Pour fĂȘter leur quinziĂšme anniversaire, la chaĂźne TCM CinĂ©ma» offre durant les mois d'avril et mai 15 films qui ont marquĂ© l'histoire du cinĂ©ma amĂ©ricain. Pendant plusieurs semaines, la chaĂźne proposera diffĂ©rents longs-mĂ©trages allant des annĂ©es 30 avec King Kong» aux annĂ©es 2000 avec Millenium» de David Fincher. Retrouvez toutes les informations sur la programmation de y a 15 ans, Matrix» sortait dans les salles obscures du monde entier. En 1999, Andy et Larry Wachowski rĂ©alisent alors une mini rĂ©volution au cĆur du cinĂ©ma numĂ©rique. PortĂ© par Keanu Reeves et Lawrence Fishburne, le long-mĂ©trage avait attirĂ© en France prĂšs de 5 millions de spectateurs et reçu 4 Oscars. Aujourd'hui, il reste une rĂ©fĂ©rence du genre pour beaucoup de cinĂ©philes. 1/15 Pour fĂȘter leur quinziĂšme anniversaire, la chaĂźne TCM CinĂ©ma» offre durant les mois d'avril et mai 15 films qui ont marquĂ© l'histoire du cinĂ©ma amĂ©ricain. Pendant plusieurs semaines, la chaĂźne proposera diffĂ©rents longs-mĂ©trages allant des annĂ©es 30 avec King Kong» aux annĂ©es 2000 avec Millenium» de David Fincher. Voici, le programme !Il y a 15 ans, Matrix» sortait dans les salles obscures du monde entier. En 1999, Andy et Larry Wachowski rĂ©alisent alors une mini rĂ©volution au cĆur du cinĂ©ma numĂ©rique. PortĂ© par Keanu Reeves et Lawrence Fishburne, le long-mĂ©trage avait attirĂ© en France prĂšs de 5 millions de spectateurs et reçu 4 Oscars. Aujourd'hui, il reste une rĂ©fĂ©rence du genre pour beaucoup de cinĂ©philes. © 2/15 Cette premiĂšre version de King Kong», datant de 1933, a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© par Ernest B. Schoedsack. Le film a eu droit en 2005 a un remake signĂ© Peter Jackson. © 3/15 AprĂšs la trilogie suĂ©doise, le cinĂ©ma amĂ©ricain s'est Ă©galement intĂ©ressĂ© aux romans de Stieg Larsson. En 2011, David Fincher a rĂ©alisĂ© le premier tome de la saga Millenium, les hommes qui n'aimaient pas les femmes» avec Daniel Craig et Rooney Mara. MalgrĂ© un succĂšs commercial mitigĂ©, avec seulement 232 millions de recettes dans le monde pour un budget de 100 millions, le film a Ă©tĂ© saluĂ© par les critiques. © 4/15 En 1954, Sur les quais» d'Elia Kazan avec Marlon Brando avait Ă©tĂ© probablement LE film de l'annĂ©e. Le long-mĂ©trage avait Ă©tĂ© rĂ©compensĂ© par 8 Oscars dont ceux du Meilleur film, Meilleur rĂ©alisateur et Meilleur acteur. © 5/15 FenĂȘtre sur cour» est considĂ©rĂ© comme l'un des meilleurs films d'Alfred Hitchcock. PortĂ© par James Stewart et Grace Kelly, le long-mĂ©trage avait cumulĂ© plus de 3 millions d'entrĂ©es rien qu'en France. © 6/15 Citizen Kane» d'Orson Welles est souvent reconnu comme le plus grand film de tous les temps par les cinĂ©philes. Pourtant, Ă l'Ă©poque, il n'avait pas Ă©tĂ© rĂ©compensĂ© Ă sa juste valeur. Le long-mĂ©trage s'Ă©tait retrouvĂ© nommĂ© trois fois lors de la cĂ©rĂ©monie des Oscars en 1942. Orson Welles Ă©tait rentrĂ© bredouille... © 7/15 Platoon» est un des plus grands succĂšs d'Oliver Stone. Le long-mĂ©trage avait rapportĂ© plus de 200 millions de dollars de recettes dans le monde. Et ce n'est pas tout. Il a fait de Charlie Sheen une vĂ©ritable star planĂ©taire et d'Oliver Stone, un rĂ©alisateur de premier plan grĂące Ă 4 Oscars. © 8/15 Francis Ford Coppola a signĂ© avec Le Parrain» l'un des films les plus importants de l'histoire du cinĂ©ma moderne. Marlon Brando et Al Pacino sont les Corleone. Le rĂ©sultat est magistral. Plus de 4 millions d'entrĂ©es rien qu'en France et des rĂ©compenses internationales dont deux Oscars - Meilleur film et Meilleur acteur pour Marlon Brando. © 9/15 Terminator» est un des premiers gros coups de James Cameron. Encore loin de ses plus gros succĂšs comme Titanic» et Avatar», Cameron se lance dans cette histoire de robots avec Ă la tĂȘte du casting Arnold Schwarzenegger. Le rĂ©sultat dĂ©passe les attentes. Avec un budget initial de 6 millions de dollars, le film cumule plus de 80 millions de dollars de recettes. Aujourd'hui, encore, c'est une franchise juteuse qui aura bientĂŽt droit Ă son cinquiĂšme volet. © 10/15 Taxi Driver» est un Scorsese comme on les aime. Violent, cynique et Ăąpre ! Robert de Niro et Jodie Foster sont dans les rues de New York pour notre plus grand plaisir. Et encore une fois les spectateurs ont rĂ©pondu au rendez-vous plus de 2,7 millions de spectateurs en France. © 11/15 Peter Yates a signĂ© avec Bullit» un film culte pour de nombreux cinĂ©philes grĂące Ă ses scĂšnes cultes et son casting 5 Ă©toiles dont Steve Mc Queen et Jacqueline Bisset. Lors de sa sortie en 1968, il fut malgrĂ© tout boudĂ© lors des diffĂ©rentes cĂ©rĂ©monies. © 12/15 Un film culte de Stanley Kubrick! Un de plus! En 1968, Kubrick dĂ©voile 2001 l'OdyssĂ©e de l'espace» au grand public. Un succĂšs mĂ©ritĂ© avec plus de 100 millions de dollars de recettes dans le monde. © 13/15 Dennis Hooper rĂ©alise en 1969 Easy Rider». Il montre les cĂŽtĂ©s pile et face de l'AmĂ©rique sans concession et Ă motos. Un film culte avec Peter Fonda. © 14/15 Un autre Charlie Chaplin avec tous les ingrĂ©dients qui ont fait son succĂšs. Les LumiĂšres de la ville» de 1931 est un film culte au mĂȘme titre que Les Temps modernes». A dĂ©couvrir si vous ne le connaissez pas. © 15/15 William Friedkin signe en 1971French Connection» avec Gene Hackman. Le film a remportĂ© un succĂšs commercial mais surtout critique avec entre autre 3 Oscars dont ceux du Meilleur film, Meilleur rĂ©alisateur et Meilleur acteur pour Gene Hackman. © Pour fĂȘter leur quinziĂšme anniversaire, la chaĂźne TCM CinĂ©ma» offre durant les mois d'avril et mai 15 films qui ont marquĂ© l'histoire du cinĂ©ma amĂ©ricain. Pendant plusieurs semaines, la chaĂźne proposera diffĂ©rents longs-mĂ©trages allant des annĂ©es 30 avec King Kong» aux annĂ©es 2000 avec Millenium» de David Fincher. Retrouvez toutes les informations sur la programmation de TCM. La suite aprĂšs cette publicitĂ© Il y a 15 ans, Matrix» sortait dans les salles obscures du monde entier. En 1999, Andy et Larry Wachowski rĂ©alisent alors une mini rĂ©volution au cĆur du cinĂ©ma numĂ©rique. PortĂ© par Keanu Reeves et Lawrence Fishburne, le long-mĂ©trage avait attirĂ© en France prĂšs de 5 millions de spectateurs et reçu 4 Oscars. Aujourd'hui, il reste une rĂ©fĂ©rence du genre pour beaucoup de cinĂ©philes.
