 art. 11 Journal Officiel du 3 janvier 1990 en vigueur le 1er mai 1990 En cas d'aggravation du risque en cours de contrat, telle que, si les circonstances nouvelles avaient Ă©tĂ© dĂ©clarĂ©es lors de la conclusion ou du renouvellement du contrat, l'assureur n'aurait pas contractĂ© ou ne l'aurait fait que moyennant une prime plus Ă©levĂ©e, l'assureur a la facultĂ© soit de dĂ©noncer le contrat, soit de proposer un nouveau montant de prime. Dans le premier cas, la rĂ©siliation ne peut prendre effet que dix jours aprĂšs notification et l'assureur doit alors rembourser Ă  l'assurĂ© la portion de prime ou de cotisation affĂ©rente Ă  la pĂ©riode pendant laquelle le risque n'a pas couru. Dans le second cas, si l'assurĂ© ne donne pas suite Ă  la proposition de l'assureur ou s'il refuse expressĂ©ment le nouveau montant, dans le dĂ©lai de trente jours Ă  compter de la proposition, l'assureur peut rĂ©silier le contrat au terme de ce dĂ©lai, Ă  condition d'avoir informĂ© l'assurĂ© de cette facultĂ©, en la faisant figurer en caractĂšres apparents dans la lettre de proposition. Toutefois, l'assureur ne peut plus se prĂ©valoir de l'aggravation des risques quand, aprĂšs en avoir Ă©tĂ© informĂ© de quelque maniĂšre que ce soit, il a manifestĂ© son consentement au maintien de l'assurance, spĂ©cialement en continuant Ă  recevoir les primes ou en payant, aprĂšs un sinistre, une indemnitĂ©. L'assurĂ© a droit en cas de diminution du risque en cours de contrat Ă  une diminution du montant de la prime. Si l'assureur n'y consent pas, l'assurĂ© peut dĂ©noncer le contrat. La rĂ©siliation prend alors effet trente jours aprĂšs la dĂ©nonciation. L'assureur doit alors rembourser Ă  l'assurĂ© la portion de prime ou cotisation affĂ©rente Ă  la pĂ©riode pendant laquelle le risque n'a pas couru. L'assureur doit rappeler les dispositions du prĂ©sent article Ă  l'assurĂ©, lorsque celui-ci l'informe soit d'une aggravation, soit d'une diminution de risques. Les dispositions du prĂ©sent article ne sont applicables ni aux assurances sur la vie, ni Ă  l'assurance maladie lorsque l'Ă©tat de santĂ© de l'assurĂ© se trouve modifiĂ©. Article L113-5 du code des assurances Loi nÂș 81-5 du 7 janvier 1981 art. 33 I Journal Officiel du 8 janvier 1981 rectificatif JORF 8 fĂ©vrier 1981 Lors de la rĂ©alisation du risque ou Ă  l'Ă©chĂ©ance du contrat, l'assureur doit exĂ©cuter dans le dĂ©lai convenu la prestation dĂ©terminĂ©e par le contrat et ne peut ĂȘtre tenu au-delĂ . Article L113-6 du code des assurances Loi nÂș 81-5 du 7 janvier 1981 art. 31 Journal Officiel du 8 janvier 1981 rectificatif JORF 8 fĂ©vrier 1981 Loi nÂș 85-98 du 25 janvier 1985 art. 221 I Journal Officiel du 26 janvier 1985 en vigueur le 1er janvier 1986 Loi nÂș 89-1014 du 31 dĂ©cembre 1989 art. 36 Journal Officiel du 3 janvier 1990 en vigueur le 1er juillet 1990 L'assurance subsiste en cas de redressement ou de liquidation judiciaire de l'assurĂ©. L'administrateur ou le dĂ©biteur autorisĂ© par le juge commissaire ou le liquidateur selon le cas et l'assureur conservent le droit de rĂ©silier le contrat pendant un dĂ©lai de trois mois Ă  compter de la date du jugement de redressement ou de liquidation judiciaire. La portion de prime affĂ©rente au temps pendant lequel l'assureur ne couvre plus le risque est restituĂ©e au dĂ©biteur. En cas de liquidation judiciaire d'une entreprise mentionnĂ©e Ă  l'article L. 310-1, les contrats qu'elle dĂ©tient dans son portefeuille sont soumis aux dispositions des articles L. 326-12 et L. 326-13, Ă  compter de l'arrĂȘtĂ© ou de la dĂ©cision prononçant le retrait de l'agrĂ©ment administratif. Article L113-8 du code des assurances Loi nÂș 81-5 du 7 janvier 1981 art. 32 Journal Officiel du 8 janvier 1981 rectificatif JORF 8 fĂ©vrier 1981 IndĂ©pendamment des causes ordinaires de nullitĂ©, et sous rĂ©serve des dispositions de l'article L. 132-26, le contrat d'assurance est nul en cas de rĂ©ticence ou de fausse dĂ©claration intentionnelle de la part de l'assurĂ©, quand cette rĂ©ticence ou cette fausse dĂ©claration change l'objet du risque ou en diminue l'opinion pour l'assureur, alors mĂȘme que le risque omis ou dĂ©naturĂ© par l'assurĂ© a Ă©tĂ© sans influence sur le sinistre. Les primes payĂ©es demeurent alors acquises Ă  l'assureur, qui a droit au paiement de toutes les primes Ă©chues Ă  titre de dommages et intĂ©rĂȘts. Les dispositions du second alinĂ©a du prĂ©sent article ne sont pas applicables aux assurances sur la vie. Article L113-9 du code des assurances L'omission ou la dĂ©claration inexacte de la part de l'assurĂ© dont la mauvaise foi n'est pas Ă©tablie n'entraĂźne pas la nullitĂ© de l'assurance. Si elle est constatĂ©e avant tout sinistre, l'assureur a le droit soit de maintenir le contrat, moyennant une augmentation de prime acceptĂ©e par l'assurĂ©, soit de rĂ©silier le contrat dix jours aprĂšs notification adressĂ©e Ă  l'assurĂ© par lettre recommandĂ©e, en restituant la portion de la prime payĂ©e pour le temps oĂč l'assurance ne court plus. Dans le cas oĂč la constatation n'a lieu qu'aprĂšs un sinistre, l'indemnitĂ© est rĂ©duite en proportion du taux des primes payĂ©es par rapport au taux des primes qui auraient Ă©tĂ© dues, si les risques avaient Ă©tĂ© complĂštement et exactement dĂ©clarĂ©s. Article L113-10 du code des assurances Dans les assurances oĂč la prime est dĂ©comptĂ©e soit en raison des salaires, soit d'aprĂšs le nombre des personnes ou des choses faisant l'objet du contrat, il peut ĂȘtre stipulĂ© que, pour toute erreur ou omission dans les dĂ©clarations servant de base Ă  la fixation de la prime l'assurĂ© doit payer, outre le montant de la prime, une indemnitĂ© qui ne peut en aucun cas excĂ©der 50 % de la prime omise. Il peut ĂȘtre Ă©galement stipulĂ© que lorsque les erreurs ou omissions ont, par leur nature, leur importance ou leur rĂ©pĂ©tition, un caractĂšre frauduleux, l'assureur est en droit de rĂ©pĂ©ter les sinistres payĂ©s, et ce indĂ©pendamment du paiement de l'indemnitĂ© ci-dessus prĂ©vue. Article L113-11 du code des assurances Sont nulles Toutes clauses gĂ©nĂ©rales frappant de dĂ©chĂ©ance l'assurĂ© en cas de violation des lois ou des rĂšglements, Ă  moins que cette violation ne constitue un crime ou un dĂ©lit intentionnel ;Toutes clauses frappant de dĂ©chĂ©ance l'assurĂ© Ă  raison de simple retard apportĂ© par lui Ă  la dĂ©claration du sinistre aux autoritĂ©s ou Ă  des productions de piĂšces, sans prĂ©judice du droit pour l'assureur de rĂ©clamer une indemnitĂ© proportionnĂ©e au dommage que ce retard lui a causĂ©. Article L113-12 du code des assurances Loi nÂș 89-1014 du 31 dĂ©cembre 1989 art. 12 Journal Officiel du 3 janvier 1990 en vigueur le 1er mai 1990 La durĂ©e du contrat et les conditions de rĂ©siliation sont fixĂ©es par la police. Toutefois, l'assurĂ© a le droit de rĂ©silier le contrat Ă  l'expiration d'un dĂ©lai d'un an, en envoyant une lettre recommandĂ©e Ă  l'assureur au moins deux mois avant la date d'Ă©chĂ©ance. Ce droit appartient, dans les mĂȘmes conditions, Ă  l'assureur. Il peut ĂȘtre dĂ©rogĂ© Ă  cette rĂšgle pour les contrats individuels d'assurance maladie et pour la couverture des risques autres que ceux des particuliers. Le droit de rĂ©silier le contrat tous les ans doit ĂȘtre rappelĂ© dans chaque police. Le dĂ©lai de rĂ©siliation court Ă  partir de la date figurant sur le cachet de la poste. Les dispositions du prĂ©sent article ne sont pas applicables aux assurances sur la vie. Article L113-14 du code des assurances Loi nÂș 81-5 du 7 janvier 1981 art. 28 II Journal Officiel du 8 janvier 1981 rectificatif JORF 8 fĂ©vrier 1981 Dans tous les cas oĂč l'assurĂ© a la facultĂ© de demander la rĂ©siliation, il peut le faire Ă  son choix, soit par une dĂ©claration faite contre rĂ©cĂ©pissĂ© au siĂšge social ou chez le reprĂ©sentant de l'assureur dans la localitĂ©, soit par acte extra-judiciaire, soit par lettre recommandĂ©e, soit par tout autre moyen indiquĂ© dans la police. Article L113-15 du code des assurances Loi nÂș 81-5 du 7 janvier 1981 art. 28 II Journal Officiel du 8 janvier 1981 rectificatif JORF 8 fĂ©vrier 1981 La durĂ©e du contrat doit ĂȘtre mentionnĂ©e en caractĂšres trĂšs apparents dans la police. La police doit Ă©galement mentionner que la durĂ©e de la tacite reconduction ne peut en aucun cas, ĂȘtre supĂ©rieure Ă  une annĂ©e. Article L113-16 du code des assurances Loi nÂș 89-1014 du 31 dĂ©cembre 1989 art. 13 Journal Officiel du 3 janvier 1990 en vigueur le 1er mai 1990 En cas de survenance d'un des Ă©vĂ©nements suivants changement de domicile ;changement de situation matrimoniale ;changement de rĂ©gime matrimonial ;changement de profession ;retraite professionnelle ou cessation dĂ©finitive d'activitĂ© professionnelle, le contrat d'assurance peut ĂȘtre rĂ©siliĂ© par chacune des parties lorsqu'il a pour objet la garantie de risques en relation directe avec la situation antĂ©rieure et qui ne se retrouvent pas dans la situation nouvelle. La rĂ©siliation du contrat ne peut intervenir que dans les trois mois suivant la date de l'Ă©vĂ©nement. La rĂ©siliation prend effet un mois aprĂšs que l'autre partie au contrat en a reçu notification. L'assureur doit rembourser Ă  l'assurĂ© la partie de prime ou de cotisation correspondant Ă  la pĂ©riode pendant laquelle le risque n'a pas couru, pĂ©riode calculĂ©e Ă  compter de la date d'effet de la rĂ©siliation. Il ne peut ĂȘtre prĂ©vu le paiement d'une indemnitĂ© Ă  l'assureur dans les cas de rĂ©siliation susmentionnĂ©s. Les dispositions du prĂ©sent article ne sont pas applicables aux assurances sur la vie. Elles sont applicables Ă  compter du 9 juillet 1973 aux contrats souscrits antĂ©rieurement au 15 juillet 1972. Un dĂ©cret en Conseil d'Etat fixe les conditions d'application du prĂ©sent article, et notamment la date qui, pour chacun des cas Ă©numĂ©rĂ©s au premier alinĂ©a, est retenue comme point de dĂ©part du dĂ©lai de rĂ©siliation. Article L113-17 du code des assurances insĂ©rĂ© par Loi nÂș 89-1014 du 31 dĂ©cembre 1989 art. 14 Journal Officiel du 3 janvier 1990 en vigueur le 1er mai 1990 L'assureur qui prend la direction d'un procĂšs intentĂ© Ă  l'assurĂ© est censĂ© aussi renoncer Ă  toutes les exceptions dont il avait connaissance lorsqu'il a pris la direction du procĂšs. L'assurĂ© n'encourt aucune dĂ©chĂ©ance ni aucune autre sanction du fait de son immixtion dans la direction du procĂšs s'il avait intĂ©rĂȘt Ă  le faire.