Lacteur amĂ©ricain Peter Fonda, rendu cĂ©lĂšbre par son rĂŽle de motard dans le film "Easy Rider" (1969) qu'il avait co-Ă©crit, est mort vendredi matin Ă son domicile de Los Angeles Ă l'Ăąge de News Bandes-annonces Casting Critiques spectateurs Critiques presse VOD Photos Blu-Ray, DVD Musique Secrets de tournage RĂ©compenses Films similaires note moyenne 3,8 7579 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCinĂ© Votre avis sur Easy Rider ? 335 critiques spectateurs 5 76 critiques 4 100 critiques 3 76 critiques 2 47 critiques 1 28 critiques 0 8 critiques Trier par Critiques les plus utiles Critiques les plus rĂ©centes Par les membres ayant fait le plus de critiques Par les membres ayant le plus d'abonnĂ©s SuccĂšs immense et inattendu de l'acteur-rĂšalisateur Dennis Hopper, tournĂš avec trĂšs peu de moyens, aux idĂšes hippies! Le ressentiment de "Easy Rider" en 1969 fut Ăšnorme et suscita de trĂšs nombreuses imitations! Un nouveau type de marginal y Ăštait campĂš le hippie, avec ses blue-jeans, ses t-shirts, son vocabulaire, la drogue et la moto! Le personnage de Peter Fonda concrĂštise sa fuite romantique dans un voyage sur les ruines de sa civilisation, qu'il dĂšfie en mĂȘme temps! Hopper dĂšnonce l'intolĂšrance d'une AmĂšrique profonde hostiles aux marginaux dans ce road-movie profondĂšment pessimiste et envoĂ»tant dans sa forme! Film emblĂšmatique de toute une gĂšnĂšration, "Easy Rider" doit beaucoup Ă son trio d'acteurs, Dennis Hopper, Peter Fonda et Jack Nicholson, qui traversent une AmĂšrique dĂšmystifiĂše et hostile, entre rĂȘverie et cauchemar! "Easy Rider" reprĂšsente le ras le bol de toute une gĂšnĂšration, un hymne Ă la libertĂš, Ă la diffĂšrence! A noter une bande son extraordinaire avec d'indĂšmodables classiques The Byrds, Bob Dylan, Steppenwolf, Roger McGuinn.... Une date dans l'histoire du cinĂšma, Ă plusieurs titres... Film culte et reflet de toute une Ă©poque, je dois avouer ĂȘtre quelque peu restĂ© sur ma faim en ce qui concerne ce "Easy Rider". Cela dit, il est tout de mĂȘme impressionnant de voir qu'aujourd'hui ce film garde un rĂ©el intĂ©rĂȘt, aussi bien par la personnalitĂ© de ces deux rĂ©alisateurs fous Peter Fonda est en rĂ©alitĂ© quasiment plus l'auteur du film que Dennis Hopper que par sa vision d'une AmĂ©rique que nous n'avions jusqu'alors que peu eu l'occasion de voir au cinĂ©ma. Il n'y a ainsi pas vraiment d'histoire, mais surtout des gueules assez inoubliables ainsi qu'un constat des plus intĂ©ressants sur cette face cachĂ©e des Etats-Unis, au fond ni meilleur ni pire que le reste du pays juste intolĂ©rante. De plus, la bande-originale s'avĂšre ĂȘtre un vĂ©ritable rĂ©gal, si bien qu'au final c'est tout de mĂȘme un assez bon moment que nous fait passer cet "Easy Rider". Cela dit, on restera quelque peu dubitatif sur certains choix de mise en scĂšne psychĂ©dĂ©lique, et qui en dĂ©finitive ne font qu'alourdir inutilement le propos du film. En somme, et mĂȘme si l'oeuvre n'est donc pas exempt de tout reproche, il reste encore aujourd'hui un film percutant, sachant qui plus est nous offrir quelques trĂšs bons moments je ne saurais donc que trop vous conseiller de le dĂ©couvrir, ne serait-ce que pour vous faire votre propre opinion. Une expĂ©rience. Un drame qui retrace la traversĂ©e des Etats-Unis par deux motards en marge de la sociĂ©tĂ©. Paysages superbes, ambiance hippie, aventure et libertĂ© sont au rendez-vous. Cependant, on sâennuie rapidement et Ă de trop nombreuses reprises ; il y a un manque certain de rebondissements, de rythme et beaucoup trop de dialogues pseudo-philosophiques. De plus, le film sâappuie sur des effets et un montage bien particulier. Une rĂ©alisation assez creuse et soporifique qui sâinscrit dans une Ă©poque bien spĂ©cifique dans laquelle il est dur de se plonger ! Un voyage plutĂŽt plaisant, aux quelques hallucinations attachantes. La faiblesse de l'ensemble est Ă©quilibrĂ©e par une rĂ©alisation sans reproche et une bande-son rĂ©ussie. En 1969, l'AmĂ©rique dĂ©couvrait un film qui allait bouleverser toute une gĂ©nĂ©ration la gĂ©nĂ©ration hippie. "Easy Rider" est en fait un "Bad Trip", le symbole de la destruction du rĂȘve amĂ©ricain en effet, les deux motards voyagent d'Ouest en Est . Le film est intĂ©ressant sur bien des points Ă commencer par le personnage de l'avocat premier grand rĂŽle de Jack Nicholson , vĂ©ritable personnage clef du film qui apparaĂźt comme l'ange gardien des deux motards. Puis vient l'interprĂ©tation de Dennis Hopper, qui se livre Ă un numĂ©ro de baba-cool plutĂŽt sĂ©duisant et attachant. Quant Ă la musique Jimmy Hendrix en tĂȘte , elle est aujourd'hui devenu mythique. Le film de Dennis Hopper souffre malheureusement d'un scĂ©nario inexistant s'apparentant plus Ă une chronique qu'autre chose. Mais les thĂšmes abordĂ©s sont riches en interprĂ©tations le choc des cultures, le racisme, la vie en communautĂ©, mais surtout la scĂšne du voyage psychĂ©dĂ©lique dans le cimetiĂšre qui s'apparente Ă un rituel chrĂ©tien . Le film de toute une gĂ©nĂ©ration en somme, qui possĂšde son charme et sa profondeur. A voir. La vision des Etats Unis Ă la fin des annĂ©es 60 que nous dĂ©peint le plus cĂ©lĂšbre des road-movies est admirable. A travers les diffĂ©rentes rencontres que font ces deux motards rebelles, tel que des ploucs antipathiques, une communautĂ© hippie accueillante et surtout l'avocat alcoolique magnifiquement interprĂ©tĂ© par Jack Nicholson, on y dĂ©couvre Ă la fois un beau panel de la bĂȘtise humaine et un choc des cultures et des classes sociales. A la fin, on assiste Ă©galement Ă une scĂšne inoubliable oĂč se multiplient priĂšres et drogues dures pour nous faire partager un trip surrĂ©aliste mĂ©taphysique. Et, avec sa superbe musique et ses dĂ©cors splendides, on peut aisĂ©ment comprendre que ce chef d'Ćuvre signĂ© par Denis Hopper soit rapidement devenu le film culte de toute la gĂ©nĂ©ration de soixante-huitards en quĂȘte d'anticonformisme. Un film symbole d'une Ă©poque et d'un Ă©tat d' parfaits et musique inoubliable pour un film Ă©ternellement culte. Je viens de voir "Easy Rider" en VO bien sĂ»r, mais sans sous-titres. Aussi, je n'ai pas pu saisir chaque dĂ©tail et une fine analyse de ma part serait prĂ©tentieuse. Je vais donc me limiter aux grandes lignes. Il s'agit d'un film dĂ©diĂ© au mouvement hippie, Ă la fois plein de charme et totalement dĂ©modĂ©. TournĂ© en 1969, un an avant Woodstock qui annonçait la fin de la pĂ©riode, il est complĂštement ancrĂ© dans sa culture. PortĂ© par de charismatiques interprĂštes le duo dĂ©tonnant Fonda-Hopper mais surtout l'explosion d'un second rĂŽle magnifique Jack Nicholson, il expose bien les idĂ©es et motivations de cette fascinante culture. Le meilleur sur ce point reste sans aucun doute les longues sĂ©quences routiĂšres accompagnĂ©es d'une bande-son formidable. Durant de tels passages, on est au coeur de l'ambiance, du paradis terrestre recherchĂ©, toutefois malheureusement impossible Ă obtenir. La mise en scĂšne est soignĂ©e et prend son envol lors d'une rĂ©union autour du feu oĂč Nicholson expose sa philosophie. De nuit, il est entourĂ© de noir et reprĂ©sente la clartĂ© du paysage. Autrement dit, une mĂ©taphore de ces hommes apportant un peu de lumiĂšre dans ce monde si sombre. Le dĂ©sespoir n'Ă©tait pas vraiment prĂ©sent durant la majoritĂ© de l'oeuvre, presque rĂ©confortante. On pouvait cependant percevoir un malaise qui guettait nos protagonistes avec leurs constants ravitaillements en substances illicites. Effectivement, ils ne rĂ©sisteront pas Ă la dĂ©bauche gratuite et auto-destructrice. Cela, le cinĂ©aste Hopper le fait ressentir dans sa fin de film, lors d'une sĂ©quence absolument terrifiante, accompagnĂ©e d'un montage accelĂ©rĂ© et jouant sur toutes les couleurs possibles. D'une sauvagerie presque Ă©coeurante, elle secoue littĂ©ralement le spectateur pour le laisser abasourdi au point d'Ă©clipser une conclusion dramatique. C'est cela que je retiendrai d'"Easy Rider", en dĂ©pit des annĂ©es prises pas forcĂ©ment bĂ©nĂ©fiques et surtout de baisses de rythme, et par consĂ©quent d'un film pas toujours tenu. Alors c'est l'histoire de deux mecs qui enfourchent la route, Ă la recherche de l'AmĂ©rique, et qui ne la trouve nulle part. C'est aussi l'histoire d'une gĂ©nĂ©ration en mal de tout, pĂ©trie d'envie, qui gonfle et dĂ©borde, qui aspire et rĂȘve d'ailleurs. C'est l'histoire de l'homme, le perdu, celui qui s'Ă©gare et se retrouve avec lui-mĂȘme. A connaĂźtre absolument. Joli est l'adjectif qui qualifie le mieux ce film. De belles images surmontĂ©es d'une belle bande originale, et de bons acteurs dans une histoire ou il faut repartir dans l'Ă©poque pour prendre en compte tout son intĂ©rĂȘt. Deux motards parcourent les lieux communs du western amĂ©ricain vers une odyssĂ©e Ă lâhĂ©donisme. Easy Rider» USA, 1969, premier film de Dennis Hopper, retrace le parcours de deux hippies Ă travers une AmĂ©rique rĂ©actionnaire, prĂȘte Ă les rejeter voire Ă les condamner. La rĂ©volution animĂ©e par Hopper repose sur le principe de rĂ©actualisation. En parcourant les monuments qui firent le succĂšs de lâHollywood classique, Hopper, Peter Fonda et Jack Nicholson, lui redonnent un aspect contemporain, extraient une image critique de lâAmĂ©rique. La bande-son qui accompagne les virĂ©es motardes -part active de la contre-culture- donne aux paysages une allure brisĂ©e, dĂ©faite de sa pruine officielle. Le Monument Valley cher Ă John Ford devient pour Hopper lâoccasion dâadmirer ce quâil y a au-delĂ . Easy Rider» repose sur le principe de voir au-delĂ , en-deçà , ailleurs que ce que lâHollywood classique ne voulait voir. Les faux-raccords bĂ©gayants, les comportements dilettantes, la manque liminaire dâambition narrative font dâEasy Rider» une film semblablement Ă©chouĂ©. PensĂ© le film initial de Hopper comme ratĂ© Ă©quivaut Ă croire que Les Quatre cents coups» serait un Ă©chec. Comme pour la Nouvelle Vague, Easy Rider», film introductif au Nouvel Hollywood repose sur la dĂ©connexion. DĂ©connexion des protagonistes aux mondes quâils habitent, dĂ©connexion de bout de monde de fragments de film entre eux, dĂ©connexion du spectateur Ă lâimaginaire amĂ©ricain classique. Ne pas aimer Easy Rider» revient Ă prĂ©fĂ©rer se choyer dans le confort. La brutalitĂ© et la douceur qui participent, en concordance, Ă bĂątir ce monument culte» du cinĂ©ma US reproduisent la nature de lâAmĂ©rique. Dans la filiation de The man who shot Liberty Valance», Easy Rider» rĂ©flĂ©chit Ă la cohabitation de la violence et de la loi qui la contrĂŽle. A la diffĂ©rence que ce thĂšme-lĂ est formulĂ© par la narration chez Ford alors que Hopper pense le sujet par le mode de production du film. Easy Rider est la base du road movie amĂ©ricain, de beaux paysages, de la musique et la route. Autrement dit, la libertĂ©. Dennis Hopper dresse parfaitement le portrait de l'AmĂ©rique des annĂ©es 60, conservatrice, intolĂ©rante et clairement raciste. On voit alors