LecaractÚre impératif de l'article L. 121-2 du Code des assurances justifie la couverture du civilement responsable pour tous les comportements des personnes dont il doit légalement répondre. Pour autant, il semble que l'assureur ne doit pas sa garantie si la victime se trouve exclue contractuellement de l'assurance responsabilité civile.
Par deux arrĂȘts du 25 novembre et du 16 dĂ©cembre 2021, Conseil d’Etat et Cour de cassation ont eu Ă  se pencher sur les conditions de la subrogation de l’assureur dans les droits de son assurĂ©, aprĂšs paiement de l’indemnitĂ© CE, 25 novembre 2021, SociĂ©tĂ©s Vitoux et Groupama Nord Est, req. n°442977[1] et Cass. Civ. 2e, 16 dĂ©cembre 2021, n° Ces deux hautes juridictions apportent ainsi des prĂ©cisions nĂ©cessaires, dans un domaine oĂč les tiers Ă  l’encontre desquels ledit recours subrogatoire est exercĂ© tentent souvent d’échapper au dĂ©bat de fond sur la responsabilitĂ©, en opposant Ă  l’assureur un dĂ©faut d’intĂ©rĂȘt Ă  agir, faute de subrogation valable. Ainsi, si les contours de la subrogation lĂ©gale ou conventionnelle de l’assureur sont a priori bien connus Cass. Civ. 3e, 16 septembre 2015, n° ; Cass. Com. 29 septembre 2015, n° et ; Cass. Civ. 3e, 16 septembre 2015, n° les apports rĂ©cents mĂ©ritent notre attention. Dans les deux cas, l’assureur de Dommages aux Biens, aprĂšs avoir indemnisĂ© son assurĂ© des consĂ©quences dommageables d’un incendie, exerce un recours contre le tiers considĂ©rĂ© comme auteur des dommages, en remboursement de l’indemnitĂ© versĂ©e. Dans les deux cas, le tiers responsable oppose une fin de non-recevoir. Devant le Conseil d’Etat, le tiers soutenait que l’assureur ne produisait pas le contrat d’assurance, seul de nature Ă  justifier que l’assureur avait payĂ© l’indemnitĂ© d’assurance » au sens des dispositions de l’article L. 121-12 du Code des assurances fondant la subrogation lĂ©gale – payĂ© l’indemnitĂ© en application du contrat d’assurance. Devant la Cour de cassation, c’est le fait que l’assureur avait indemnisĂ© son assurĂ© pour partie amiablement et pour une autre partie en vertu d’une dĂ©cision judiciaire de condamnation, qui selon le tiers responsable remettait en cause le fait que ce paiement ait Ă©tĂ© fait en application du contrat d’assurance. A cet Ă©gard, le Conseil d’Etat rappelle que la preuve Ă  laquelle l’assureur est tenu peut se faire par tout moyen », Ă©cartant ainsi le principe qu’elle ne pourrait se faire que par la production aux dĂ©bats du contrat d’assurance en l’espĂšce, la production du rapport d’expertise de partie, qui avait prĂ©sidĂ© au versement de l’indemnitĂ©, et qui prĂ©sentait les garanties au titre desquelles cette indemnitĂ© avait Ă©tĂ© fixĂ©e, est jugĂ©e suffisante. De son cĂŽtĂ©, la Cour de cassation rappelle que l’assureur qui a payĂ© l’indemnitĂ© d’assurance est subrogĂ©, jusqu’à concurrence de cette indemnitĂ©, dans les droits et actions des assurĂ©s contre les tiers qui par leur fait, ont causĂ© le dommage ayant donnĂ© lieu Ă  la responsabilitĂ© de l’assureur, que la subrogation n’a lieu que lorsque l’indemnitĂ© a Ă©tĂ© versĂ©e en application des garanties souscrites. Il n’est en revanche pas distinguĂ© selon que l’assureur a payĂ© l’indemnitĂ© de sa propre initiative, ou qu’il l’a payĂ©e en vertu d’un accord transactionnel ou en exĂ©cution d’une dĂ©cision de justice » mis en exergue par nos soins. Ainsi, peu importe que les sommes aient Ă©tĂ© payĂ©es en vertu d’une quittance, d’un protocole d’accord ou d’une dĂ©cision de justice, l’assureur peut valablement exercer son recours subrogatoire s’il justifie par tous moyens probants – et Ă  la seule condition que – les sommes ont Ă©tĂ© versĂ©es en application du contrat. Ces arrĂȘts sont l’occasion de revenir sur le recours subrogatoire de l’assureur. L’article L. 121-12 du Code des assurances visĂ© par l’arrĂȘt prĂ©voit une subrogation lĂ©gale spĂ©ciale Ă  l’assurance en vertu de laquelle l’assureur ayant versĂ© une indemnitĂ© Ă  son assurĂ© est subrogĂ© dans les droits et actions de celui-ci. Cette situation se rencontre trĂšs frĂ©quemment, soit que l’assureur de dommages ait indemnisĂ© son assurĂ© et agisse contre le responsable du dommage, soit que l’assureur de responsabilitĂ© ait indemnisĂ© intĂ©gralement la victime et agisse contre un coauteur, Ă©tant prĂ©cisĂ© que l’assureur peut agir directement contre le responsable et/ou contre son assureur. A cĂŽtĂ© de cette subrogation spĂ©ciale, rappelons qu’il existe Ă©galement la subrogation prĂ©vue par les articles 1346 et suivants du Code civil. La subrogation peut alors ĂȘtre lĂ©gale ou conventionnelle, auquel cas elle doit recueillir un certain formalisme pour sa preuve. Relevons que tant le Conseil d’Etat que la Cour de cassation se sont fondĂ©s sur les dispositions de l’article L. 121-12 du Code des assurances. Pourtant, dans l’instance civile, l’assureur se prĂ©valait de la subrogation lĂ©gale spĂ©ciale mais aussi de la subrogation lĂ©gale de droit commun en vertu de dĂ©cisions de justice et de la subrogation conventionnelle via des quittances subrogatives. Si la Cour de cassation ne s’est pas penchĂ©e sur ces diffĂ©rents fondements, on ne saurait que trop recommander la plus grande vigilance dans la rĂ©daction des quittances et protocoles, afin d’éviter un tel contentieux. En effet, dans la pratique, l’assureur peut ĂȘtre confrontĂ© Ă  des situations dans lesquelles il choisit de ne pas opposer une clause d’exclusion ou tenir compte d’un montant franchise ou sous-limite prĂ©vu au contrat et, Ă  cette occasion, se priverait d’un recours ultĂ©rieur car l’indemnitĂ© serait versĂ©e en dehors du contrat d’assurance. Afin d’éviter ceci, la prĂ©cision du caractĂšre subrogatoire est vitale dans l’apprĂ©ciation de la quittance conventionnelle. En effet, Ă  nouveau, la preuve du paiement de l’indemnitĂ© par l’assureur se fait par tout moyen ». [1] CE, 25 novembre 2021, SociĂ©tĂ©s Vitoux et Groupama Nord Est, req. n°442977 [2] Cass. Civ. 2e, 16 dĂ©cembre 2021, n° Lenouvel article L.121-17 du Code de la consommation impose au professionnel, prĂ©alablement Ă  la conclusion d’un contrat de vente ou de fourniture de services, qu’il communique au consommateur, de maniĂšre lisible et comprĂ©hensibles les informations contenues aux articles L.111-1 et 111-2 dudit code, Ă  savoir : ‱ les caractĂ©ristiques essentielles Lettre de rĂ©siliation assurance introductionCet article explicite clairement la procĂ©dure Ă  suivre lorsque vous souhaitez rĂ©silier une L113-14 du code des assurances Dans tous les cas oĂč l'assurĂ© a la facultĂ© de demander la rĂ©siliation, il peut le faire Ă  son choixsoit par une dĂ©claration faite contre rĂ©cĂ©pissĂ© au siĂšge social ou chez le reprĂ©sentant de l'assureur dans la localitĂ© agent d'assurance,par acte extra-judiciaire,par lettre recommandĂ©e,ou par tout autre moyen indiquĂ© dans la police d' vous le faites par lettre recommandĂ©e, nous vous recommandons de l'envoyer avec demande d'accusĂ© de rĂ©ception ».>> CLIQUEZ ICI POUR COMPARER LES ASSURANCES AUTO > CLIQUEZ ICI POUR COMPARER LES ASSURANCES AUTO > CLIQUEZ ICI POUR COMPARER LES ASSURANCES AUTO > CLIQUEZ ICI POUR COMPARER LES ASSURANCES AUTO > CLIQUEZ ICI POUR COMPARER LES ASSURANCES AUTO << Lorsque cette information ne lui a pas Ă©tĂ© adressĂ©e conformĂ©ment aux dispositions du premier alinĂ©a, l'assurĂ© peut mettre un terme au contrat, sans pĂ©nalitĂ©s, Ă  tout moment Ă  compter de la date de reconduction en envoyant une lettre recommandĂ©e Ă  l'assureur. La rĂ©siliation prend effet le lendemain de la date figurant sur le cachet de la poste[