diffĂ©rents personnages qui essayent d'Ă©chapper Ă ce moule, principalement nos deux hĂ©ros interprĂ©tĂ©s par Dennis Hopper et Peter Fonda. A noter aussi l'excellente apparition de Jack Nicholson toujours aussi atypique et fou ! Cette AmĂ©rique est chamboulĂ©e par cette jeunesse de la gĂ©nĂ©ration Woodstock qui veut changer les choses, on voit dans ce film la difficultĂ© de la tĂąche. La bande originale est vraiment gĂ©niale. Bref, un grand classique du genre qui n'a pas vieilli. En 1969, l'inclassable Dennis Hopper rĂ©alise son Ćuvre majeure "Easy Rider", oĂč deux bonhommes sillonnent l'AmĂ©rique en Harley Davidson et font la connaissance du monde hippie Ă©mergeant. D'un bout Ă l'autre, "Easy Rider" a tous les traits du film culte ; des acteurs charismatiques, une bonne dose de subversion, quelques scĂšnes mĂ©morables et enfin une bande-son du tonnerre. L'Ćuvre marque surtout la rencontre entre deux AmĂ©riques, l'une hippie et l'autre conservatrice qui refuse de voir l'irrĂ©sistible Ă©volution en cours. Le moment oĂč le duo devient trio avec l'impayable Jack Nicholson reprĂ©sente l'apogĂ©e du film, riche en scĂšnes jubilatoires. MalgrĂ© ses charmantes malfaçons et sa fin bĂąclĂ©e, l'un des plus grands road movie du cinĂ©ma amĂ©ricain. Avec Easy Rider nous assistons Ă la mise Ă mort dâun mythe amĂ©ricain, le mythe de la libertĂ© qui change les armes Ă feu en paroles virulentes, la sĂ©dentaritĂ© en moto arpentant la somptuositĂ© naturelle du vide environnant, la vie en voyage sans fin. Seules griseries Ă lâĆuvre pour sâĂ©chapper un temps de lâinertie sociĂ©tale, les substances en tout genre, le vrombissement du moteur, la camaraderie ; tout ce qui, en somme, est taxĂ© de dĂ©viant, de dĂ©pravĂ©, de dangereux par une sociĂ©tĂ© obsĂ©dĂ©e par lâidĂ©e de libertĂ© mais incapable de lâadopter. Par un long et raisonnĂ© dĂ©rĂšglement de tous les sens on parvient Ă la trouver, Ă lâĂ©prouver ; cela ne va pas sans son lot de consĂ©quences, la premiĂšre Ă©tant la mort sociale, puis la mort tout court. Ćuvre de rĂ©volte tournĂ©e avec trĂšs peu de moyens, Easy Rider se dresse tel un monument instable et insaisissable Ă©levĂ© Ă la gloire de la libertĂ© vĂ©cue dâune part â Billy et son hĂ©donisme prononcĂ© â, rĂ©flĂ©chie dâautre part â Wyatt. Corrosif sans jamais agresser, lucide dans les excĂšs de ses protagonistes, le film donne envie de prendre la route pour se raccorder, ne serait-ce quâun temps, au hasard dâune rencontre, au destin quâĂ©crivent les pneus sur le bitume, Ă lâhumain dans ce quâil a de plus sauvage et certainement de plus sincĂšre. Easy Rider» est de ces films dont l'influence et le retentissement sont sans commune mesure avec leurs rĂ©elles qualitĂ©s artistiques. Easy Rider» est avant tout le fruit de la contre-culture de la fin des annĂ©es 60, le tĂ©moignage de la fin d'une Ă©poque, d'idĂ©aux et d'espoirs mis Ă mal. Il s'agit plus d'un manifeste en rĂ©action contre le conservatisme amĂ©ricain et le systĂšme hollywoodien qu'une oeuvre d'art se suffisant Ă elle-mĂȘme. Le propos est parfois naĂŻf, voire caricatural, l'idĂ©al hippie paraĂźt aujourd'hui bien dĂ©suet, l'intrigue est inĂ©gale et loin d'ĂȘtre toujours passionnante, le film part parfois c'est le cas de le dire en roue libre... mais la volontĂ© de regarder les Etats-Unis sous un nouvel angle, de remettre en question les pratiques et les opinions peu reluisantes de certaines personnes, la libertĂ© de ton originale pour l'Ă©poque, font de ce long mĂ©trage un jalon essentiel dans l'histoire du cinĂ©ma et mĂȘme de la sociĂ©tĂ© amĂ©ricaine. On l'aura compris, l'intĂ©rĂȘt d'Easy Rider» est donc surtout sociologique et culturel. NĂ©anmoins, la beautĂ© de certaines prises de vue, la qualitĂ© de l'interprĂ©tation excellent Jack Nicholson! ou encore l'audace de certaines sĂ©quences le trip psychĂ©dĂ©lique dans le cimetiĂšre sont autant de raisons lĂ©gitimant le visionnage d'un tel film. Bien sĂ»r les diverses longueurs, le nombre incalculable de scĂšnes oĂč l'on retrouve nos hĂ©ros devisant sur la vie un joint Ă la main pour finalement ne rien dire, ou le caractĂšre factice de plusieurs passages peuvent laisser de marbre et mĂȘme irriter. Mais en toute honnĂȘtetĂ©, Easy Rider» dispose de suffisamment de qualitĂ©s pour mĂ©riter le coup d'oeil. Et puis quelle BO! Des Byrds Ă Jimi Hendrix en passant par The Band et l'inĂ©vitable Born To Be Wild» de Steppenwolf, elle accompagne parfaitement ce road-trip dĂ©sabusĂ© et mĂ©lancolique. MĂȘme s'il a perdu de sa force avec le temps, il reste Ă Easy Rider» un charme certain. Pour sa culture personnelle ou pour le simple plaisir, un film Ă voir. [1/4] Les meilleurs films de tous les temps Meilleurs films Meilleurs films selon la presse Eneffet, nous avons prĂ©parĂ© les solutions de CodyCross Il a rĂ©alisĂ© le film Easy Rider. Ce jeu est dĂ©veloppĂ© par Fanatee Games, contient plein de niveaux. Câest la tant attendue version Française du jeu. On doit trouver des mots et les placer sur la grille des mots croisĂ©s, les mots sont Ă trouver Ă partir de leurs dĂ©finitions.Culture VIDĂOS. L'image de Peter Fonda les jambes Ă©tendues sur son chopper Harley-Davidson peint aux couleurs du drapeau amĂ©ricain est emblĂ©matique du cinĂ©ma des annĂ©es 60. L'acteur amĂ©ricain Peter Fonda, rendu cĂ©lĂšbre par son rĂŽle de motard dans le film Easy Rider 1969 qu'il avait coĂ©crit, est mort vendredi matin Ă son domicile de Los Angeles Ă l'Ăąge de 79 ans, laissant orpheline toute une gĂ©nĂ©ration marquĂ©e par ce long-mĂ©trage entrĂ© dans la de la star d'Hollywood Henry Fonda, petit frĂšre de Jane Fonda et pĂšre de Bridget Fonda, Peter Fonda est mort d'un arrĂȘt respiratoire provoquĂ© par un cancer du poumon, a indiquĂ© son publiciste dans un communiquĂ©. Tandis que nous pleurons la perte de cet homme doux et gracieux, nous souhaitons aussi cĂ©lĂ©brer son esprit indomptable et son amour de la vie. En l'honneur de Peter, portez un toast Ă la libertĂ©, s'il vous plaĂźt », conclut le communiquĂ© signĂ© de sa LIRE AUSSI14 aoĂ»t 1965. Le jour oĂč le rĂ©alisateur Roger Vadim Ă©pouse Jane Fonda Je suis trĂšs triste. C'Ă©tait mon gentil petit frĂšre adorĂ©. Le bavard de la famille. J'ai passĂ© des moments merveilleux seule avec lui ces derniers jours. Il est parti en riant », a confiĂ© Jane Fonda dans une dĂ©claration transmise Ă l'Agence France-Presse AFP.Un film starEasy Rider, Ă©crit par Peter Fonda, Dennis Hopper et Terry Southern, interprĂ©tĂ© par les deux premiers et rĂ©alisĂ© par Hopper, est l'un des films Ă©tendards de la contre-culture amĂ©ricaine des annĂ©es soixante. Il Ă©voque la quĂȘte de libertĂ© Ă travers une odyssĂ©e Ă moto dans les grands espaces du sud-ouest LIRE AUSSILe carnet Jane Fonda, Prix LumiĂšre Ă LyonL'image de Peter Fonda les jambes Ă©tendues sur son chopper Harley-Davidson peint aux couleurs du drapeau amĂ©ricain est emblĂ©matique du cinĂ©ma de cette Ă©poque. Un exemplaire de cette moto s'Ă©tait vendu aux enchĂšres 1,35 million de dollars en 2014. Hommages du monde du cinĂ©maLa disparition de l'acteur, dont le film le plus cĂ©lĂšbre a marquĂ© l'histoire des annĂ©es 60, risque de laisser un grand vide. IcĂŽne PeterFonda », a simplement tweetĂ© l'acteur Joseph Gordon-Levitt, accompagnant son message d'une photo, en noir et blanc, de Peter Fonda, veste en cuir sur les Ă©paules et immense drapeau amĂ©ricain dans le dos. Repose en paix », a tweetĂ© la rĂ©alisatrice amĂ©ricaine Ava DuVernay avec une photo datant de 2012 oĂč elle fait un selfie avec celui qu'elle qualifie de lĂ©gendaire ».Ă LIRE AUSSILes flamboyants prophĂštes du Nouvel Hollywood Ă la loupePour cĂ©lĂ©brer le 50e anniversaire de la sortie du film le 14 juillet 1969, Peter Fonda avait organisĂ© une projection Ă New York le 20 septembre prochain, avec des musiciens pour interprĂ©ter la cĂ©lĂšbre bande-son rock du film, dont l'inoubliable Born to Be Wild » du groupe Steppenwolf. En 1998, Peter Fonda avait concouru aux Oscars pour son rĂŽle dans le film L'Or de la vie de Victor Nuñez, qui lui a finalement valu un Golden dernier film prĂ©vu pour octobrePlus rĂ©cemment, Peter Fonda avait jouĂ© MĂ©phistophĂ©lĂšs dans Ghost Rider 2007. Son dernier film, The Last Full Measure, avec Samuel L. Jackson, Morgan Freeman et Laurence Fishburne, doit sortir fin octobre aux Ă©cologiste de la premiĂšre heure, l'acteur avait fait sensation au Festival de Cannes en 2011 lorsqu'il avait qualifiĂ© le prĂ©sident amĂ©ricain de l'Ă©poque, Barack Obama, de putain de traĂźtre » en lui reprochant sa gestion d'une marĂ©e noire dans le golfe du Mexique provoquĂ©e par le naufrage de la plateforme pĂ©troliĂšre Deepwater Horizon. Je m'abonne Tous les contenus du Point en illimitĂ© Vous lisez actuellement L'acteur amĂ©ricain Peter Fonda, star du film Easy Rider », est mort 7 Commentaires Commenter Vous ne pouvez plus rĂ©agir aux articles suite Ă la soumission de contributions ne rĂ©pondant pas Ă la charte de modĂ©ration du Point. Vous ne pouvez plus rĂ©agir aux articles suite Ă la soumission de contributions ne rĂ©pondant pas Ă la charte de modĂ©ration du Point.
Sexe, drogue et pouvoir dans le film de Sorrentino sur Berlusconi le passeport nĂ©cessaire pour accĂ©der aux salons du pouvoir et Ă l'argent. Sexe, drogue et pouvoir dans le film sur Silvio Berlusconi masse et le passeport nĂ©cessaire pour accĂ©der aux salons du pouvoir et Ă l'argent. De sexe, de drogue, de musique", rĂ©pond-il tranquillement. est facile pour ceux qui ont de l'argent le sexe, la drogue, la musique ne posent aucun problĂšme. Retrouvez les 30 critiques et avis pour le film Kidulthood, rĂ©alisĂ© par Menhaj Huda avec Sexe, alcool, drogue et violence, c'est le quotidien de ces adolescents dont . "gĂątĂ©s" et eux n'ont pas recours Ă la prostitution pour se faire de l'argent. Des scĂšnes de sexe, de la drogue, de l'argent, dans un cinĂ©ma! Je n'avais jamais vu un film aussi provocateur. DiCaprio incarne Ă merveille ce personnage. Les films amĂ©ricains liĂ©s Ă la finance et l'argent Malversation, drogue, sexe et rĂ©demption en font un rĂ©cit haut en couleur oĂč l'on ne s'ennuie. Candy. Film Drame et romance. Ajouter en envie. Drogues. Argent, drogues, sexe, alcool et "rock&roll" . L'Argent de la cadres de Wall Street sont dĂ©peints comme Ă©tant impulsifs, toujours prĂȘts Ă prendre des risques, frĂ©quentant les night clubs, touchant Ă la drogue et amateurs de prostituĂ©es. Le tout passant en note de vrai ingĂ©nieur construit des ponts. Un ingĂ©nieur financier construit des rĂȘves. Et quand ces rĂȘves tournent au cauchemar, ce sont les autres qui paient. Mais sa seule prĂ©occupation est ailleurs faire le bonheur de son fils, en inventant tout un monde pour lui cacher la misĂšre de leur passe par tous les Ă©tats, de la joie la plus pure au dĂ©sespoir le plus profond en parcourant les rues en pente de San Francisco. TantĂŽt on rigole, tantĂŽt on souffre avec lui. Afficher tous les articles par Antonin. Merci pour cette liste! Votre adresse de messagerie ne sera pas connecter. Regarder en plein Ă©cran. Baabwaan - Argent, sexe et drogue. Franck Pierron. Amour, sexe et cachoterie Argent et couple peuvent-il faire bon mĂ©nage ? - ReportageClip video du groupe Baabwaan,que j'ai realisĂ©, tournĂ©, montĂ©. VidĂ©os Ă dĂ©couvrir. Ă suivre Pablo Escobar Droguesexe et argentla bio dĂ©calĂ©e du qualitĂ©. Lorsque le film est diffusĂ© en compĂ©tition au Festival de Cannesle 13 maiil faut attendre une minute aprĂšs la fin pour entendre un tonnerre d'applaudissements et voir le film triompher [ 5 ].6 excellents