] L'assurĂ© est tenu au paiement de la partie de prime ou de cotisation correspondant Ă  la pĂ©riode pendant laquelle le risque a couru, pĂ©riode calculĂ©e jusqu'Ă  la date d'effet de la cas Ă©chĂ©ant, l'assureur doit rembourser Ă  l'assurĂ©, dans un dĂ©lai de trente jours Ă  compter de la date d'effet de la rĂ©siliation, la partie de prime ou de cotisation correspondant Ă  la pĂ©riode pendant laquelle le risque n'a pas couru, pĂ©riode calculĂ©e Ă  compter de ladite date d'effet. A dĂ©faut de remboursement dans ces conditions, les sommes dues sont productives d'intĂ©rĂȘts au taux lĂ©gal. [
] Les dispositions du prĂ©sent article ne sont applicables ni aux assurances sur la vie ni aux contrats de groupe et autres opĂ©rations collectives ».Une fois la procĂ©dure de rĂ©siliation entamĂ©e, vous pouvez commencer Ă  Ă©tablir des devis via un comparateur d'assurance, pour obtenir les offres les moins chĂšres du marchĂ©. LesindemnitĂ©s dues par suite d'assurance contre l'incendie, contre la grĂȘle, contre la mortalitĂ© du bĂ©tail, ou les autres risques, sont attribuĂ©es sans qu'il y ait besoin de dĂ©lĂ©gation expresse, aux crĂ©anciers privilĂ©giĂ©s ou hypothĂ©caires, suivant leur rang. NĂ©anmoins, les paiements faits de bonne foi avant opposition sont valables. Par Chantal PacĂŽme - Mis Ă  jour le 18 dĂ©cembre 2020 . Comment changer d’assurance auto ? Quelles sont les conditions ? Quand pouvez-vous le faire ? Si vous souhaitez changer d’assureur auto et comparer les offres, rendez-vous ici DĂšs lors que vous utilisez un vĂ©hicule Ă  moteur, que ce dernier soit roulant ou non, il est obligatoire de souscrire une assurance automobile afin de couvrir les dĂ©gĂąts, provoquĂ©s ou subis, au cours d’un sinistre mettant en cause le vĂ©hicule. Le choix de ce contrat est important car celui-ci vous engage tant dans la sĂ©lection des garanties que financiĂšrement pour le paiement des cotisations. Retrouvez des conseils pour choisir votre assurance auto dans cet article. Il peut arriver que vous ne soyez pas satisfait des prestations dĂ©livrĂ©es par votre compagnie d’assurance que ce soit au sujet des garanties proposĂ©es ou du montant de la prime. De mĂȘme, votre situation personnelle ou professionnelle est amenĂ©e Ă  Ă©voluer et votre contrat peut ne plus rĂ©pondre Ă  de nouvelles exigences. Bref, de nombreuses situations existent oĂč vous souhaitez ou n’avez d’autre solution que de rĂ©silier votre contrat d’assurance automobile. La procĂ©dure de rĂ©siliation d’un contrat d’assurance automobile est trĂšs encadrĂ©e. Il y a une dĂ©marche prĂ©cise Ă  suivre ainsi que des dĂ©lais Ă  respecter en fonction de la situation premiĂšre annĂ©e de contrat, modification de rĂ©gime matrimonial, changement professionnel, vente du vĂ©hicule avec ou sans remplacement
 Dans la majoritĂ© des cas, c’est le nouvel assureur qui s’occupera de la rĂ©siliation de votre ancien contrat auto. Ainsi dans le cadre d’un transfert de contrat vers un autre organisme d’assurance automobile, c’est l’établissement qui vous accueille qui est chargĂ© de procĂ©der sur votre demande Ă  la rĂ©siliation du contrat prĂ©cĂ©dent. Retrouvez plus de dĂ©tails sur la procĂ©dure dans cette partie. Dans le cas particulier d’un vĂ©hicule qui n’a plus nĂ©cessitĂ© Ă  ĂȘtre assurĂ©, s’il est vendu ou donnĂ© par exemple, c’est Ă  l’assurĂ© qu’il revient de faire les dĂ©marches pour demander la rĂ©siliation du contrat devenu de fait obsolĂšte. Pour connaĂźtre les dĂ©marches Ă  effectuer pour rĂ©silier votre contrat d’assurance automobile, savoir quand vous pouvez le faire et quels sont les dĂ©lais Ă  respecter, poursuivez la lecture de cet article oĂč nous rĂ©pondons Ă  vos interrogations. Utilisez Ă©galement un comparateur d’assurance voiture pour profiter des meilleures offres. Sommaire Quels sont les motifs valables de rĂ©siliation d’assurance auto ? RĂ©silier une assurance auto la 1Ăšre annĂ©e de contrat Dans quels cas est-ce possible ? Peut-on rĂ©silier son assurance voiture sans motif aprĂšs la 1Ăšre annĂ©e ? ArrĂȘter une assurance voiture d’un vĂ©hicule vendu ou donnĂ© Comment faire une rĂ©siliation d’assurance voiture ? Comment changer d’assurance auto ? Comment procĂ©der ? ModĂšle de lettre de rĂ©siliation d’assurance auto RĂ©siliation du contrat d’assurance auto Ă  l’initiative de l’assureur Quels sont les motifs valables de rĂ©siliation d’assurance auto ? Vous ĂȘtes en droit de rĂ©silier une assurance automobile En d’autres termes, vous n’ĂȘtes pas Ă©videmment pas tenu de conserver des annĂ©es durant le mĂȘme assureur pour votre vĂ©hicule. En revanche, il n’est pas possible d’effectuer une rĂ©siliation de contrat d’assurance voiture n’importe quand et de n’importe quelle façon en particulier durant la 1Ăšre annĂ©e. RĂ©silier une assurance auto la 1Ăšre annĂ©e de contrat Dans quels cas est-ce possible ? Vous avez 3 mois suite au changement de situation Dans le cas oĂč le contrat qui vous lie Ă  votre compagnie d’assurance automobile ne rĂ©pond plus Ă  vos attentes, vous ĂȘtes libre de changer d’établissement d’assurance. La lĂ©gislation encadre cette procĂ©dure de rĂ©siliation par le biais du Code des assurances, article L 113-12. Ainsi, au cours de la 1Ăšre annĂ©e de contrat, vous ne pouvez pas mettre fin Ă  votre contrat sans motif de changement de situation et la prime annuelle reste due dans sa totalitĂ©. Les motifs recevables pour une demande de rĂ©siliation de contrat d’assurance automobile au cours de la premiĂšre annĂ©e sont Un changement de domicile Une modification de situation ou de rĂ©gime matrimonial mariage, sĂ©paration
 Un changement professionnel dans la mesure oĂč cela impacte les modalitĂ©s de votre contrat comme des trajets plus longs Une fin d’activitĂ© professionnelle ou un dĂ©part Ă  la retraite Attention, vous avez 3 mois suite Ă  l’évĂšnement pour faire valoir votre motif lĂ©gitime de rĂ©silier au cours de la 1Ăšre annĂ©e de contrat texte de loi. PassĂ© ce dĂ©lai, la raison invoquĂ©e ne sera plus recevable par votre assureur et vous devrez attendre l’échĂ©ance. Dans cette situation, la nouvelle compagnie d’assurance s’occupe de rĂ©silier. Votre ancien contrat prend fin dans les 30 jours suivant la rĂ©ception du courrier de rĂ©siliation. Votre assureur est tenu de vous informer de vos droits par le biais de votre contrat et de vous les rappeler chaque annĂ©e avant la date de l’échĂ©ance. Peut-on rĂ©silier son assurance voiture sans motif aprĂšs la 1Ăšre annĂ©e ? RĂ©siliation effective sous 30 jours aprĂšs rĂ©ception du courrier Depuis le 1er janvier 2015 jour de la mise en application de la loi Consommation – loi Hamon, tout citoyen français peut, au-delĂ  de ce dĂ©lai imprescriptible d’engagement d’une annĂ©e et sous rĂ©serve de respecter les dĂ©lais de prĂ©avis, rĂ©silier un contrat d’assurance automobile Ă  tout moment et sans avoir Ă  justifier son choix. L’instauration de cette loi a induit l’extinction de la reconduction tacite des contrats d’assurance automobile. Si vous souhaitez changer d’assurance voiture, comparez les offres avant de choisir une nouvelle assurance De mĂȘme, il peut ĂȘtre intĂ©ressant de connaĂźtre les diffĂ©rentes franchises d’assurance auto existantes avant de faire votre choix. LĂ  encore, c’est le nouvel assureur qui prend en charge les