films sur lâargent, la finance et lâinvestissementLe film sort en juillet au Ătats-Unis, avec des avis critiques partagĂ©s. Easy Rider est Ă©galement le titre d'une composition du groupe Iron Butterflydurant les annĂ©eset d'un album des Byrds contenant le morceau enregistrĂ© pour le film. Il a aussi inspirĂ© un morceau Ă Jimi Hendrix portant le mĂȘme nom. Le morceau citĂ© de Jimi Hendrix est Ezy Rider, enregistrĂ© en dĂ©cembre paru sur l'album The Cry of Love enmais sans aucun rapport avec celui du film Easy morceau est paru en sur l'album Metamorphosis. La chanson The Weight n'est pas la version du Band, c'est une reprise du groupe amĂ©ricain Smith pour des histoires de contrat. Easy Rider marque la naissance du Nouvel Hollywoodqui apparaĂźt Ă la fin des annĂ©es Il y a bien sĂ»r des prĂ©mices avec des films tels que Bonnie and Clyde ou Le LaurĂ©at. Mais c'est avec Easy Rider que le Nouvel Hollywood prend son envol et rompt avec le systĂšme de production classique bien rodĂ©, en perte de vitesse Ă ce drogue et pouvoir dans le film de Sorrentino sur BerlusconiCe mouvement cinĂ©matographique qui s'inspire du nĂ©orĂ©alisme italien et de la Nouvelle Vague française s'inscrit dans la contre-culture amĂ©ricaine. Les jeunes rĂ©alisateurs amĂ©ricains s'emparent du principe de libertĂ© mis en avant par la Nouvelle Vague, par la prise de pouvoir des rĂ©alisateurs sur les construction du rĂ©cit et cette esthĂ©tique de l'image nouvelles vont influencer en retour le cinĂ©ma europĂ©en. Le cinĂ©ma du Nouvel Hollywood devient le cinĂ©ma des rĂ©alisateurs et non celui des producteurs, un cinĂ©ma qui renoue avec le 7 e Art et refuse le systĂšme de production de divertissements. Tous les producteurs hollywoodiens souhaitent un film largent du sexe et la drogue film la contre-culture, la drogue ou la libertĂ©, puisque le concept rapporte [ 5 ].1 Easy Rider (1969) Il est difficile dâaffirmer que câest le meilleur film sur la moto, il en va des goĂ»ts et des couleurs de chacun. Mais Easy Rider, rĂ©alisĂ© par le gĂ©nial Dennis Hopper, et portĂ© par les tout autant gĂ©nialissimes Peter Fonda et Jack Nicholson, est sans doute un des films les plus cultes. Le film nous fait dâabord croire que lâon va suivre les aventures dâun duo de motards Ă la solde de cartels de la drogue, qui achĂštent et refourguent de la dope pour se faire de lâargent. On est loin dâĂȘtre dans le tort, mais ce nâest pas le point qui nous intĂ©resse le plus concernant Easy Rider. En vĂ©ritĂ©, il sâagit de voyager Ă travers les immenses Ă©tendues amĂ©ricaines sous fond de musique rock des sixties, comme le classique Born to be wild » de Steppenwolf, qui fait ici sa premiĂšre apparition au cinĂ©ma. Easy Rider est un film culturel, mais surtout trĂšs philosophique, avec un vrai discours et une symbolique intelligente. Peter Fonda dans Easy Rider 1969 Le grand thĂšme du film, câest la libertĂ©. Comment trouver la libertĂ© ? Quâest-ce que la libertĂ© ? Quelle est la dĂ©finition dâun homme libre » et peut-on encore aujourdâhui se revendiquer comme tel ? Ce sont diffĂ©rentes questions auxquelles nos deux motards vont tenter de rĂ©pondre Ă travers leur long pĂšlerinage sur les routes amĂ©ricaines. Sur leur chemin, ils rencontrent des hippies vivant en autarcie au milieu de nulle part, et un avocat des droits civiques alcoolique, campĂ© par Jack Nicholson. A coups de discussions sous lâinfluence de la drogue autour de feux de camps, ces diffĂ©rents personnages Ă©changent et offrent des Ă©lĂ©ments de rĂ©flexion sur la notion de libertĂ© dans le monde moderne. En choisissant des parias comme protagonistes, Hopper prĂ©sente la libertĂ© comme un facteur marginalisant, dans une sociĂ©tĂ© oĂč les codes et les paradigmes semblent irrĂ©sistibles et inĂ©luctables. Les deux motards sont deux Ă©lectrons libres, parfaitement symbolisĂ©s par cette libertĂ© quâils inspirent. Affranchis de toute autoritĂ© et de tout lien social extĂ©rieur, rien ne les retient. Les hippies prĂ©sentent une alternative. DĂ©sintĂ©ressĂ©s par la vie en ville, dans la sociĂ©tĂ© moderne, ils vivent reclus, dans leur propres maisons, dans leur propre village, vivant grĂące Ă leurs propres ressources, au milieu de nulle part. Lâavocat, quant Ă lui, est le chaĂźnon manquant entre ces marginaux et le reste du monde. DotĂ© dâune situation sociale confortable, son comportement le contraint Ă enchaĂźner les gardes Ă vue, symbole mĂȘme de la mise en quarantaine des individus indĂ©sirables en sociĂ©tĂ©. Peter Fonda, Jack Nicholson et Dennis Hopper dans Easy Rider 1969 Souvent seuls sur la route ou dans la nature, lorsquâils croisent sur leur chemin dâautres individus, lâaccueil est rarement chaleureux. RegardĂ©s de travers, critiquĂ©s, moquĂ©s, ils sont systĂ©matiquement rejetĂ©s oĂč quâils aillent. Et si le film alimente ce climat malsain tout au long du voyage des deux motards, câest bien autour dâun feu de camp avec lâavocat que toutes les clĂ©s de rĂ©flexion concernant Easy Rider et sa conception de la libertĂ© vont se dĂ©voiler. Dans un dialogue qui paraĂźtrait anodin, lâavocat met en garde les motards et livre un discours des plus efficaces qui donne au film tout son sens. Il suffit de citer ses propres lignes de dialogue Ne leur dis jamais quâils ne sont pas libres, ils se mettraient Ă tuer et Ă massacrer pour prouver quâils le sont. » Ils vont te parler sans arrĂȘt de libertĂ© individuelle mais sâils voient un individu libre, ils prennent peur. » La morale est ici rĂ©sumĂ©e, avec une autre phrase marquante Câest dur dâĂȘtre libre quand on est un produit achetĂ© et vendu au marchĂ©. » Ainsi, la libertĂ© effraie dans un monde oĂč la sociĂ©tĂ© gouverne les actes et les envies, les individus prĂŽnant la libertĂ© sont concernĂ©s comme des