dĂ©marches. Sous 30 jours Ă  compter de la rĂ©ception du courrier de rĂ©siliation, votre contrat prend fin. Conseil Si vous n’avez pas d’impĂ©ratif de date pour rĂ©silier votre contrat, pensez Ă  votre bonus qui est calculĂ© Ă  chaque Ă©chĂ©ance annuelle de contrat. Dans le cas d’une rĂ©siliation en cours d’annĂ©e, c’est le taux Ă©tabli au dĂ©but de l’annĂ©e qui sera appliquĂ© pour le nouveau contrat en savoir plus sur le bonus-malus. ArrĂȘter une assurance voiture d’un vĂ©hicule vendu ou donnĂ© Puisque vous vous sĂ©parez de votre vĂ©hicule, vous n’avez plus Ă  l’assurer Vous devez alors prĂ©senter Ă  votre assureur le certificat de cession complĂ©tĂ© par vous en qualitĂ© de vendeur et par le nouveau propriĂ©taire. Ce document indique clairement la date et l’heure de la cession. Votre contrat est suspendu Ă  minuit le soir de l’opĂ©ration de transfert de propriĂ©tĂ©. Attention, la suspension ne vaut pas pour rĂ©siliation. La rĂ©siliation dans ce cas n’est pas automatique et vous devez en faire la demande par lettre recommandĂ©e avec accusĂ© de rĂ©ception. La fin de contrat prendra effet 10 jours aprĂšs la date d’envoi de votre courrier. Si vous omettez de demander la rĂ©siliation de votre contrat, celle-ci arrivera de fait six mois aprĂšs la date de cession de votre vĂ©hicule. Rappel Quand la rĂ©siliation a lieu aprĂšs la premiĂšre annĂ©e de contrat, votre assurance doit vous rembourser la partie de la prime qui correspond Ă  la pĂ©riode postĂ©rieure Ă  la date de rĂ©siliation du contrat. RĂ©silier une assurance auto n’est pas compliquĂ© Ă  la condition de respecter certaines Ă©tapes. De plus dans la majoritĂ© du temps, votre nouvel assureur se chargera de rĂ©silier votre ancien contrat. Pour mettre toutes les chances de votre cĂŽtĂ© et afin de trouver le contrat d’assurance automobile qui vous convient, vous devez faire les choses dans l’ordre Obtenez de votre assureur actuel un relevĂ© d’informations RI relatif Ă  votre profil de conducteur* Il est disponible Ă  tout moment auprĂšs de votre assureur qui a 15 jours aprĂšs la date de votre demande pour vous le transmettre. Certaine assurance permette de l’obtenir directement sur leur site Choisissez une nouvelle compagnie d’assurance VĂ©rifiez avec un conseiller les modalitĂ©s du contrat proposĂ© et pensez Ă  demander s’il s’occupe d’adresser le courrier de rĂ©siliation En cas de besoin, transmettez Ă  votre assureur actuel une demande de rĂ©siliation. Retrouvez un modĂšle de lettre sur ce lien. L’utilisation du recommandĂ© avec accusĂ© de rĂ©ception est obligatoire pour la rĂ©siliation Ă  Ă©chĂ©ance de la 1Ăšre annĂ©e du contrat vous pouvez adresser un recommandĂ© en ligne sur la poste PrĂ©sentez-vous devant votre nouvel assureur qui finalisera la procĂ©dure de rĂ©siliation auprĂšs de l’assureur prĂ©cĂ©dent *Pour qu’un professionnel vous propose un contrat adaptĂ© Ă  votre profil de conducteur, il vous faut lui remettre un relevĂ© d’informations. Ce document est un papier officiel qui permet au nouvel assureur de connaĂźtre vos antĂ©cĂ©dents en matiĂšre de conduite. ModĂšle de lettre de rĂ©siliation d’assurance auto Nous vous conseillons de toujours transmettre vos courriers Ă  votre assureur en recommandĂ© avec accusĂ© de rĂ©ception. Ceci est une mesure de prĂ©caution et pourra ĂȘtre utile en cas de litige. Nous vous proposons ci-dessous une lettre type que vous pouvez utiliser pour arrĂȘter votre assurance voiture actuelle elle vous sera utile si vous avez vendu votre vĂ©hicule par exemple. Nom et prĂ©nom Adresse NumĂ©ro de contrat Objet demande de rĂ©siliation de contrat Madame, Monsieur, J’ai souhaite mettre fin Ă  mon contrat d’assurance, en vertu de l’article L. 121-11 du code des assurances. Au cours de la 1Ăšre annĂ©e de contrat Suite Ă  indiquer le motif valable qui vous permet de rĂ©silier au cours de la 1Ăšre annĂ©e, je souhaite rĂ©silier mon contrat. Vous trouverez en piĂšce jointe le justificatif de ma situation. AprĂšs la 1Ăšre annĂ©e de contrat Je ne souhaite pas renouveler mon contrat d’assurance n°


. rĂ©fĂ©rence du contrat Ă  la date d’échĂ©ance prĂ©vue le 



. . Si vous vendez votre voiture Suite Ă  la vente de ma voiture indiquez la marque, le modĂšle et la plaque d’immatriculation assurĂ© auprĂšs de vous et sous le numĂ©ro de contrat rĂ©fĂ©rence du contrat, je souhaite rĂ©silier mon assurance. Vous trouverez en piĂšce jointe la dĂ©claration de vente. Je vous remercie de bien vouloir enregistrer ma demande de rĂ©siliation de contrat et de me transmettre dans les meilleurs dĂ©lais, l’avenant de contrat prenant en compte cette rĂ©siliation. De plus, je vous demande de bien vouloir procĂ©der au remboursement des cotisations dĂ©jĂ  versĂ©es et de rĂ©gulariser ma situation. Dans l’attente de votre rĂ©ponse, veuillez agrĂ©er, Madame, Monsieur, mes salutations distinguĂ©es. Date et signature Pensez Ă  joindre les documents nĂ©cessaires Ă  la prise en compte de votre demande de rĂ©siliation d’assurance auto certificat de cession du vĂ©hicule, acte de divorce
. Rappelons Ă©galement que dans la majoritĂ© des cas sauf en cas de vente , c’est le nouvel assureur qui a la charge de rĂ©silier votre ancien contrat d’assurance. RĂ©siliation du contrat d’assurance auto Ă  l’initiative de l’assureur Mon assureur auto peut-il rĂ©silier mon contrat ? Vous pouvez dĂ©cider de changer d’établissement pour assurer votre vĂ©hicule motorisĂ©. Vous ĂȘtes en droit de rĂ©silier votre contrat en respectant certains dĂ©lais selon votre situation expliquĂ©s dans cette partie. En revanche, l’assureur peut Ă©galement mettre un terme au contrat qui vous lie pour les raisons suivantes Au terme de votre contrat annuel Vous devez ĂȘtre informĂ© 2 mois avant la date d’anniversaire. Votre assurance n’est pas obligĂ© de justifier du motif. Pour dĂ©faut de paiement des cotisations Si la situation n’est pas rĂ©gularisĂ©e en moins de 60 jours, l’assureur peut rĂ©silier le contrat retrouvez plus d’informations sur les impayĂ©s assurance auto. Pour fausse dĂ©claration Ă  la condition que votre mauvaise foi soit avĂ©rĂ©e et que cela est engendrĂ© une mauvaise dĂ©cision de votre assureur. Refus de l’assureur de couvrir un nouveau risque Si une nouvelle situation intervient au cours de votre contrat un nouveau conducteur par exemple et que l’assureur ne souhaite pas garantir ce changement, il peut mettre un terme au contrat. De mĂȘme, s’il vous propose une augmentation des cotisations et que vous refuser, le contrat peut Ă©galement ĂȘtre rompu Ă  l’initiative de l’assureur. Suite Ă  un sinistre sous l’emprise de l’alcool, de stupĂ©fiant ou ayant engendrĂ© une suspension de permis d’au moins 1 mois ou l’annulation. Cela peut engendrer une situation d’urgence. Dans ce cas, il peut ĂȘtre utile de s’informer sur les assurances auto provisoires le temps de choisir un nouvel assureur et de comparer les offres sur ce lien. Si vous ĂȘtes Ă  la recherche d’une nouvelle assurance auto, utilisez le comparateur des assureurs voitures ci-dessous. Saisissez votre profil et remplissez les diffĂ©rents champs. Vous obtiendrez les offres qui vous correspondent. Notez bien que le simulateur ci-dessous est un service externe Ă  CrĂ©dit photo © Travis / Adobe Stock RĂ©dactrice depuis 2018 pour le site “ j’ai Ă  cƓur de permettre Ă  chacun de pouvoir bĂ©nĂ©ficier des aides sociales auxquelles il peut prĂ©tendre en les expliquant de la façon la plus exacte et la plus claire possible.