marginaux Ă fuir, ou Ă Ă©liminer, car ils reprĂ©sentent un dĂ©sordre qui nâest plus tolĂ©rĂ©. Easy Rider 1969 Pour aller jusquâau bout de ma rĂ©flexion, je suis obligĂ© de SPOILER un peu dans ces deux paragraphes. Câest donc avec ces constats inquiĂ©tants faits par lâavocat que les deux motards poursuivent leur aventure. Mais voilĂ , lâavocat est assassinĂ© dans son sommeil, comme un sombre Ă©cho Ă ses paroles de la soirĂ©e prĂ©cĂ©dente, avant que les motards ne rallient le carnaval de La Nouvelle-OrlĂ©ans. Dans lâune des scĂšnes les plus Ă©tranges et les plus psychĂ©dĂ©liques du film, ils participent Ă une mini-orgie dans un cimetiĂšre avec deux prostituĂ©es, tous sous lâinfluence dâune drogue extrĂȘmement puissante. Enfin, en reprenant la route, ils sont interpellĂ©s par deux rednecks en voiture, qui se munissent dâun fusil, et tuent les deux motards lâun aprĂšs lâautre, sans aucune raison. La morale, ici, est que la libertĂ©, telle quâentendue par les motards, est devenue une utopie infranchissable. PoussĂ©e Ă lâextrĂȘme, elle mĂšne au chaos scĂšne du cimetiĂšre oĂč rien nâest plus sous le moindre contrĂŽle. En sociĂ©tĂ©, au-delĂ de fasciner, elle effraie, et mĂšne les individus Ă agir de maniĂšre totalement dĂ©raisonnable, comme en tĂ©moigne lâassassinat gratuit des motards, ainsi que celui de lâavocat. AprĂšs tout, ce bad ending est trĂšs judicieux, car il marque, mais respecte Ă©galement le discours du film jusquâau bout. Peter Fonda et Dennis Hopper dans Easy Rider 1969 Easy Rider est un film qui permet de sâĂ©vader sous fond de bonne musique des annĂ©es 1960, mais surtout de rĂ©flĂ©chir sur une thĂ©matique trĂšs intĂ©ressante, et ce avec beaucoup de justesse. Sans superflu, il suit un raisonnement judicieusement construit, et qui permet dâintĂ©grer la problĂ©matique du film sans entrer dans des schĂ©mas alambiquĂ©s. Dans ce pĂ©riple initiatique plein de symbolique, Easy Rider rĂ©ussit la parfaite association entre une esthĂ©tique soignĂ©e, et une histoire intĂ©ressante. Jamais prĂ©tentieux mais plein de rĂ©fĂ©rences culturelles et dâĂ©lĂ©ments de rĂ©flexion philosophiques, il ouvre la voie vers la dĂ©cennie des seventies, celle de nouveaux chamboulements culturels, notamment en matiĂšre de cinĂ©ma. Introduction du film avec le titre Born to be wild » de Steppenwolf 158 source
Dennis Hopper prĂšs de la rĂ©daction de Rue89 en 2008 Audrey Cerdan/Rue89. Il fut lâun des acteurs mythiques dâHollywood, avec un titre emblĂ©matique Easy Rider ». Dennis Hopper a succombĂ© samedi Ă un cancer Ă lâage de 74 ans. En octobre 2008, il Ă©tait venu dans les locaux de Rue89 pour un tchat avec les internautes. Un entretien Ă relire/revoir, en guise dâadieu Ă un homme au parcours artistique et humain hors du commun. De nos archivesLa suite aprĂšs la publicitĂ© AccĂšs direct aux rĂ©ponses Maxence02 Je lis que vous avez dĂ©cidĂ© de soutenir Barack Obama pour la prochaine Ă©lection prĂ©sidentielle. Quâest-ce qui vous a amenĂ© Ă soutenir les RĂ©publicains pendant si longtemps ? Le regrettez-vous ? Pierre Haski Ă quel moment avez-vous perdu confiance dans le camp rĂ©publicain ? Stephanemot Vous pensez que les Etats-Unis peuvent se permettre de laisser le camp qui a tant insultĂ© les valeurs de ce pays depuis huit ans choisir encore un juge de la Cour SuprĂȘme ? Olivier de Bruyn Existe-t-il encore un cinĂ©ma amĂ©ricain vraiment indĂ©pendant ? Numerosix Est-il vrai que le personnage dâ Easy Rider » que vous interprĂ©tez vous a Ă©tĂ© inspirĂ© par la figure de Billy Frischt, poĂšte digger et biker hellâs, rencontrĂ©, ainsi que les autres diggers, Ă San Francisco 1968 ? 1969 ? ? Friday Quels sont les films qui vous ont marquĂ© ces derniĂšres annĂ©es ? Hector Elis On doit souvent vous parler dâEasy Rider, film culte que vous avez rĂ©alisĂ© Ă la fin des annĂ©es soixante. Ne pensez-vous pas que dans la morositĂ© ambiante il serait bon de refaire un film qui rappelle ces annĂ©es historiques de contestations, de libertĂ©s et de dĂ©fonce ? Et puis, pourquoi ne repasseriez-vous pas derriĂšre la camĂ©ra le cas Ă©chĂ©ant ? Numerosix Il y a quelques annĂ©es, vous avez prononcĂ© une phrase dĂ©finitive Celui qui se souvient de ce quâil a fait dans les annĂ©es 70 ne les a pas rĂ©ellement vĂ©cues »... Paf Y a tâil un rĂ©alisateur avec qui vous auriez aimĂ© travailler et qui ne vous a pas encore contactĂ©, ou qui ne vous contactera jamais ? Nebuleuse Les productions cinĂ©matographiques amĂ©ricaines seront-elles touchĂ©e de plein fouet par les consĂ©quences de la crise des subprimes et du krach boursier ? Jean-Pierre Thibaudat Vingt-cinq ans aprĂšs le choc que fut Out of the Blue », un de vos films les plus personnels, que sont devenus, en vous, les personnages de ce film inoubliable ? Olivier de Bruyn Avez-vous une histoire drĂŽle Ă raconter ? Olivier de Bruyn ConsidĂ©rez-vous Sean Penn comme une sorte de fils spirituel ? Echange avec Jean-Baptiste Ingold sur Hopper le peintre et le collectionneur Les coulisses du tchat 4x4 Ă lâarrivĂ©e et 4x4 au dĂ©part. Entretemps, Dennis Hopper a posĂ© pour Rue89, avant de rĂ©pondre une heure durant en vidĂ©o aux questions des riverains. Voir la vidĂ©o Les rĂ©ponses de Dennis Hopper Maxence02 Je lis que vous avez dĂ©cidĂ© de soutenir Barack Obama pour la prochaine Ă©lection prĂ©sidentielle. Quâest-ce qui vous a amenĂ© Ă soutenir les RĂ©publicains pendant si longtemps ? Le regrettez-vous ? Dennis Hopper Toute ma famille Ă©tait dĂ©mocrate. Jâai Ă©tĂ© le premier membre de ma famille Ă voter RĂ©publicain. Je lâai fait Ă lâĂ©poque de Ronald reagan. Pas tant parce que jâaimais Reagan, mais parce que Thomas Jefferson a dit quâaprĂšs vingt ans au pouvoir pour un parti dans une dĂ©mocratie, il Ă©tait temps de laisser la place Ă un autre parti, de