PublicitĂ©mensongĂšre-article : L.121-2 et suivants; Subordination de ventes: L.121-11; Code de la mutualitĂ© . DĂ©marchage – article L.221-18-1; Tacite reconduction des contrats individuels d'assurance (loi Chatel) : articles : L 113-15-1 du Code des assurances pour les compagnies d'assurance
LES DECHEANCES Les dĂ©chĂ©ances et nullitĂ©s constituent des sanctions contre une nĂ©gligence ou une faute de l’assurĂ©. Elles doivent remplir des conditions de forme et de fond. Condition de forme Tout d’abord la loi du 31 dĂ©cembre 1989 a prĂ©vu Ă  l’article L 112-4 du code des assurances » Les clauses des polices Ă©dictant des nullitĂ©s, des dĂ©chĂ©ances ou des exclusions ne sont valables que si elles sont mentionnĂ©es en caractĂšres trĂšs apparents. » Par consĂ©quent pour ĂȘtre valablement opposĂ©es Ă  l’assurĂ© il faut tout d’abord que l’assureur ait expressĂ©ment prĂ©vu une clause de dĂ©chĂ©ance pour le motif ou l’évĂ©nement qu’il invoque. Au surplus la clause doit ĂȘtre rĂ©digĂ©e dans des caractĂšres diffĂ©rents du reste du contrat. La typographie de la clause doit ressortir nettement du reste du contrat et attirer particuliĂšrement l’attention du lecteur. A dĂ©faut la clause sera inopposable Ă  l’assurĂ©. Conditions de fond La dĂ©chĂ©ance constitue la sanction du comportement de l’assurĂ© aprĂšs le sinistre. Lorsqu’il s’agit d’écarter une garantie ou de sanctionner la violation d’une obligation inexĂ©cutĂ©e avant le sinistre, l’origine ne peut ĂȘtre qu’une exclusion ou une condition de garantie. Ces 2 moyens sont soumis Ă  leurs rĂ©gimes propres, qui sont diffĂ©rents des dĂ©chĂ©ances. Les 2 dĂ©chĂ©ances les plus frĂ©quemment rencontrĂ©es, sont la dĂ©claration tardive de sinistre et l’exagĂ©ration frauduleuse des dommages. La dĂ©claration tardive La dĂ©claration tardive ressort des obligations dĂ©finies dans le contrat d’assurance imposant par exemple de dĂ©clarer tout vol ou tentative dans les 48heures de leur dĂ©couverte. Mais ici pas d’inquiĂ©tude l’article L 113-2 du code des assurances protĂšge l’assurĂ© de tour retard ou nĂ©gligence L’assurĂ© est obligĂ© 4Âș De donner avis Ă  l’assureur, dĂšs qu’il en a eu connaissance et au plus tard dans le dĂ©lai fixĂ© par le contrat, de tout sinistre de nature Ă  entraĂźner la garantie de l’assureur. Ce dĂ©lai ne peut ĂȘtre infĂ©rieur Ă  cinq jours ouvrĂ©s. Ce dĂ©lai minimal est ramenĂ© Ă  deux jours ouvrĂ©s en cas de vol et Ă  vingt-quatre heures en cas de mortalitĂ© du bĂ©tail. Les dĂ©lais ci-dessus peuvent ĂȘtre prolongĂ©s d’un commun accord entre les parties contractantes. Lorsqu’elle est prĂ©vue par une clause du contrat, la dĂ©chĂ©ance pour dĂ©claration tardive au regard des dĂ©lais prĂ©vus au 3Âș et au 4Âș ci-dessus ne peut ĂȘtre opposĂ©e Ă  l’assurĂ© que si l’assureur Ă©tablit que le retard dans la dĂ©claration lui a causĂ© un prĂ©judice. Elle ne peut Ă©galement ĂȘtre opposĂ©e dans tous les cas oĂč le retard est dĂ» Ă  un cas fortuit ou de force majeure. La simple lecture de cet article permet de comprendre qu’en cas de retard, pour qu’une dĂ©chĂ©ance puisse ĂȘtre valablement opposĂ©e Ă  l’assurĂ©, l’assureur doit faire la dĂ©monstration que ce retard a provoquĂ© un prĂ©judice. Il est clair Ă©galement que le prĂ©judice rĂ©sultant du retard doit prĂ©senter une importance suffisante pour ĂȘtre pris en compte. Les hypothĂšses sont rares et lorsque les assureurs invoquent cet argument le simple rappel de l’article L 113-2 suffit gĂ©nĂ©ralement pour le ramener Ă  la raison. L’exagĂ©ration frauduleuse Ce motif de refus de garantie est au contraire du prĂ©cĂ©dant frĂ©quemment invoquĂ© par les assureurs. Le rĂ©gime de cette dĂ©chĂ©ance ne prĂ©sente pas d’originalitĂ©, l’assureur se doit de dĂ©montrer que son client-assurĂ© a procĂ©dĂ© Ă  une rĂ©clamation exagĂ©rĂ©e, par l’usage de fausse factures, de factures de complaisance, par l’invocation de biens faussement endommagĂ©s ou faussement disparus. Ce qui est reprochĂ© c’est ici l’exagĂ©ration, et non pas le sinistre lui-mĂȘme, sur lequel l’assureur peut avoir un doute. Il ne faut pas le confondre avec le faux sinistre qui lui constitue une vĂ©ritable escroquerie Ă  l’assurance et qui relĂšve des juridictions pĂ©nales. L’évolution des sinistres vol Depuis plusieurs dizaines d’annĂ©es, la mauvaise indemnisation des sinistres vol a provoquĂ© des effets pervers que les assureurs ont mis bien longtemps Ă  comprendre avant de prendre les mesures appropriĂ©es. A force de s’entendre rĂ©pondre que tel bien n’est pas garanti, que les espĂšces ne se trouvaient pas dans un coffre fermĂ© Ă  clĂ©, que tel bien acquis 3 ans plus tĂŽt a une valeur d’usage de 40% de sa valeur d’achat, bref Ă  force d’avoir le sentiment de payer des primes et d’ĂȘtre si mal indemnisĂ©s, les assurĂ©s ont rĂ©agi. Ils ont rĂ©agi de la pire maniĂšre, dĂ©sormais chacun n’hĂ©site plus Ă  tricher et exagĂ©rer la rĂ©alitĂ© de ses dommages, par des factures de complaisances, des dĂ©clarations de pertes d’objets jamais disparus, et de maniĂšre gĂ©nĂ©rale par tous les moyens, pour parvenir vaguement au sentiment d’en avoir pour son argent. Ainsi Ă  force vouloir rĂ©duire le coĂ»t des sinistres vol, les assureurs ont subi une augmentation phĂ©nomĂ©nale des dommages pour constater qu’au lieu d’amĂ©liorer leur rentabilitĂ© leur politique a provoquĂ© une inflation insupportable. Les rĂ©actions des compagnies d’assurances Leur premiĂšre rĂ©action a Ă©tĂ© de rĂ©duire encore plus les garanties en maniĂšre de vol, d’imposer des mesures de sĂ©curitĂ© de plus en plus lourdes, mais surtout ils n’hĂ©sitent plus dĂ©sormais Ă  lancer des enquĂȘtes privĂ©es pour rechercher les preuves des fraudes dont ils sont victimes. Pour cela ils ont recours Ă  des entreprises privĂ©es d’enquĂȘte et un organisme spĂ©cial dĂ©nommĂ© ALFA Association de Lutte contre la Fraude Ă  l’Assurance. Ces entreprises et cette association ALFA sont dirigĂ©es et emploient le plus souvent d’anciens policiers, parfois Ă  la retraite. Ces enquĂȘteurs vĂ©rifient l’origine des factures produites, recueille les tĂ©moignages des employĂ©s, des voisins et de tous ceux qui peuvent leur fournir des informations tendant le plus souvent Ă  mettre en doute l’honnĂȘtetĂ© des assurĂ©s et/ou des documents remis pour justifier de leur prĂ©judice. Les assureurs Ă©tablissent des statistiques sur les fraudes dont ils se croient victimes, mais fondĂ©es sur leurs propres critĂšres totalement invĂ©rifiables, et empruntes d’une paranoĂŻa inquiĂ©tante. Toutefois si vous ĂȘtes soumis Ă  une telle enquĂȘte il vaut mieux y rĂ©pondre favorablement, car dans le cas contraire l’assureur risque de refuser la prise en charge du sinistre, mais il convient d’ĂȘtre toujours extrĂȘmement vigilent sur les dĂ©clarations et tĂ©moignages. Le mieux est toujours de se faire assister lors de ces tĂ©moignages, soit par l’expert d’assurĂ© soit par un conseil. La gestion des sinistres vol a donc Ă©voluĂ© vers cette situation dĂ©lirante dans laquelle les assurĂ©s ne cessent de tricher dans l’évaluation de leurs dommages, et l’assureur ne vit que dans la suspicion d’ĂȘtre escroquĂ© par ses assurĂ©s-clients voire pseudo-victimes. Il faut savoir que la paranoĂŻa des assureurs et de leurs enquĂȘteurs va parfois trĂšs loin, au point de rendre suspect mĂȘme certains comportement ou certains documents dĂšs qu’ils prĂ©sentent la moindre singularitĂ© ou anomalie. Fort heureusement certains assureurs ont compris qu’ils dĂ©tenaient le moyen de sortir de ce rapport de soupçon et de tricherie. Pour cela les nouveaux contrats prĂ©voient dĂ©sormais l’indemnisation des biens de consommation en valeur Ă  neuf. Fini les dĂ©cotes et vĂ©tustĂ©s rĂ©duisant les indemnitĂ©s de la victime, laquelle est beaucoup moins tentĂ©e de mentir et tricher lors de l’établissement de ses pertes et dommages. Certes le problĂšme n’est pas dĂ©finitivement rĂ©glĂ©, mais cette approche constitue indiscutablement la meilleure façon de l’aborder. Une fois que les experts des compagnies d’assurances auront reçu des consignes plus souples, et que les contrats contiendront moins d’exclusions, les sinistres vol pourront voir leur traitement assaini et la relation assureurs-assurĂ©s nettement amĂ©liorĂ©e. – La dĂ©chĂ©ance de l’article L 121-12 du code des assurances L’article L 121-12 qui institue la subrogation de l’assureur, lui permettant de se retourner vers le responsable d’un sinistre, pour ĂȘtre remboursĂ© des indemnitĂ©s versĂ©es Ă  son assurĂ©, comporte une disposition spĂ©ciale, qui prĂ©voit qu’en cas de faute de l’assurĂ© dans l’exercice de cette subrogation, ce dernier peut ĂȘtre dĂ©chu de son droit Ă  indemnitĂ©s. L’assureur qui a payĂ© l’indemnitĂ© d’assurance est subrogĂ©, jusqu’à concurrence de cette indemnitĂ©, dans les droits et actions de l’assurĂ© contre les tiers qui, par leur fait, ont causĂ© le dommage ayant donnĂ© lieu Ă  la responsabilitĂ© de l’assureur. L’assureur peut ĂȘtre dĂ©chargĂ©, en tout ou en partie, de sa responsabilitĂ© envers l’assurĂ©, quand la subrogation ne peut plus, par le fait de l’assurĂ©, s’opĂ©rer en faveur de l’assureur. Si vous en ĂȘtes Ă  la lecture de cet article, c’est que vous rencontrĂ© un problĂšme rare, mais dont il faut immĂ©diatement modĂ©rer la gravitĂ©. En effet, les assureurs invoquent peu cet article, mais les rares fois oĂč ils l’invoquent c’est le plus souvent de maniĂšre dilatoire pour ne pas payer un sinistre. En effet les hypothĂšses dans lesquelles cette dĂ©chĂ©ance a vocation Ă  s’appliquer sont exceptionnelles. Les deux seules hypothĂšses dans lesquels la Cour de Cassation a admis cette sanction concernent une clause de renonciation Ă  recours, et une espĂšce oĂč l’assurĂ© a laissĂ© l’action contre le responsable se prescrire par son inaction. PrĂ©cis Dalloz Edition 1992 Lambert Faivre – droit des assurances n°606 Ă  603, ResponsabilitĂ© Civile et Assurances mars 1996 n°106 Plus prĂ©cisĂ©ment, cet article tant Ă  sanctionner l’assurĂ© qui par son silence ou son inaction a fait obstacle Ă  la subrogation. La premiĂšre hypothĂšse est celle ou un assurĂ© a signĂ© un contrat comportant une clause normalement exceptionnelle il a renoncĂ© Ă  recourir contre son cocontractant, et n’en a pas averti son assureur, qui ne l’a dĂ©couvert qu’au moment d’exercer ce recours. Il convient d’indiquer que cette solution est critiquable, car elle relĂšve en fait de l’application de l’obligation de dĂ©claration de l’assurĂ© au moment de la souscription du contrat, soit l’article L 113-2 du code des assurances. En effet, si l’assureur veut connaĂźtre l’existence d’une renonciation Ă  recours il lui appartient de poser la question Ă  son client assurĂ©. La seconde hypothĂšse est elle plus logique. Il s’agit de celle ou un assurĂ© nĂ©glige d’exercer un recours contre le responsable du sinistre, de sorte qu’au moment de l’intervention de l’assureur celui-ci ne peut plus intervenir car l’action est alors prescrite. Attention toutefois, les assureurs invoquent parfois un peu vite cet article, car avant de reprocher une telle nĂ©gligence Ă  son assurĂ© il convient de s’interroger sur les moyens dont l’assureur a disposĂ© lui-mĂȘme pour agir, et notamment s’il ne cherche pas en dĂ©finitive Ă  faire supporter par son assurĂ© sa propre nĂ©gligence. Si tel est le cas, bien Ă©videmment la dĂ©chĂ©ance est radicalement inexistante.