pratiquer lâalternance. Jâai votĂ© Ă lâĂ©poque pour le renouvellement du SĂ©nat. Cette pĂ©riode de 20 ans touche Ă sa fin, et je pense quâil est temps pour les RĂ©publicains de passer la main, et Barack Obama sâest prĂ©sentĂ© et je lâaime beaucoup, je vais voter pour suite aprĂšs la publicitĂ© Mais aussi, ma femme est une grande supporter dâObama et je lâai rencontrĂ© quand il Ă©tait sĂ©nateur. JâĂ©tais Ă Springfield, Illinois, lorsque Obama a prĂ©sentĂ© sa candidature Ă la prĂ©sidence. LĂ mĂȘme oĂč Abraham Lincoln a annoncĂ© sa propre candidature. CâĂ©tait trĂšs symbolique. Dans la mĂȘme journĂ©e, il a parlĂ© Ă 3000 personnes Ă Springfield, puis il a parlĂ© Ă 8000 personnes Ă Chicago, puis Ă 300 personnes engagĂ©e dans la collecte de fonds pour lui, puis je me suis trouvĂ© dans un acsenseur avec lui. Il sâest tournĂ© vers moi, et mâa dit quâil Ă©tait dĂ©solĂ© parce que ma femme lui avait dit que je venais de perdre ma mĂšre. Il mâa dit quâil comprenait ce que câĂ©tait de perdre sa mĂšre. Je me suis dit, quelquâun qui, au milieu dâune journĂ©e aussi intense, peut penser à ça, peut certainement prendre de bonnes dĂ©cisions. » Pierre Haski Ă quel moment avez-vous perdu confiance dans le camp rĂ©publicain ? Dennis Hopper Je me suis dit que nous Ă©tions dans de beaux draps lorsque la CIA a reconnu aprĂšs lâinvasion de lâIrak quâelle nâavait pas assez dâagents parlant arabe. LĂ je me suis dit quâon Ă©tait vraiment dans la merde. Et le coup de grĂące est venu il y a deux mois quand George W. Bush nous a dit que nos institutions financiĂšres Ă©tait solides. LĂ je me suis dit que câĂ©tait trop. La suite aprĂšs la publicitĂ© Enfin, il a eu le choix de MacCain pour le poste de vice-prĂ©sident. Je ne peux pas mâimaginer cette femme devenant un jour prĂ©sidente. » Stephanemot Vous pensez que les Etats-Unis peuvent se permettre de laisser le camp qui a tant insultĂ© les valeurs de ce pays depuis huit ans choisir encore un juge de la Cour SuprĂȘme ? Dennis Hopper Non ! Mais surtout, je voudrais dire que nous ruinons notre calsse moyenne qui a Ă©tĂ© la force de lâAmĂ©rique. Des millions de personnes perdent leur logement. Des dĂ©sastres naturels ont laissĂ© des millions de personnes sans eau ni nourriture. Il y a tellement Ă faire chez nous avant de jouer aux gendarmes du monde. On devrait commencer par lĂ . »La suite aprĂšs la publicitĂ© Olivier de Bruyn Existe-t-il encore un cinĂ©ma amĂ©ricain vraiment indĂ©pendant ? Dennis Hopper Il y a beaucoup de films indĂ©pendants qui sont rĂ©alisĂ©s. Le problĂšme câest la distribution, qui est entre les mains des grands groupes. Si vous nâavez pas dâaccord avec eux, vos films nâaboutiront pas dans les salles. Il y a beaucoup de films indĂ©pendants qui ne trouvent pas de salles et finisssent directement en DVD. » Numerosix Est-il vrai que le personnage dâ Easy Rider » que vous interprĂ©tez vous a Ă©tĂ© inspirĂ© par la figure de Billy Frischt, poĂšte digger et biker hellâs, rencontrĂ©, ainsi que les autres diggers, Ă San Francisco 1968 ? 1969 ? ? Dennis Hopper Non, Billy Frischt Ă©tait un de mes amis. Mais je nâavais personne de spĂ©cifique en tĂȘte lorsque je jouais ce rĂŽle. » Avant le tchat questionsRue89 La suite aprĂšs la publicitĂ© Difficile de prĂ©senter Dennis Hopper, tant son rĂŽle dans le film culte Easy Rider » quâil a rĂ©alisĂ© et interprĂ©tĂ© en 1969 reste gravĂ© comme symbole dâune Ă©poque, les sixties », et dâune culture, celle dâun underground amĂ©ricain qui a influencĂ© le monde entier. Câest dâailleurs une photo du film qui fait lâaffiche de la rĂ©trospective Dennis Hopper et le nouvel Hollywood » qui sâouvre mercredi Ă la CinĂ©mathĂšque française, Ă Paris, et dont Rue89 est partenaire. Mais Dennis Hopper nâest pas que » Easy Rider » aujourdâhui agĂ© de 72 ans, il a participĂ© Ă lâhistoire du cinĂ©ma amĂ©ricain, et notamment de ce nouvel Hollywood » cĂ©lĂ©brĂ© par la CinĂ©mathĂšque. Il a quelque 150 films Ă son actif comme acteur, aussi bien ses premiers rĂŽles de jeunesse au cĂŽtĂ© de James Dean dans La Fureur de vivre » et GĂ©ant » dans les annĂ©es 50, que dans des films aussi marquants que Apocalypse now » ou Blue Velvet ». Et il a fait huit films comme suite aprĂšs la publicitĂ© Dennis Hopper flirte aussi depuis les annĂ©es 60 avec lâart contemporain, celui des autres, comme Andy Warhol ou Jean-Michel Basquiat, mais aussi ses propres Ćuvres, comme photographe, qui seront prĂ©sentĂ©es Ă Paris. Lâexpo de la CinĂ©mathĂšque, accompagnĂ©e dâune rĂ©trospective de ses films, retrace le parcours de cet homme aux multiples facettes, son itinĂ©raire cinĂ©matographique et artistiques, ses influences culturelles, les transformations de la sociĂ©tĂ© amĂ©ricaine, en particulier de Los Angeles oĂč il vit et travaille. A trois semaines de lâĂ©lection prĂ©sidentielle amĂ©ricaine dans laquelle cet ancien apĂŽtre de la contre-culture devenu rĂ©publicain sous Reagan, votera finalement pour Barack Obama Serge Toubiana, le patron de la cinĂ©mathĂšque, le confirme sur son blog..., les questions ne manqueront sĂ»rement pas. Pierre Haski ? Dennis Hopper ' le nouvel Hollywood » RĂ©trospective Ă la CinĂ©mathĂšque française, 51 rue de Bercy, 75012 Paris - du 15 octobre 2008 au 19 janvier 2009. Photo Dennis Hopper Ă la rĂ©daction de Rue89 Audrey Cerdan/Rue89 Article initialement publiĂ© le 14 octobre 2008.
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Réalisépar Dennis Hopper. Ce film est un road movie qui est devenu culte depuis l'emblÚme de la génération hippie des années 1960-1970. Il raconte l'échappée de deux jeunes motards, Wyatt (Peter Fonda) et Billy (Dennis Hopper), qui aprÚs avoir vendu une grosse quantité de drogue, décident d'employer leur bénéfice pour quitter Los Angeles afin d'aller participer à la