\n l 121 12 du code des assurances
Lecapital ou la rente stipulés payables lors du décÚs de l'assuré à un bénéficiaire déterminé ou à ses héritiers ne font pas partie de la succession de l'assuré.
La subrogation est un mĂ©canisme de premiĂšre importance en droit des assurances, permettant Ă  l’assureur qui a payĂ© l’indemnitĂ© de se retourner contre le responsable du dommage. Les rĂšgles gĂ©nĂ©rales relatives Ă  la subrogation sont prĂ©vues par les articles 1249 et suivants du Code civil. Selon l’article 1249 du Code civil, la subrogation est lĂ©gale ou conventionnelle. Les conditions de la subrogation conventionnelle sont posĂ©es par l’article 1250 du code civil. Les hypothĂšses d’une subrogation lĂ©gale sont quant Ă  elles prĂ©vues par l’article 1251 du code civil. Il est d’usage en matiĂšre d’assurance d’établir une quittance destinĂ©e Ă  subroger l’assureur qui a payĂ© l’indemnitĂ© dans les droits du bĂ©nĂ©ficiaire de cette indemnitĂ©. Toutefois, cet acte devra respecter les prescriptions de l’article 1250 du code civil. Il faudra notamment qu’il puisse ĂȘtre prouvĂ© que la subrogation a Ă©tĂ© faite en mĂȘme temps que le paiement ou antĂ©rieurement Ă  celui-ci En ce sens notamment Civ. 2Ăšme, 8 fĂ©vrier 2006, n° 04-18379, Com. 21 fĂ©vrier 2012, n° 11-11145. En toute hypothĂšse, une subrogation conventionnelle sera le plus souvent superflue, compte tenu des dispositions de l’article L 121-12 du code des assurances. Selon celui-ci, l’assureur qui a payĂ© l’indemnitĂ© d’assurance, est subrogĂ©, jusqu’à concurrence de cette indemnitĂ©, dans les droits et actions de l’assurĂ© contre les tiers qui par leur fait, ont causĂ© le dommage ayant donnĂ© lieu Ă  la responsabilitĂ© de l’assureur ». Cette disposition introduit donc un mĂ©canisme de subrogation lĂ©gale au profit de l’assureur qui a payĂ© l’indemnitĂ©. L’assureur Ă©ventuellement bĂ©nĂ©ficiaire d’une subrogation conventionnelle pourra donc Ă©galement se prĂ©valoir de la subrogation lĂ©gale prĂ©vue par l’article L 121-12 du code des assurances. Dans l’hypothĂšse d’une assurance de chose, l’assureur sera subrogĂ© dans les droits de son assurĂ©. Dans l’hypothĂšse d’une assurance de responsabilitĂ©, l’assureur sera subrogĂ© dans les droits de la victime, Ă©galement bĂ©nĂ©ficiaire de l’indemnitĂ©. NĂ©anmoins, si le mĂ©canisme de la subrogation lĂ©gale joue automatiquement, il n’en demeure pas moins soumis Ă  certaines conditions. La subrogation lĂ©gale suppose l’existence d’un paiement effectuĂ© par l’assureur. Il s’agit d’une Ă©vidence, cependant rappelĂ©e en 2010 par la Cour de cassation Civ. 3Ăšme, 4 novembre 2010, n°ÂČ09-70235. Comme cela a Ă©tĂ© jugĂ©, il ne peut y avoir de subrogation lĂ©gale que si l’assureur a payĂ© en vertu d’une obligation de garantie En ce sens notamment Civ. 2Ăšme, 5 juillet 2006, n° 05-11729. Le paiement effectuĂ© Ă  titre commercial, et non en application du contrat d’assurance ne donnera pas lieu au bĂ©nĂ©fice de la subrogation prĂ©vue par l’article L 121-12 du code des assurances. PrĂ©cisons que l’exigence d’un paiement effectuĂ© au titre d’une obligation de garantie n’existe pas pour la subrogation conventionnelle En ce sens notamment Com. 16 juin 2009, n° 07-16840. Dans le cadre d’une procĂ©dure, celui qui sollicite le bĂ©nĂ©fice de la subrogation lĂ©gale, devra produire le contrat d’assurance au titre duquel il a effectuĂ© son paiement, ce pour justifier du fait que l’indemnitĂ© Ă©tait contractuellement due. Toutefois, il est des hypothĂšses oĂč il est accordĂ© Ă  un assureur non subrogĂ© les mĂȘmes droits que s’il Ă©tait subrogĂ©. Ainsi, en 2009 il a Ă©tĂ© jugĂ© comme suit par la Cour de cassation dĂ©s lors que l’assignation en rĂ©fĂ©rĂ© des constructeurs par l’assureur dommages-ouvrage, avant le paiement par celui-ci de l’indemnitĂ© d’assurance, avait Ă©tĂ© dĂ©livrĂ©e avant l’expiration du dĂ©lai de garantie dĂ©cennale, et que l’assignation au fond, suivie d’un paiement en cours d’instance, avait Ă©tĂ© signifiĂ©e moins de dix ans aprĂšs l’ordonnance de rĂ©fĂ©rĂ©, la cour d’appel en a exactement dĂ©duit que l’action de l’assureur dommages ouvrage, subrogĂ© dans les droits du maĂźtre d’ouvrage avant que le juge statue au fond, Ă©tait recevable » Civ. 3Ăšme, 4 juin 2009, n° 07-18960. La jurisprudence prĂ©citĂ©e a Ă©tĂ© confirmĂ©e Ă  plusieurs reprises, et notamment par un arrĂȘt du 28 avril 2011, dans lequel la Cour de cassation statuait comme suit Qu’en statuant ainsi, alors qu’une partie assignĂ©e en justice est en droit d’appeler une autre en garantie des condamnations qui pourraient ĂȘtre prononcĂ©es contre elle, une telle action ne supposant pas que l’appelant en garantie ait dĂ©jĂ  indemnisĂ© le demandeur initial, qu’une assignation en rĂ©fĂ©rĂ© qui tend Ă  rendre commune une expertise ordonnĂ©e par une prĂ©cĂ©dente dĂ©cision constitue une citation en justice interrompant la prescription au profit de celui qui l’a diligentĂ©e, et qu’est recevable l’action engagĂ©e par l’assureur avant l’expiration du dĂ©lai de forclusion dĂ©cennale, bien qu’il n’ait pas eu au moment de la dĂ©livrance de son assignation la qualitĂ© de subrogĂ© dans les droits de son assurĂ©, dĂšs lors qu’il a payĂ© l’indemnitĂ© due Ă  ce dernier avant que le juge du fond n’ait statuĂ©, la cour d’appel a violĂ© les textes susvisĂ©s » Civ. 3Ăšme, 28 avril 2011, n°10-16269, dans le mĂȘme sens Civ. 3Ăšme, 21 septembre 2011, n° 10-20543 L’assureur dommage ouvrage qui n’a pas payĂ© peut donc se prĂ©valoir du bĂ©nĂ©fice de la subrogation si il a assignĂ© dans le dĂ©lai pendant lequel la responsabilitĂ© des personnes qu’il vise dans son acte peut ĂȘtre recherchĂ©e et si il verse l’indemnitĂ© d’assurance avant que le juge ne statue au fond. Pour dĂ©signer cela, certains ont parlĂ© de subrogation in futurum. En toute hypothĂšse, la subrogation, qu’elle soit lĂ©gale ou conventionnelle, ne jouera que pour ce qui a Ă©tĂ© l’objet du paiement effectuĂ© par l’assureur. Il n’y aura subrogation que pour les dommages indemnisĂ©s et Ă  hauteur de l’indemnitĂ© versĂ©e. Ce n’est qu’aprĂšs avoir prouvĂ© qu’il a payĂ© au titre de son contrat dassurance que l’assureur pourra prĂ©tendre au bĂ©nĂ©fice de la subrogation et solliciter le remboursement des fonds versĂ©s. L’article L 121-12 du code des assurances prĂ©voit une hypothĂšse dans laquelle l’assureur sera dĂ©chargĂ© de son obligation de payer l’indemnitĂ© d’assurance. Ce texte prĂ©voit en effet que l’assureur peut ĂȘtre dĂ©chargĂ©, en tout ou en partie, de sa responsabilitĂ© envers l’assurĂ©, quand la subrogation ne peut plus, par le fait de l’assurĂ©, s’opĂ©rer en faveur de l’assureur ». Ainsi, si l’absence de subrogation est imputable Ă  l’assurĂ©, l’assureur sera dĂ©chargĂ© de son obligation Ă  garantie. Toutefois, les dispositions de l’article L 121-12 du code des assurances ne sont pas absolues. Celui-ci prĂ©voit, en son alinĂ©a 3, une exception Ă  la subrogation lĂ©gale dont il pose le principe par dĂ©rogation aux dispositions prĂ©cĂ©dentes, l’assureur n’a aucun recours contre les enfants, descendants, ascendants, alliĂ©s en ligne directe, prĂ©posĂ©s, employĂ©s, ouvriers ou domestiques et gĂ©nĂ©ralement toute personne vivant habituellement au foyer de l’assurĂ©, sauf le cas de malveillance commise par une de ces personnes ». Ainsi, certaines personnes seront prĂ©servĂ©es du recours de l’assureur qui a payĂ© une indemnitĂ© d’assurance. Enfin, les consĂ©quences de la subrogation prĂ©vue par l’article L 121-12 du code des assurances pourront ĂȘtre restreintes par la voie contractuelle. Il est donc frĂ©quent de prĂ©voir dans certains contrats une renonciation Ă  recours. Cette renonciation est la promesse de ne pas exercer de recours contre la personne responsable d’un dommage.
ArticleL. 121-5 du code des assurances S'il rĂ©sulte des estimations que la valeur de la chose assurĂ©e excĂšde au jour du sinistre la somme garantie, l’assurĂ© est considĂ©rĂ© comme restant son propre assureur pour l'excĂ©dent, et supporte, en consĂ©quence, une part proportionnelle du dommage, sauf convention contraire.
Mardi 10 novembre 2020 Article de MaĂźtre StĂ©phane CHOISEZ, AssociĂ© fondateur La reconnaissance de la cession de droit entre assurĂ© et assureurs par les juridictions signe-t-elle la fin de la subrogation en assurance ? La chambre commerciale de la Cour de cassation du 21 octobre 2020 n° se montre bien prudente sur cette problĂ©matique. Certains arrĂȘts suscitent, Ă  peine publiĂ©s, une sorte d’emballement et se voient affubler d’un caractĂšre rĂ©volutionnaire » qui pourrait laisser penser que la Cour de cassation a rebattu les cartes du droit des assurances, sans prĂ©venir quiconque. Tel est notamment le cas d’un arrĂȘt de la chambre commerciale de la Cour de cassation du 21 octobre 2020 n° publiĂ© au Bulletin, qui pose qu’ Ă  bon droit » une cour d’appel a retenu qu’il Ă©tait loisible Ă  la sociĂ©tĂ© L’OrĂ©al de consentir Ă  la sociĂ©tĂ© Chubb la cession de ses droits et actions nĂ©s des dommages qui ont donnĂ© lieu Ă  l’application de la garantie de l’assureur », permettant le recours de l’assureur contre le responsable. L’arrĂȘt du 21 octobre 2020 s’est rĂ©pandu chez les praticiens de l’assurance, aurĂ©olĂ© de la rĂ©putation d’une dĂ©cision bouleversant le droit des assurances, et renvoyant la subrogation lĂ©gale, et mĂȘme la subrogation conventionnelle, aux oubliettes de l’histoire du droit. Mais est-ce aussi certain ? Une rĂ©ponse nĂ©gative s’impose en effet nous ne sommes pas en prĂ©sence d’une rĂ©volution, mais tout au plus d’une Ă©volution limitĂ©e. Les faits Reprenons les faits de l’espĂšce, classiques. La sociĂ©tĂ© L’OrĂ©al, assurĂ©e chez Chubb contre le risque d’avaries et les pertes subies par des marchandises transportĂ©es, a conclu un contrat de commission de transport avec la sociĂ©tĂ© Gefco pour l’acheminement en France de ses marchandises. Gefco va, le 29 juin 2010, sous-traiter le transport de produits cosmĂ©tiques Ă  la sociĂ©tĂ© Transports Catroux assurĂ©e chez Allianz, voiturier qui va, selon lettre de voiture du 30 juin 2010, prendre en charge les marchandises afin de les acheminer Ă  Villeneuve d’Ascq. Le chauffeur, en cours de transport, laissera seuls le camion et sa remorque sur un parking, dans l’attente d’un second chauffeur supposĂ© prendre en charge la remorque. La remorque disparaĂźtra au cours de la nuit, et sera retrouvĂ©e vide, dĂ©lestĂ©e de son chargement. Chubb et la sociĂ©tĂ© L’OrĂ©al organiseront alors une cession de droits au profit de Chubb, qui assignera en responsabilitĂ© les sociĂ©tĂ©s Transports Catroux et Gefco, outre Allianz. S’engagera, sur la partie assurantielle du dossier un dĂ©bat oĂč Gefco opposera Ă  la sociĂ©tĂ© Chubb que, aux termes de l’article alinĂ©a 1er du Code des assurances, si on pouvait Ă©carter une subrogation lĂ©gale au profit d’une subrogation conventionnelle, une cession des droits ne pouvait ĂȘtre envisagĂ©e, puisque l’introduction de cet article dans le Code Ă©tait motivĂ©e par la volontĂ© du lĂ©gislateur de mettre un terme Ă  la pratique antĂ©rieure des cessions de droit, jugĂ©e dangereuse pour les assurĂ©s ». Cet argument sera rejetĂ© en premiĂšre instance. La cour d’appel de Versailles, le 5 fĂ©vrier 2019, validera le principe mĂȘme de la cession des droits au profit de l’assureur Chubb. La Cour de cassation, dans son arrĂȘt du 21 octobre 2020, si elle retient le principe de la validitĂ© de la cession de droits entre un assureur et son assurĂ©, va casser toutefois l’arrĂȘt de la cour d’appel sur la question de la responsabilitĂ© prĂ©sumĂ©e du voiturier. A priori, l’arrĂȘt est publiĂ© au Bulletin, signe de son importance, et sa gĂ©nĂ©ralitĂ© pourrait laisser supposer que, par le mĂ©canisme de cession des droits, la subrogation lĂ©gale et conventionnelle serait amenĂ©e Ă  disparaĂźtre
 C’est certainement l’erreur Ă  ne pas commettre, tant on sait que la Cour de cassation est attentive Ă  dĂ©fendre le mĂ©canisme mĂȘme de la subrogation lĂ©gale et conventionnelle, nourrissant un contentieux toujours plus fourni. Une pratique encadrĂ©e Reprenons le texte de l’article alinĂ©a 1er du Code des assurances L’assureur qui a payĂ© l’indemnitĂ© d’assurance est subrogĂ©, jusqu’à concurrence de cette indemnitĂ©, dans les droits et actions de l’assurĂ© contre les tiers qui, par leur fait, ont causĂ© le dommage ayant donnĂ© lieu Ă  la responsabilitĂ© de l’assureur. L’assureur peut ĂȘtre dĂ©chargĂ©, en tout ou en partie, de sa responsabilitĂ© envers l’assurĂ©, quand la subrogation ne peut plus, par le fait de l’assurĂ©, s’opĂ©rer en faveur de l’assureur. Par dĂ©rogation aux dispositions prĂ©cĂ©dentes, l’assureur n’a aucun recours contre les enfants, descendants, ascendants, alliĂ©s en ligne directe, prĂ©posĂ©s, employĂ©s, ouvriers ou domestiques, et gĂ©nĂ©ralement toute personne vivant habituellement au foyer de l’assurĂ©, sauf le cas de malveillance commise par une de ces personnes. » Notons tout d’abord que si la subrogation n’est pas une crĂ©ation propre du Code des assurances et figure dans le Code civil aussi bien sous la forme de subrogation lĂ©gale article 1346 du Code civil mais encore conventionnelle article 1346-1 du Code civil, son rĂ©gime est bien celui d’un texte de droit spĂ©cial. Ainsi, d’entrĂ©e, l’article du Code des assurances organise une subrogation encadrĂ©e, limitĂ©e au paiement de l’assureur alinĂ©a 1er, avec une possibilitĂ© de dĂ©charge en cas de faute de l’assurĂ© rendant la subrogation impossible alinĂ©a 2 et limitant le pĂ©rimĂštre du recours de l’assureur subrogĂ© alinĂ©a 3. Cette nĂ©cessitĂ© d’encadrer – dans le domaine de l’assurance – un mĂ©canisme dĂ©jĂ  existant s’explique par une volontĂ© lĂ©gislative tendant Ă  rĂ©tablir une forme d’égalitĂ© entre assureur et assurĂ©, afin que l’assureur ne puisse, au regard de sa situation de fortune, abuser de cette subrogation en sa faveur. Toutefois, cette volontĂ© d’encadrer ce rĂ©gime de droit spĂ©cial est curieusement contrebalancĂ©e par le fait que le texte de l’article du Code des assurances n’est pas d’ordre public, mais simplement supplĂ©tif au sens de l’article du Code des assurances. Or, si ce texte est supplĂ©tif, pourquoi dĂ©s lors ne pas s’autoriser Ă  invoquer la cession de droits, ou plus prĂ©cisĂ©ment la cession daction des articles 1689 et suivants du Code civil ? En effet, l’avantage de la cession de droit pour l’assureur est qu’elle permet damĂ©nager contractuellement l’ampleur du recours, par exemple en permettant Ă  l’assureur d’agir contre le tiers responsable avant mĂȘme d’avoir payĂ© l’assurĂ©, lui-mĂȘme privĂ© du droit de recourir voir sur ces notions le comparatif issu du traitĂ© de Droit des assurances » de M. Chagny et L. Perdrix, Ed. Lextenso dĂ©cembre 2018 n° 633. Cette utilisation de la cession de droits, en lieu et place de la subrogation, avait originellement Ă©tĂ© validĂ©e par la chambre civile le 3 fĂ©vrier 1885 et 5 aoĂ»t 1885 DP, 1886, 1, 173. La loi de 1930 va modifier la donne, inscrivant le rĂ©gime de droit spĂ©cial de la subrogation dans le Code des assurances, tout en maintenant son caractĂšre non impĂ©ratif, ce qui amĂšnera la Cour de cassation Ă  poser dans un arrĂȘt de principe du 5 mars 1945 Grands ArrĂȘts de Droit des assurances » n° 21, observations J. Berr et H. Groutel que lorsque l’assureur entend exercer les droits de l’assurĂ©, il doit nĂ©cessairement agir par la voie du recours subrogatoire de l’article du Code des assurances » M. Chagny et L. Perdrix op. citĂ©. Les Ă©claircissements de la Cour de cassation La jurisprudence de la Cour de cassation n’a eu dĂšs lors de cesse d’aller chercher les dĂ©tails de ce rĂ©gime, poussant toujours plus loin le sens du dĂ©tail voir par exemple sur la diffĂ©rence subtile entre un assureur qui prouve en premiĂšre instance un paiement Ă  son assurĂ© – pas de subrogation – jusqu’à ce qu’il prouve en appel que son paiement Ă  son assurĂ© est exercĂ© en vertu du contrat d’assurance – subrogation – Civ. 2e du 13 septembre 2018 n° De mĂȘme, amenant le texte lĂ©gal dans ses retranchements, la Cour de cassation rappellera que le recours de l’assureur, qui paie par erreur son assurĂ© ne dĂ©coule dĂšs lors pas de l’exĂ©cution du contrat, et ne peut donc ĂȘtre subrogatoire contre le responsable, mais que ce recours existe et sera nĂ©anmoins fondĂ© sur l’enrichissement sans cause Civ. 3e du 21 mars 2019 n° Cette construction subtile d’un rĂ©gime global – ce qui explique d’ailleurs la frĂ©quence des actions combinĂ©es de recours d’assureurs utilisant la subrogation lĂ©gale et la subrogation conventionnelle pour doubler » cette premiĂšre – autour du mĂ©canisme de la subrogation en droit des assurances est-elle alors mis Ă  bas par l’arrĂȘt du 21 octobre 2020 ? Car s’il est possible d’utiliser la cession de droits, au nom du caractĂšre supplĂ©tif de l’article du Code des assurances, alors toute cette construction lĂ©gale et jurisprudentielle de plusieurs dĂ©cennies est-elle vouĂ©e Ă  ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme obsolĂšte ? La portĂ©e limitĂ©e de l’arrĂȘt du 21 octobre 2020 En rĂ©alitĂ©, plusieurs Ă©lĂ©ments plaident pour n’accorder qu’une portĂ©e juridique limitĂ©e Ă  cette dĂ©cision du 21 octobre 2020, dont le rĂ©sultat paraĂźt surtout ĂȘtre la consĂ©quence des rĂšgles particuliĂšres mais Ă©galement des usages spĂ©cifiques de la matiĂšre transport. Sur le simple plan de l’organisation judiciaire, il est Ă  noter d’ailleurs que ce n’est pas la premiĂšre chambre civile, en charge du contentieux de l’assurance, qui a rendu cet arrĂȘt. Imaginer qu’une Ă©volution aussi majeure et radicale du droit des assurances ne vienne pas de la chambre en charge du contentieux de l’assurance paraĂźt illusoire. Car c’est bien la position de la chambre commerciale qui est ici exprimĂ©e, pas celle de la Cour de cassation en son ensemble, et certainement pas celle de la premiĂšre chambre. Et si demain la premiĂšre chambre maintenait son analyse classique, faisant de la subrogation lĂ©gale ou conventionnelle le pilier du recours de l’assureur, c’est sans doute via une chambre mixte, ou une assemblĂ©e plĂ©niĂšre que se rĂ©soudrait la question centrale de la place de la cession de droit au regard de la subrogation lĂ©gale du Code des assurances. DĂ©s lors, comment expliquer cette dĂ©cision ? Et ce alors mĂȘme que dans son pourvoi Gefco prenait soin de rappeler que la crĂ©ation de l’article du Code des assurances Ă©tait la consĂ©quence de la volontĂ© du lĂ©gislateur de mettre un terme Ă  la pratique antĂ©rieure des cessions de droit, jugĂ©e dangereuse pour les assurĂ©s ». Une premiĂšre explication tient sans doute Ă  la prudence dont la chambre commerciale Ă  combinĂ© cession et jeu de l’assurance, en indiquant expressĂ©ment qu’il Ă©tait loisible Ă  la sociĂ©tĂ© L’OrĂ©al de consentir Ă  la sociĂ©tĂ© Chubb la cession de ses droits et actions nĂ©s des dommages qui ont donnĂ© lieu Ă  l’application de la garantie de l’assureur ». La cession de droit n’avait pas Ă©tĂ© utilisĂ©e ici pour spolier l’assurĂ© – par exemple en ne le payant pas grĂące Ă  une habile clause de l’acte de cession – mais au regard du jeu de la garantie d’assurance elle-mĂȘme ce qui entraĂźne une subrogation lĂ©gale mais passons
. L’explication tient peut-ĂȘtre Ă©galement Ă  cette qualitĂ© d’assurĂ©, ici assumĂ©e par la sociĂ©tĂ© L’OrĂ©al, dont le poids Ă©conomique est largement supĂ©rieur Ă  celui de son assureur, intervenant dans une matiĂšre trĂšs particuliĂšre – le droit des transports, qui est notoirement une chausse-trappe juridique permanente s’articulant sur des rĂšgles archaĂŻques – on pense Ă  la prescription d’un an de l’article du Code de commerce, si brĂšve qu’il est d’usage d’y dĂ©roger conventionnellement afin dĂ©viter des tombereaux de contentieux inutiles. DĂšs lors, la cession de droits, loin de lĂ©ser l’assurĂ© ici, s’apparente plutĂŽt Ă  un transfert de risques au profit de l’assureur, l’amenant Ă  assumer les charges et risques du procĂšs Ă  venir, avec toutes ses contraintes. Nous assistons peut-ĂȘtre Ă  une Ă©volution sur le recours Ă  la notion de cession de droit dans une matiĂšre spĂ©cifique, le droit du transport, ou Ă©ventuellement au regard d’assurĂ©s relevant des grands comptes, bien plus aptes Ă©conomiquement Ă  se dĂ©fendre et Ă  ne pas accepter un transfert de risques en faveur de l’assureur sans paiement prĂ©alable, ou si faible qu’il en serait frauduleux. Mais prĂ©tendre que cet unique arrĂȘt va bouleverser l’ensemble de la matiĂšre est une approche sans issue. Une Ă©volution, qui plus est en devenir, ne fait pas une rĂ©volution.

Touteclause contraire dans les contrats d'assurance est nulle d'ordre public. Un arrĂȘtĂ© du maire prescrit les mesures de remise en Ă©tat susmentionnĂ©es, dans un dĂ©lai de deux mois suivant la notification du sinistre au maire par l'assureur ou l'assurĂ©. Article prĂ©cĂ©dent : Article L121-16 Article suivant : Article L122-1.

Le mĂ©canisme juridique de la subrogation est un mĂ©canisme de transmission de crĂ©ances utilisĂ© systĂ©matiquement en droit des assurances. Cela permet Ă  l’assureur de pouvoir se retourner contre le responsable du dommage, subi par son principale de l'assureur est de rĂ©gler la prestation due en cas de sinistre Ă  son assurĂ©. L'article du Code des assurances dispose que lors de la rĂ©siliation du risque ou Ă  l'Ă©chĂ©ance du contrat, l'assureur doit exĂ©cuter dans le dĂ©lai convenu la prestation dĂ©terminĂ©e par le contrat ». La prestation de l'assureur prend donc la forme d'un versement d'une somme d'argent. On parle alors d'indemnitĂ© dans les contrats d'assurances dommages. Lorsque l'assurĂ© obtient cette indemnisation, l'assureur est en mesure de se retourner contre l'auteur du dommage pour rĂ©cupĂ©rer le montant des indemnitĂ©s versĂ©es Ă  l'assurĂ© la subrogation. >> CLIQUEZ ICI POUR COMPARER LES ASSURANCES > CLIQUEZ ICI POUR COMPARER LES ASSURANCES < ArticleA 211.1.2 du Code des Assurances. Vente ou donation du risque. le Code des Assurances, Article L 121.11, prĂ©voit que le contrat est suspendu de plein droit le lendemain Ă  00h00 du jour de la vente. Soit vous changez de vĂ©hicule et vous effectuez un avenant sur votre contrat, soit vous rĂ©siliez votre contrat pour vente en joignant
Librairie Subrogation ; C. assur., art. L. 121-12 ; Paiement de l’indemnitĂ© d’assurance par l’assureur ; Preuve du paiement en application du contrat d’assurance ; Cour d’appel preuve non apportĂ©e car paiements effectuĂ©s soit en vertu d'un protocole d'accord, soit en exĂ©cution d’une dĂ©cision de justice ; Cassation absence de distinction, par la loi, selon que l'assureur a payĂ© l'indemnitĂ© de sa propre initiative, ou qu'il l'a payĂ©e en vertu d'un accord transactionnel ou en exĂ©cution d'une dĂ©cision de justice Montant de la subrogation ; Subrogation dans la mesure de ce qui a Ă©tĂ© payĂ© et dans la limite de la crĂ©ance dĂ©tenue par l'assurĂ© contre le responsable ; Partage de responsabilitĂ© entre l’assurĂ© et le responsable ; Coefficient de partage de responsabilitĂ© ; Assiette ; IndemnitĂ© versĂ©e par l’assureur Ă  son assurĂ© non ; Montant des dommages subis par l’assurĂ© oui IL VOUS RESTE 93% DE CET ARTICLE À LIRE L'accĂšs Ă  l'intĂ©gralitĂ© de ce document est rĂ©servĂ© aux abonnĂ©s L'accĂšs Ă  l'intĂ©gralitĂ© de ce document est rĂ©servĂ© aux abonnĂ©s Vous ĂȘtes abonnĂ© - Identifiez-vous
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